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ignoré. Le général Parrein est au néral. Le 27 août 1803, il reçut teur d'une pièce en 3 actes et en le grade de général de division. prose, intitulée : La prise de la En 1804, il ful employé à l'armée Bastille. Elle fut représentée à Pa- d'Angleterre sous les ordres du ris à la fin de 1792; il a publié de- maréchal Ney, dont le corps était puis Histoire des crimes des purle- campé à Montreuil. L'année suimens ou les Horreurs des prisons vante, il alla rejoindre en Italie judiciaires dévoilées.

l'armée que commandait MassePARTOUNEAUX (LE na, et fut chargé du commandeLouis), lieutenant-général, mem ment de la division des grenadiers bre de la chambre des députés, où de cette armée. Il s'y distingua il a été élu par le département du dans plusieurs occasions, notamVar, est né à Paris le 26 septembre ment à Véronnette et au village 1569, et sortait à peine du collége de Saint-Michel, où il culbuta lorsque la révolution éclata. Il successivement l'ennemi et le init s'enrôla en qualité de volontaire en déroute le 25 octobre. Plus dans le premier bataillon de gre- tard il coopéra à la défaite du nadiers qui fut organisé dans la corps autrichien de Ruhan, et capitale; il entra ensuite comme l'empêcha de se rendre à Venise. sous-lieutenant dans le régiment Appelé au commandement d'une de Hainault, où son zèle et son division de l'arınée du roi Joseph, activité le firent bientôt parvenir il enleva Capoue, dans le courant au grade de capitaine. Il fit ses de sévrier 1806, et ne trouva plus premières armes avec distinction d'obstacles pour arriver à Naples. sous le général Dugommier, et Le 19 mai suivant, le général Parmonta le preinier à l'assaut d'une louneaux reçut la grande décoraredoute dont la prise décida du tion de l'ordre des Deux-Siciles, sort de Toulon; il fut nommé et fut nommé, peu de temps après, adjudant-général sur le champ de gouverneur des Abruzzes. La pobataille. En 1796, il servit à l'ar lice et la sûreté des routes signamée d'Italie, sous les ordres du lèrent son adıninistration dans ce général en chef Bonaparte. Il s'y pays. Il força les Anglais, le 29 fit particulièrement estiiner de mai 1809, å lever le siège de Joubert, qui lui prouva sa confian- Scylla en Calabre, et bien qu'il ce en le chargeant de diverses n'eat avec lui que ciog bataillons et missions délicates. Sa conduite deux escadrons de cavalerie, il fit brillante à la bataille de Vérone beaucoup de prisonniers,et s'ernlui valut le grade de général de para de toute l'artillerie ennemie. brigade. A la malheureuse jour- En 1812, il fit partie de l'expédinée de Novi, où le brave général tion de Russie et du corps comJoubert fut tué, il fit preuve de mandé par le duc de Bellune. Lors talent et de courage, fut blessé, de la retraite de Moskou, sa division, et tomba au pouvoir d'un enne qui fut placée à l'extrême droite, mi bien supérieur en nombre; était à peine forte de 3,400 hommais il fut presque aussitôt échan

mes; tout-à-coup elle fut cernée gé contre M de Zach, major-gé- sur la rive gauche de la Bérésina

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par Platow, Witgenstein et Tsit- puis,au mois d'octobre de l'année
chakow. Elle se trouvait sans mu suivante, gouverneur de la 10me à
nitions, sans vivres, et toutes ses Bordeaux. Vers le même temps,
communications avec le gros de le roi lui donna le titre de comte.
l'armée française étaient coupées. Il a publié, pour la justification
Le général Partouneaux parvint de sa conduite militaire en Ruş-
néanmoins à prendre position, le sie : 1° Adresse et rapports sur
27 novembre, sur les hauteurs de l'affaire du 27 au 28 novembre
Borisow. Le canon et la fusillade 1812, qu'a eue la 12° division du
se faisaient déjà entendre dans la. 9o. corps de la grande - armée au
direction du pont établi sur la Bé- passage de la Bérésina, 1815, in-
résina pour le passage de l'arınée. 4°; 2° Lettre sur le compte rendu
Il fit à la hâte ses dispositions pur plusieurs historiens de la cum-
d'attaque, et ne craignit point pagne de Russie, et par le 29 bul-
d'engager le combat, malgré la letin de l'affaire du 27 au 28 no-
disproportion de ses forces avec vembre 1812, in-4°, 1817. Le
celles de l'ennemi. Ce combat général Partouneaux commande
fut très-acharné, les Français y aujourd'hui (1824) la première
firent des prodiges de valeur, et division d'infanterie de la garde
pendant quelque temps eurent l'a- royale.
vantage ; mais enfin ils furent PASCALIS (N.), célèbre juris-
obligés de céder au nombre. Le consulte, était, à l'époque de la
général Partouneaux, après avoir, révolution, avocat au parlement
dans l'obscurité de la nuit, erré d'Aix en Provence; il joignait à
plusieurs heures à travers des ma des connaissances profondes en
récages et des bois, en essayant jurisprudence, des notions éten-
de remonter la Bérésina, tomba dues sur l'administration publi-
avec le reste de sa division au que, et avait publié sur cette par-
pouvoir des Russes. La capitula- tie plusieurs écrits justement es-
tion qu'il fit en cette occasion lui timés. Son éloignement pour les
attira des reproches qui furent nouveaux principes, et le peu de
rendus,publics dans le 29me bulle- ménagemens qu'il mit dans ses
tin de la grande armée. Ces re discours et dans sa conduite, lui
proches lui parurent injustes, et firent de nombreux et redoutables
lorsque les événemens de 1814 ennemis. Il fut tué, le 12 décem-
lui eurent fait recouvrer la liber- bre 1790, dans une émeute qu'a-
té, il réclama contre des assertions vait excitée l'ouverture d'un club
qu'il appelait mensongères. Il en dit des Amis du roi et du clergé.
conservait encore un vif ressenti. Sa mort précéda de

Sa mort précéda de peu les excès
ment à l'époque du 20 mars 1815, qui eurent lieu à cette époque à
et le témoigna dans une lettre Avignon et dans une partie du
qu'il adressa à Napoléon, dont il Midi.
ne reçut aucun emploi. Après la PASQUIER (E.), savant juris-
seconde restauration, le général consulte, issu d'une famille de
Partouneaux fut nommé gouver- robe, depuis long-temps connue
Deur de la 8me division à Marseille, dans la magistrature, suivit la mê-

vril 1794.

me carrière et exerça, long-temps (voy. Biographie universelle, tome avant la révolution, les fonctions 33.) Le père de M. Pasquier avait de conseiller au parlement de Pa- destiné son fils à la magistrature, ris. Ennemi de la révolution, il et lui avait acheté de bonne heure prit part aux arrêtés du parlement une charge de conseiller au parlede Toulouse des 25 et 27 sep ment de Paris, où il en occupait tembre 1790, contre les opéra une lui-même. Le fils ne remplit tions de l'assemblée constituante. aucune fonction publique pen

Pendant le régime de la terreur, dant les temps orageux de la , il fut dénoncé, puis arrêté, et tra- révolution, mais après l'avénement

duit au tribunal révolutionnaire, de Napoléon à l'empire, il sollicita qui le condamna à mort le 21 a et obtint, non sans quelque peine,

une place d'auditeur au conseilPASQUIER (Étienne - Denis, d'état. L'archi-chancelier CambaCOMTE), fils du précédent, pré- cérès, le ministre secrétaire d'état fet de police sous le gouver- duc de Bassano, et le comte Re. nement impérial, et, sous le gou- gnault de Saint-Jean-d'Angély, vernement royal, ministre de la protégèrent les premiers pas de justice, garde-des-sceaux, et, en M. Pasquier dans cette nouvelle dernier lieu, ministre des affaires carrière, et parvinrent à vaincre étrangères, naquit à Paris le 92 la répugnance que Napoléon téavril 1767, et fut élevé au collége moignait à élever plus haut le jeude Juilly. Il descend en droite ne auditeur. Il fut enfin nommé ligne, selon la Biographie des maître des requêtes, le 8 février hommes vivans, toine V, du fa 1810, et peu de temps après promeux Étienne Pasquier, avocat- cureur-général du sceau des titres, général sous Henri IV, magistrat baron et officier de la légion-d'honintègre et adversaire prononcé neur. Lors de la disgrâce qu'endes jésuites, qu'il parvint à rédui- courut le préfet de police Dubois, re, pour bien peu de temps il est après la catastrophe de la fête donvrai, à l'impuissance de nuire. née à l'empereur par le prince Le grand-père du baron Pasquier de Schwarzemberg, pour céléfut au contraire l'ami des jésuites, brer le mariage de l'impératrice chez lesquels il fut élevé, et ac Marie-Louise, le baron Pasquier quit quelque célébrité d'abord obtint ce poste de haute concomme procureur du roi au Châ- fiance. Il le remplit avec distinctelet, et ensuite comme conseil- tion. Mais malgré les frais consiler au parlement. Ce fut lui qui dérables consacrés à cette adminisfit le rapport dans le procès du tration et les nombreux agens comte de Lally et qui montra un qu'elle einployait, le général Malsi grand zèle pour obtenir la con- let (voy. ce nom), parvint à dérodamnation à inort de l'accusé;ce fut ber au préfet de police toute conaussi lui qui fit mettre un bâillon à naissance de la trame qu'il ce vieux général, lorsqu'on le con ourdissait du fond de sa priduisit au supplice, afin qu'il ne son. Surpris en son bôtel, enlevé pôt point parler au peuple : et jeté dans une voiture de place,

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le préfet fut conduit à la prison du conseil privé, et peu de temps de la Force, où il 'resta enfermé après grand-cordon de la légionjusqu'à ce que l'audacieuse entre d'honneur. Il fut élu, en septembre prise de Mallet eut entièrement 1815, membre de la chambre des échoué. On crut généralement députés, et se trouva pendant dans le public qu'une immédiate quelque temps privé du portedestitution de M. Pasquier serait la feuille et de la garde du 'sceau, suite du retour de Napoléon , qui qui furent donnés à M. Barbéavait paru très-irrité; mais contre Marbois; mais il eut pour dédomtoute attente, le préfet de police sut magement la place de commissaifléchir son unaître et se maintenir re-juge pour la liquidation des dans sa place. Le préfet de la Seine, créances des sujets des puissances M. Frochot, qui n'avait pas été in- étrangères. Rappelé par le déparcarcéré par Mallet, fut seul dis ment de la Seine à la chambre gracié. M. Pasquier se trouva des députés, en 1816, il s'y montra cependant plus éloigné que ja- constamment le zélé défenseur mais du ministère de la justice, de tous les actes et projets minisauquel son mérite lui donnait tériels. Présenté par la chambre sans doute des droits évidens , au nombre des candidats pour la et les lettres insérées, les 5 et 12 présidence, il fut noinmé par le roi avril 1814, dans le Journal de à cette haute fonction, et la remParis, et dans celui des Débats, a- plit jusqu'au mois de janvier près l'entrée des étrangers, prou- 1817. M. Pasquier reprit alors sa vent qu'une pareille injustice lais- place de garde-des-sceaux, dont se toujours de profonds ressenti M. Barbé-Marbois fut privé, et mens. Dès la preinière restaura la perdit dans un nouveau revireration, M. Pasquier fut nominé ment ministériel, ou, en décembre membre du conseil d'état royal, 1818, il eut pour successeur M. de et appelé, le 22 mai suivant, à la Serre. Au mois d'octobre 1819, direction des pouts-et-chaussées, M. Pasquier présenta, dit-on, un qu'il conserva jusqu'au retour de mémoire au roi sur la situation Napoléon de l'ile d'Elbo. Cette

de l'Europe et sur la marche de fois, malgré les démarches des l'adıninistration en France, depremiers protecteurs de M. Pas- puis qu'il n'en faisait plus partie. quier, auxquels se joignit son an En novembre de la même année, cien collègue le conseiller-d'état un portefeuille lui fut rendu, mais Réal, Napoléon resta inflexible, et ce ne fut pas celui de la justice; lo ci-devant préfet de police ne il remplit les importantes foncfut investi d'aucun de ces emplois, tions de ministre des affaires équ'il n'eût désirés sans doute que trangères jasqu'en 1822. Obligé de pour inieux servir la cause roya nouveau de sortir du ministère avec le. Mais, le jour même de la se la vive douleur de ne pouvoir plus conde rentrée de S. M. Louis aussi utilement servir l'état, il XVIII, M. Pasquier fut nommé remit son portefeuille au vicomte, ministre secrétaire-d'état de la jus- aujourd'hui duc de Montmorency, tice, garde-des-sceaux, membre qui ne le conserva pas long-temps.

M. Pasquier a été noinıné pair de France en 1802, il habita le déFrance, avec le titre de comte , partement de Loir-et-Cher, et et a fait briller en plusieurs occa y remplit des fonctions adminissions, dans la chambre haute, les tratives. En 1814, il fut nommé talens oratoires dont il est doué. chevalier de Saint-Louis, puis Dans la session actuelle (1824), il chef de bataillon d'artillerie , et, a parlé contre le projet ministé en 1815, commandant d'artillerie riel pour la réduction des rentes : à Laon. Mais l'état de sa santé ce fait est d'autant plus remarqua: ne lui permettant pas d'en remble, qu'en recherchant la populari- plir les fonctions, il demanda sa té, l'orateur marche cette fois en retraite. M. de Passac est auteur sens inverse de ses habitudes. d'un grand nombre d'ouvrages. On a peine à reconnaître à ce fait Voici les principaux : 1° Plusieurs l'homme qui, au sujet de la loi de Notices biographiques dans la Rela liberté des journaux, ft une vue philosophique et liltéraire; 2° réponse si remarquable et sou Vie de William Collins, suivie de vent citée depuis. Quelques dé- la traduction de quelques églogues putés lui reprochant de ne servir orientales de ce poète, dans les que

les intérêts d'un seul parti, di Archives philosophiques et littéraisaient : mais c'est l'arbitraire que res; 3o Honorine, ou Promenade vous demandez? - Qui; c'est l'arbi dans l’ile de Walcheren, roman, traire que nous voulons , leur imprimé avec divers morceaux clara le ministre. La politesse ne de poésie, traduits de l'anglais, 2 nous permet pas de voir autre cho vol. in-12, 1808; 4° un grand nom. se qu'une naïveté dans cette saillie, bre de poésies légères insérées dans qui rappelle celles de l'abbé Terrai. divers recueils périodiques; 5' un

PASSAC (PAJLIPPE-Jérôme Éloge de Gribeauval. GAUCHER DE), est né à Vouvray, PASSERONI (Jean-Charles ), près de Tours en 1755, d'une poéte italien, né en 1713, à Confamille noble. Il fut élevé à l'école damine, village du comté de Nice, Militaire de Vendôme, entra dans fit les études convenables à l'état l'arme de l'artillerie, en 1784, ecclésiastique pour lequel il était et fut reçui officier l'année suivan destiné : mais vivant au milieu te. L'auteur des Liaisons dangereu d'une petite société, ses talens n'ases, M. de Laclos, servait depuis vaient qu'un développement lent long-temps dans le régiment de et borné. Heureusement pour lui, Toul, où il fut placé, et, malgré son oncle, qui était à la tête d'une la différence d'âge, il s'établit entre école élémentaire à Milan , appela eux des rapports d'amitié que la le jeune Passeroni auprès de lui , mort seule a pu rompre. M. de pour en faire un répétiteur; c'est Passac, opposé aux principes de ainsi qu'il devint maître avant de la révolution, sortit de France en cesser d'être écolier. Après avoir 1792, servit d'abord dans l'armée appris aux autres le peu qu'il sades princes, passa ensuite dans vait, il allait chez les jésuites pour l'armée anglaise, en Hollande y puiser les connaissances qui lui et en Portugal, où il reprit du ser manquaient ; il tempérait l'ennui vice dans l'artillerie. Rentré de ses devoirs par les vers que lui

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