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» conspirateurs féroces, détenus Gironde, qui ne cessaient d'attia- dans les priscas, ont été mis à quer les égorgeurs de septembre » mort par le peuple; que cet acte et de demander leur mise en juge» de justice avait étéjugénécessaire ment. Dans le procès du roi, Panis » pour retenir par la terreur ces vota pour la mort, contre l'appel légions de traîtres cachés dans au peuple et contre le sursis. Il de» les murs de Paris , au moment vint ensuite , pendant quelque » où le peuple allait marcher à temps, membre du comité de sore»l'ennemi; et sans doute la nation

té générale,et parut dévoué à la fac» entière s'empressera d'employer tion de Robespierre, jusqu'à l'épo» ce moyen si nécessaire de salut- que où ce dernier fit condamner » public, et sans doute tous les à mort Danton. Panis se rangea » Français s'écrieront comme les dès-lors parmi les adversaires de » Parisiens : Marchons à l'ende- celui qui menaçait de décimer la

mi, mais ne laissons pas derrière convention, et prit une part active » nous ces brigands, pour égorger aux événemens dug et 10 thermi» nos enfans et nos femmes.... » dór an 2 (27 et 28 juillet 1794). Au lieu de l'effet que les signatai- Dès le 8, il avait courageusement res de l'adresse s'étaient promis, un interpelé Robespierre, encore cri presque général d'indignation tout-puissant, le sommant de déet d'horreur, s'éleva dans la Fran- clarer s'il l'avait aussi porté sur ce entière et au sein de la conven la liste des proscrits. Dans la tion même, contre les provoca- journée du zer prairial an 3(20 mai teurs de cette Saint-Barthélemi 1995), il tenta de défendre les politique. Panis eật bientôt voulu chefs des insurgés, dont la conlaver de son sang, le nom qu'il vention venait d'ordonner la mise avait apposé à cette exécrable, en accusation ; mais il ne put circulaire, mais l'empreinte en parvenir à se faire écouler, et le est restée ineffaçable, et au moins 3. prairial suivant (20 mai), ayant les crimes politiques de seplembre encore voulu parler pour la dé1792, n'ont-ils point trouvé d'apo- fense de son anni, le député Lailogistes parmi les historiens, com- gnelot, Panis fut lui-même décréa me en ont eu les crimes religieux té d'arrestation. On lui reprocha du mois d'août 1572. La terreur qui son adhésion aux massacres de s'était emparée d'une foule de ci- septembre; il protesta vaineinent toyens honnêtes de la capitale, et de la pureté de ses intentions, qui laissa le champ libre à quelques vanta son humanité et ses vertus, démagogues forcenés, contribua inyoqua Dien, et parla quelpuissamment à l'élection de Panis, que temps comine un homme qui fut nommé député à la con en délire. Un de ses collègues, vention. Il se fit peu remarquer Auguis, dont il implora le témoià la tribune, et ne prit guère la gnage, et qu'il appela son ami , parole que pour repousser les vi- s'écria : « Point d'amitié avec le yes sorties de quelques-uns de ses » colporteur de la mort. » Arrêcollègues, et particulièrement des té a la sortie de la séance, Panis membres de la députation de la ne recouvra sa liberté qu'après

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l'aministie du 4 brumaire an 4 (26 et obtint pendant les campagnes octobre 1795). Il a été employé de la révolution, un avancement depuis dans l'administration des rapide. Le 29 août 1803, il fut élehospices de Paris. Il était resté vé au grade de général de brigade, pauvré au milieu des troubles et des et nommé, le 14 mars 1806, présispoliations de cette époque, et on dent du collége électoral de l'Ain. ne l'a, du moins, jamais accusé Employé en 1811 à l’armée d'Esde s'être approprié les dépouilles pagne, il prit d'assaut Porlada, se des proscrits. Il a même rendu distingua l'année suivante au siéquelques services individuels, et ge de Valence, et contribua , n'était point inexorable envers les 1813, à faire lever le siége de Tarinfortunés quis'adressaient directe- ragone. Après l'évacuation de la ment à lui. On l'a souvent enten- péninsule , il rentra en France, du déplorerle malheur des circons- où il combattit avec gloire sous le lances ou il s'était trouvé, et sur maréchal Augereau. Dans la camtout(quoique ce ne fût pas là le mot pagne de 1814, le général Panncpropre) le inalheur de s'être laissé tier de Valdotte déploya de grands entraîner à jouer un rôle en 1792. talens et une rare intrépiditė. Leig « Je n'ai été, s'écriait-il, qu’un ci- février, il entra à Mâcon, après a»tron dont on a exprimé le jus, et voir repoussé l'armée ennemie, se » qu'ensuite on a rejeté; cependant porta sur Châlons, puis sur Lons-le»j'ai fait quelque bien et empêché Saulnier, chassani toujours devant beaucoup de mal. » Cette faible lui les troupes alliées. Au retour compensation ne sera point adini- des Bourbons, il fut décoré de la se par l'inflexible postérité, et les croix de Saint Louis. Il commansanglantes pages de nos annales qui dait un corps à Waterloo, et ne fit retracent les forfaits de septembre, sa retraite qu'au commencement n'en peuvent être arrachées. Panis de juillet, au moment où il allait s'est depuis long-temps retiré de être enveloppé par l'enneini. Dela scène politiqne, où il n'aurait puis le licenciement de l'armée jamais da paraître. Une biographie francaise en 1815, le général étrangère l'attache à toutes les po- Pannctier de Valdotte est à la de. lices secrètes qui se sont succé- mi-solde. dé sous les divers gouvernemens PANZER (George-WOLFGANDde la France jusqu'en 1816, et le François), naquit à Sulzbach, dans fait encore exister dans ce pays le Haut-Palatinat, le 16 mai 1729, avec une faible pension : ces faits et fit ses études à l'université d'Altne sont nullement prouvés. Il est dorf; de retour dans sa patrie, il plus probable, ainsi que l'ont an- exerça le ministère évangélique, noncé quelques feuilles publiqnes, et se livra à la littérature. Nomqu'il est sorti de France en 1816, mé, en 1751, ministre à Eyelwang, et qu'il s'est établi en Italie. et, en 1773, pasteur de la paroisse

PANNETIER DE VALDOTTE de Saint-Sébald á Nuremberg, il (LE COMTE CLAUDE-MARIE-JOSEPH), fit tous ses efforts pour supprimer inaréchal-de-camp, né dans le les pratiques religieuses qui lui Bugey, embrassa l’état militaire, semblaient des restes de catholi

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cisme, ct introduisit dans sa pa- ral, quoiqu'il n'eût que 20 ans. roisse l'usage de la confession pu- Sans troupes réglées, saps armes, blique. On lui doit une Descripc sans munitions, sans vivres, sans lion des plus anciennes bibles alie- argent, sans proctections, il parmandes, une Histoire des bibles vint à soutenir la guerre contre imprimées à Nuremberg depuis une partie de ses compatriotes atl'invention de l'imprimerie, une tachés au parti génois, et contre Histoire de l'imprimerie dans les le gouvernement de Gênes luipremiers temps à Nuremberg jus- même. Pour surmonter de pareils qu'en 1500, et des Annales de obstacles, il fallait réunir au gél'ancienne lillérature allemande, nie de l'homme d'état le courage Oll Annonces et Description des li- du héros; aussi, Frédéric-le-Grand cres allemands , imprimés depuis l'appelait-il le premier capitaine l'invention de l'imprimerie jus- . de l'Europe. Ce général, qui n'aqu'en 1520. Mais le plus impor- vait pour soldat que des citoyens, tant de ses ouvrages, sans contre sutexalter de plus en plus l'amour dit, est celui qui porte pour titre : de la liberté dont ils étaient enAnnales typographici ab artis in flaminés. Étant parvenu à apaiser venta origine ad annum M. D. post les guerres civiles , à rétablir le Mailtairii, Denisii , aliorumque calme et le bon ordre dans l'intélloctissimorum virorum curis in or rieur de l'île, il s'occupa à comdinem redacli, emendati et aucti , battre les Génois, les chassa de Nuremberg, 1793 - 1803, 11 vo- position en position, et les força lumes in-4°. Panzer mourut le 9 à se concentrer dans les principajuillet 1805, d'une attaque réité- les villes maritimes de la Corse. rée d'apoplexie.

En 1763 il fit une expédition conPAOLI (PASCAL), célèbre géné- tre l'île de Caprara, alors occupée ral corse, naquit i Voisino en

par une forte garnison génoise : Corse, et lut élevé au collége mi- 6oo braves voloutaires corses s'emlitaire de Naples, où il fit de rapi- parèrent de cette île escarpée et des progrès dans les sciences. défendue par un fort qui dominc Au sortir de ses études , il fut le pays et la mer. Toutes les nommé lieutenant dans un régi- troupes génoises et leurs forces inent dont son père était color maritimes tentèrent en vain de la nel. Ce dernier, l'un des plus reprendre, Paoli avait commcnhabiles guerriers de la Corse, o cé à former une marine , qui debligé de quitter son pays, se réfu- vint l'effroi du commerce de Gêgia à Naples, pour éviter les per- nes; le pavillon corse, à la tête de sécutions du gouvernement gé- Maure, fut reconnu et respecté nois. Paoli avait un frère nominé par les puissances voisines. Ilavait Clément, qui, brave comme lui, une correspondance suivie avec batlit souvent les mercenaires de les cours de l'Europe; enfin, sans Gênes. En 1755, Paoli le père, re aucun appui étranger, il battit tiré à Naples, envoya son fils Pas- partoutles Génois, qui furent oblical en Corse, où il fut aussitôt gés d'avoir recours à la France. reconnu pour commandant-géné- En 1761, elle envoya en Corse

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