Correspondance littéraire, philosophique et critique, adressée a un souverain d' Allemagne..., Part 4, Volume 5

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Popular passages

Page 183 - Gens de bien, s'il en existe encore, gémissent tout bas de mon sort. Et moi, je le bénis, s'il peut, instruire un jour les mortels. Voltaire, que j'empêche de dormir, parodiera ces lignes. Ses grossières injures sont un hommage qu'il est forcé de me rendre malgré lui.
Page 226 - La découverte de l'Amérique at-elle été utile ou nuisible au genre humain? S'il en est résulté des biens , quels sont les moyens de les conserver et de les accroître? Si elle a causé des maux , quels sont les moyens d'y remédier?...
Page 377 - ... cependant peu à peu tout s'arrange, rien ne manque, et l'on est tout surpris de voir succéder à ce long tumulte un spectacle ravissant. Cette manœuvre est à peu près celle qui se fait dans mon cerveau quand je veux écrire.
Page 215 - Sedaine pour ne pas nous permettre d'en conserver le souvenir dans nos fastes littéraires. On n'a jamais vu, on ne verra sans doute jamais le Roi et le Fermier ni la Gageure imprévue joués par de plus augustes acteurs ni devant un auditoire plus imposant et mieux choisi. La reine, à qui aucune grâce n'est étrangère et qui sait les adopter toutes sans perdre jamais celle qui lui est propre, jouait, dans la première pièce, le rôle de Jenny ; dans la seconde, celui de la soubrette. Tous las...
Page 312 - J'ai vu les mœurs de mon temps, et j'ai publié ces lettres. Que n'ai-je vécu dans un siècle où je dusse les jeter au feu!
Page 376 - Cette lenteur de penser jointe à cette vivacité de sentir, je ne l'ai pas seulement dans la conversation, je l'ai même seul et quand je travaille. Mes idées s'arrangent dans ma tête avec la plus incroyable difficulté : elles y circulent sourdement, elles y fermentent jusqu'à m'émouvoir, m'échauffer, me donner des palpitations, et, au milieu de toute cette émotion, je ne vois rien nettement, je ne...
Page 182 - Les Prêtres vendus aux philosophes aboient après moi pour faire leur cour. Les Beaux Esprits se vengent, en m'insultant, de ma supériorité qu'ils sentent. Le Peuple, qui fut mon idole, ne voit en moi qu'une perruque mal peignée et un homme crotté.
Page 9 - L'âne vint à son tour, et dit: J'ai souvenance Qu'en un pré de moines passant, La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense, Quelque diable aussi me poussant, Je tondis de ce pré la krgeur de ma langue; Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
Page 106 - Je ne veux point me peindre avec trop d'avantage ; Mais si quelque vertu m'est tombée en partage , Seigneur, je crois surtout avoir fait éclater La haine des forfaits qu'on ose m'imputer. C'est par là qu'Hippolyte est connu dans la Grèce.
Page 376 - ... sourdement, elles y fermentent jusqu'à m'émouvoir, m'échauffer, me donner des palpitations; et, au milieu de toute cette émotion, je ne vois rien nettement, je ne saurais écrire un seul mot, il faut que j'attende. Insensiblement ce grand mouvement s'apaise, ce chaos se débrouille, chaque chose vient se mettre à sa place, mais lentement, et après une longue et confuse agitation.

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