Revue des deux mondes, Volume 5; Volume 60

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Au bureau de la Revue des deux mondes., 1844

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Faucher, réforme des prisons p373suiv (article fameux!)

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Page 579 - Par toutes les recherches que j'ai pu faire , depuis plusieurs années que je m'y applique, j'ai fort bien remarqué que dans ces derniers temps , près de la dixième partie du peuple est réduite à la mendicité , et mendie effectivement; que des neuf autres parties,- il y en a cinq qui ne sont pas en état...
Page 360 - Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette V tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie.
Page 356 - ... victoire représentée sur le théâtre; elle se ressouvenait des sentiments qu'elle avait eus longtemps pour Louis XIV, et du goût vif de ce prince pour elle. Le danger de cette passion, la crainte de mettre le trouble dans la famille royale, les noms de beau-frère et de belle-sœur, mirent un frein à leurs désirs ; mais il resta toujours dans leurs cœurs une inclination secrète, toujours chère à l'un et à l'autre.
Page 240 - Les Français arrivent tard à tout, mais enfin ils arrivent. La lumière s'est tellement répandue de proche en proche, qu'on éclatera à la première occasion; et alors ce sera un beau tapage. Les jeunes gens sont bien heureux; ils verront de belles choses.
Page 171 - Philisbourg, des citoyens s'instruisent du dedans et du dehors d'un royaume, étudient le gouvernement, deviennent fins et politiques, savent le fort et le faible de tout un État, songent à se mieux placer, se placent, s'élèvent, deviennent puissants, soulagent le prince d'une partie des soins publics. Les grands, qui les dédaignaient, les révèrent : heureux s'ils deviennent leurs gendres.
Page 273 - HYMNE A L'ÊTRE SUPRÊME. Source de vérité , qu'outrage l'imposture , De tout ce qui respire éternel protecteur, Dieu de la liberté, père de la nature, Créateur et conservateur ; O toi , seul incréé , seul grand , seul nécessaire , Auteur de la vertu , principe de la loi , Du pouvoir despotique immuable adversaire ! La France est debout devant toi. Tu posas sur les mers les fondements du monde ; Ta main lance la foudre , et déchaîne les vents; Tu luis dans ce soleil dont la flamme féconde...
Page 171 - Pendant que les grands négligent de rien connaître, je ne dis pas seulement aux intérêts des princes et aux affaires publiques, mais à leurs propres affaires; qu'ils ignorent l'économie et la science d'un père de famille, et qu'ils se louent eux-mêmes de cette ignorance; qu'ils se laissent appauvrir et maîtriser par des intendants; qu'ils se contentent d'être gourmets ou coteaux, d'aller chez Thaïs ou chez...
Page 363 - ... traits charmants sous lesquels Bérénice nous eSt apparue; et lorsqu'au dernier acte, pendant le grand discours de Titus, elle reste appuyée sur le bras du fauteuil, la tête comme abîmée de douleur, puis lorsqu'à la fin elle se relève lentement au débat des deux princes, et prend, elle aussi, sa résolution magnanime, la majesté tragique se retrouve alors, se déclare autant qu'il sied et comme l'a entendu le poëte; l'idéal de la situation eSt devant nous24.
Page 297 - Il n'a été ni ambitieux ni cupide, mais il a été d'une vanité sans mesure; il n'a point été vénal et rampant, mais faible et pusillanime; point absurde, mais ignorant; point méchant, mais vindicatif; point féroce, mais fanatique. Il n'a point commis de crimes, mais il a professé tous les mauvais principes qui les font commettre; il n'a point été l'assassin de son frère , etc. Je reconnais le langage d'un écrivain de la réaction contre un écrivain de la révolution, d'un homme...
Page 534 - L'Espérance, Ne voit-on que le souvenir Revenir? Ami, toi qu'a piqué l'abeille, Ton cœur veille, Et tu n'en saurais ni guérir Ni mourir ; Mais comment fais-tu donc, vieux maître, Pour renaître ? Car tes vers, en dépit du temps, Ont vingt ans. Si jamais ta tête qui penche Devient blanche, Ce sera comme l'amandier, Cher Nodier : Ce qui le blanchit n'est pas l'âge, Ni l'orage ; C'est la fraîche rosée en pleurs Dans les fleurs. Août 1843 LE MIE PRIGIONI On dit : Triste comme la porte D'une...

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