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6,000 hommes de troupes auxi sans autre appni quc ses conciliaires, ce qui n'empêcha pas les toyens contre les premières puisGénois d'être forcés, en 1768, sances de l'Europe. Trahi par la d'abandonner la Corse, de renon fortune, il se réfugia à Londres. cer à leur domination tyrannique, Un millier de braves patriotes et de céder cette île à la France. quittérent avec lui la Corse el se La Corse ne refusait pas de faire réfugièrent en Toscane. Paoli parpartie intégrante du lerritoire fran- tagea tout ce qu'il possédait avec çais, mais elle ne voulait

pas

être ses compagnons d'io fortune, ct vendue par le gouvernement de continua à vivre dans la retraiGênes, à qui elle ne reconnaissait le, malgré les offres brillantes pas ce droit. La nation corse , que

lui fit la cour de Versailles, par l'organe de son chef, fit à cet pour l'engager à retourner égard de justes représentations à Corse. Rappelé dans sa patrie la cour de Versailles ; mais elles par un décret de l'asseinblée furent rejetées, el en 1768, la constituante du 30 novembro cour envoya 20,000 hommes de 1989, il y rentra comme simple troupes réglées pour conquérir citoyen; mais avec ce titre, le cette île, Les Corses, convaincus seul qu'il ambitionnât, il n'en que les Français combattaient fut pas moins reçu comme un pour les Génois, se levèrent en souverain. Bientôt son influence masse, prirent les armes, et se fit ombrage à la convention nabattirent valeureusement pour la tionale : le 2 avril 1793 , il fut gloire et la liberté de leur patrie. décrété d'accusation; le 5 juin Le succès couronna leur cons suivant, ce décret fut suspendu ; tance, et l'honneur de la France se mais, le 17 juillet, un autre décret trouvant compromis; le roi fit pas le déclara traître à la république, ser aussitôt de nouvelles troupes, et le init en inême temps hors la des arınes, des vivres, des muni- loi. De semblables décrets que tions, et surtout de l'argent, ainsi nous nous abstiendrons de juger que des brevets destinés à

gagner ne peuvent néanmoins ni ternir des officiers parmi les insulaires. ni dininuer la réputation de PaoEn effet, ce furent des bataillons li : si pendant le règne de la terformés des mécontens corses, qui reur on a cherché à sacrifier cet servirent d'avant-garde à l'armée homme célèbre, ses compatriotes française , et cette politique, en se sont toujours mis en avant pour core plus que la force, eut le suc lui servir d'égide et lui faire un cés que la cour de France en at, rempart de leurs corps. Les Cortendait. Cependant les Corses, ses n'ont jamais oublié et n'ousous la conduite de Paoli, se bat- blieront jamais les services qu'il taient en désespérés; la France, leur a rendus; jamais son génie, maîtresse des villes maritimes , ses talons militaires , sa conduile n'eut à conquérir que l'intérieur républicaine, son zèle, son amour de l'île, et le général Paoli, grand pour la liberté et le bien de son dans sa défaite, eut la gloire de pays , ne s'effaceront de leurs lutler pendant deux ans seul et c@ufs. Paoli gouverna la Corse

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pendant plus de quinze ans a » lent abrégé de calcul différentiel vei gloire, tant comme militaire, »et intégral présente, daus un or-, que comme homme d'état. Il é

»dre bien méthodique, très-soutait plus législateur encore que » vent la substance et presque guerrier, a dit Voltaire; son cou toujours l'indication des méthorage était dans l'esprit. Quelque » des les plus récentes; et le troichose qu'on ait dit de lui, il n'est »sičine volume se recommande pas possible que ce chef n'eût de n.encore, par les recherches partigrandes qualités: établir un gou » culières de l'auteur , sur divers verneinent régulier chez un peu- > points importans d'analyse transple qui n'en voulait pas, réunir, »cendante. » sous les inêines lois des homines PAPILLON DE LA FERTE divisés et indisciplinés, former à (D. P. J.), intendant des Menusla fois des troupes réglées, et ins- Plaisirs du roi à l'époque de la rétituer une espèce d'université qui 'volution, occupait cette place depouvait adoucir les meurs; établir puis un grand nombre d'années. des tribunaux de justice, mettre un Le nouvel ordre de choses la lui frein à la fureur des assassinats et fit perdre : il perdit même, par des meurtres, policer la barbarie, suite des événemens, sa fortune se faire aimer en se faisant obéir, et sa liberté. Arrêté comine sustout cela n'était pas d'un homme pect, et détenu au Luxembourg, ordinaire. Il ne put en faire assez, il s'y trouvait encore lorsque les ni pozr rendre la Corse indépen- agens du comité de salut-public dante, ni pour régner pleinemeut: prétendirent qu'une conspiration mais il en fit assez pour acquérir qui avait des ramifications dans dle li gloire, L'Europe le regarda toutes les prisons de la capitale écomme le législateur et le protec- tait au moment d'éclater. Compris teur de sa patrie. Il mourut à Lon- dans cette accusation, qui pesait dres le 5 février 1807.

sur presque tous les détenus, M. PAOLI (N.), professeur de Papillon de La Ferté fut traduit au mathématiques à Pise, a cultivé tribunal révolutionnaire, qui le cette science avec beaucoup de condamna à mort le 20 messidor zèle et de succès. On lui doit des an 2 (8 juillet 1794). Le fils de M. Elémens d'algèbre en 4 voluines : Papillon de La Ferté, qui servait les deux premiers ont paru en alors dans un régiment de hus1793, et les deux autres en 1804. sards à l'armée que commandait La classe des sciences matbémati- Pichegru, en apprenant cette fuques de l'institut de France en a, neste nouvelle, quitta son régi-, rendu le compte le plus avanta- ment, et passa en pays étranger. geux dans le passage suivant d'un ll rentra en France sous le goude ses rapports : « Le degré de vernement impérial; mais il pa» perfection qui manque au traité raît qu'il n'y occupa aucun emploi. » de Cousin, sur la Théorie des Après la restauration en 1914, il » limites, se trouve dans le second obtint la place d'intendant des Me» volume des Élémens d'algèbre, nus-Plaisirs du roi. Cetle adminis» publiés par ll. Paoli. Cet excel. tration ayant été supprimée, et

neur.

dépuis remplacée par celle de la ville, fut nommé député du clerdirection des fêtes et spectacles de gé de la prévôté et vicomté de Pala cour, M. Papillon de La Ferté ris aux états-généraux en 1589; il est aujourd'hui directeur de cette s'y prononça avec chaleur pour les dernière; il est baron et officier de idées nouvelles. Il prêta le serl'ordre royal de la légion-d’hon- ment civique et religieux, et fit dé

créter, après une sorlie énergique PAPIN (ELIE), maréchal-de-. contre le préjugé qui faisait attacamp, quitta, en 1793, la profes- cher l'infainie à la famille des consion de négociant, qu'il exerçait damnés, que les fautes sont perà Bordeaux, et prit du service à sonnelles, et que la honte du cril'armée des Pyrénées-Orientales, me ne peut rejaillir sur l'innocent, où il parvint rapidement au grade quel que soit le lien qui l'unisse de général de brigade. Tout-à au coupable. » Ces principes acoup il cessa de servir la républi- vaient été développés, en 1983, que et revint à Bordeaux, où il avec une grande force de raisons'attacha à l'Institut-royaliste, qui nement et une haute éloquence, lui donna le titre de commandant dans l'excellent discours de M. Lade cette ville. Cette association cretelle aîné, sur le préjugé des peiayant été bientôt dissoute

par

l'ar: nes infamantes. Après la session de restation des chefs, le général Pa- l'asseinblée constituante, M. Papin essaya de la réorganiser en pin a repris l'exercice de son mi1801. Ses démarches. éveillérent nistère. l'attention du gouvernement, et il PAPIN (LE COMTE JEAN-BAPTISfut recherché et poursuivi. Une Te), président du canton d’Aire commission militaire le condamna pendant la révolution, fut élu en à mort par contumace le 23 fri mai 1797 deputé du département maire an 14 (1806), comme cons des Landes au conseil des anciens. pirateur et complice de l'Angle- Il se montra partisan de la révoluiterre. Il alla se fixer en Amérique, tion du 18 brumaire an 8 (9 noet s'y livra à des spéculations vembre 1799), et passa la mêine commerciales. Il y amassa une année au corps-législatif. L'empefortune assez considérable, que reur l'appela au sénat-conservapar suite du rétablissement du teur le per février 1805. Le comte gouvernement royal en 1814 il Papin mourut quelques années rapportait en France ; mais son après. vaisseau fut submergé, et il fut PAPION (N.), directeur et progrièvement blessé en se sauvant priétaire de l'ancienne fabrique des à la nage. Son premier soin, en damas et lampas de Tours, n'est rentrant dans sa patrie , fut de pas moins distingué par ses confaire annuler (1817) par le 9 me con- naissances variées que

par ses vues seil de guerre de la pre division patriotiques. Il a publié sur l'écomilitaire, le jugement qui l'avait nomie politique des ouvrages qui condamnné et privé de la jouissan- ont été favorablement accueillis. ce de ses droits civils.

Ce sont : 1° Solution des trois faPAPIN (N.), curé de Marly-la- meux problèmes de géométrie, 17843

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in-8° avec fig., la quadrature du L'abbé Papon s'était fixé à Paris, cercle, la trisection de l'angle et où il resta jusqu'après les masla duplication du cube; 2° Considés sacres de septembre; il se retira , rations sur les établissemens néces- à cette époque,, dans le déparlesaires à la prospérilé de l'agricul- ment du Puy-de-Dôme. Il revint, lure, du commerce et des fabriques, en 1797, dans la capitale, et n'en 1805, in-8°; 3° Réflexions sur le sortit plus : il y mourut d'une atcrédit public, 1806, in-8°; 4° Mé- taque d'apoplexie, le 15 janvier moire sur la culture des mûriers, 1815. On doit à l'abbé Papon : 1810, in-8°; 5° Mémoire sur l'ad 1° Ode sur la mort, imprimée dans ministration générale du commerce, le recueil de l'académie des jeux présenté au roi, 1815, in-8°; 6° floraux ; 2° l'Art du poète et de Opinion d'un Français sur les fi- l'orateur, plusieurs fois imprimé : nances et la contribution de guerre, la première édition parut à Lyon Tours, 1815, in-8°; 7° Opinion sur CA 1566; 3° Oraison funèbre de la detle des puissances du continent, Charles Emmanuel III, roi de les dangers et les ressources pour Sardaigne, Turin, 1773, imprileur liquidation, que rendra stable mée en français et en italien; 4* la paix générale de l'Europe, 1818, Voyage littéraire de Provence, Pain-8°.

ris, 1787, 2 vol. in - 12: cet ouPAPON (L'ABBÉ Jean-Pierre), vrage, écrit avec talent, est plein historien, naquit au Pujct de Rei- d'érudition; 5° Histoire générale ney, près de Nice, département de Provence, 4 vol. in-4', ouvrage des Alpes - Maritimes, vers 1736. curieux, mais « ou , disent les conAdmis jeune encore chez les PP. tinuateurs de l'abbé Feller, on de l'Oratoire, où il professa avec aurait désiré que plusieurs fails distinction pendant plusieurs an eussent été présentés avec plus nées , il se fit aimer de sa congré- d'étendue. La notice des hommes gation, qui le chargea de plusieurs célèbres de Provence est excessimissions dont il s'acquitta avec ta vement courte ; l'article d'Agria lent. Pour se consacrer plus libre-cola, par exemple, ne contient que ment à la littérature, il quilta , du six lignes, et l'on s'étonne que consentement de ses chels, la con dans cette notice l'abbé Papon ait grégation, et devint garde de la bi- oublié son confrère l'illustre Masbliothèque de Marseille; l'abbé sillon. La relation de la peste de Papon publia une Histoire géné- Marseille' et celle du siège de Tourale de Provence, dont le second lon, faites sur les méinoires du volume fut dédié au comte de Pro- inaréchal de Tessé, ne manquent vence ( aujourd'hui Louis XVIII). pas de inérité. La partie des monLes états de cetle province récom- naies anciennes, et leur compapensèrent le zèle de l'auteur et le raison avec les nouvelles, fournie mérite de l'ouvrage; par une pen- par le président de Saint-Vincent, sion de 8000 francs, et le gouver ne laisse rien à désirer; on y trouneur, le maréchal de Bauveau , ve aussi des détails très - utiles et augmenta ce revenu de la valeur très-étendus sur l'histoire naturelle de son traiteinent de gouverneur.

de Provence. Quelques grayures

Titre :

de ses beaux monumens antiques celle ville le 5 mars 1765. Après n'auraient pas nui au succès de yayoir commencé des études, qu'il l'ouvrage. On ne saurait assez louer vint ensuite terminer à Paris, il fut le zèle et l'activité de l'auteur pour nommé conseiller à la cour des aile rendre le plus parfait possible, des, place qu'il occupait encore en au inoins en ce qui regarde l'his- 1789. Il retourna à cette époque torique des faits : afin de se pro- dans sa province, et dans les années curer des renseignemens autogra- 1792 et suivantes, exerça les foncphes, il fit le voyage de Naples, tions de maire et d'agent municiroyaume que les comtes de Pro- pal de sa communc. Après le 18 vence avaient long - temps possé- brumaire, il fut réélu maire, et dé. » 6° Histoire du gouvernement nommé en même temps membre français depuis l'assemblée des no- du conseil général d'arrondissetables, du 22 février 1787, jusqu'à ment de Saint-Quentin. Le déparla fin de la même année, Londres et tement de l'Aisne le porta, en Paris, 1788, in-8°. On peut join- 1805 et 1806, comme candidat dre à cet ouvrage un discours que au corps-législatif; mais il n'y fut l'abbé Papon fit paraître dans la point appelé. Au second retour même année sous le voile de l'ano- des Bourbons, en 1815, il Gtparnyme; il a pour

De l'action tie de la chambre des députés, jusde l'opinion sur les gouvernemens. qu'à ce que l'ordonnance du 5 7° Epoques mémorables de la peste septembre 1816 en eut prononcé et moyen de se préserver de ce fléau, la dissolution; il vota constamParis, 1800. Cet ouvrage, qui com. ment avec la majorilé de cette prend les époques depuis la peste chambre dite introuvable. Réélu en qui ravagea Athènes au temps de 1816, il siégea au centre jusqu'en Périclés et d'Hippocrale,jusqu'à la 1819, et depuis ne fit plus partie peste de Marseille, a été fait un de la représentation nationale. Il peu précipitamment; mais il eut est toujours juge au tribunal de 1" Je motif le plus honorable. Ce fut instance de Saint-Quentin. l'expédition d'Égypte qui y donna PARADIS (BONIFACE), avocat lieu. L'auleur craignait « que nos avant la révolution, fut élu, en communications, devenues assez 1795, député du département de fréquentes avec une contrée où l'Yonne au conseil des anciens, cette maladie est endémique, n'eus- en devint secrétaire, puis présisent des suites funestes pour la dent au mois de septembre de la France et même pour l'Europe. même année. M. Paradis, qui pas8° Histoire de la révolution de sait pour appartenir au parti cliFrance, Paris, 1815, 6 vol. in-8°; chien, s'éleva vivement, en 1797, clle comprend une période de 10 contre la disposition de la loi dit années (de 1789 à 1799 ). Cet ou- 3 brumaire, qui excluait des vrage est peu digne du talent de fonctions publiques les parens l'auteur, qui d'ailleurs n'eut pas le d'émigrés, el vota aussi la clôture temps d'y mettre la dernière main. de toutes les sociélés politiques:

PAPORET (ANTOINE-PIEDNE), La lutte entre le directoire et la juge à Saint-Quentin , est né dans majorité des conseils ayant été de

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