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Seine-et-Marne, naquit à Melun, PARENT-DE-CHASSY (Nicoen 1952, ei n'entra dans la carriè- LAS), était avocat du roi au conve ecclésiastique que par l'ordre seil et au présidial de Troyes, lorsformel de son père. Engagé mal- qu'il fut élu, en 1789, député du gré lui dans un état qui ne con

tiers-état du bailliage du Nivervenait ni à son esprit ni à

nais aux états-généraux, où il se goûts, il adopta avec cxaltation fit peu remarquer. Il retourna dans les nouveaux principes,et renon son département après la session, ça solennellement à ses fonctions et avait renoncé aux affaires puecclésiastiques. En 1793 il se ma- bliques, lorsque des papiers trouria, et à cette époque fut le ré-vés dans l'armoire de fer aux Tui. dacleur du Journal des cumpagnes, leries , l'ayant fortement comprofeuille qui, malgré les désordres mis, il fut décrété d'accusalion du temps, renfermnait générale- par la convention nationale; conment des articles sages et modé- duit à Paris et livré au tribunal rés. On lui attribue le Courrier révolutionnaire, il fut condamné français, in-4°, qui parut égale- à mort comme conspirateur, et ment pendant la révolution. Sous exécuté le 2 février 1796; il était le gouvernement impérial, Parent à peine âgé de 37 ans. occupa un faible emploi dans les

PARENT - RÉAL (N. J. M.), bureaux de la police; il en fut avocat à la cour royale de Paris, privé lors de la première restau est né à Ardres, arrondissement ration en 1814. Réduit à corriger de Saint-Omer, au mois d'avril des épreuves dans une imprime- 1768. Son père, qni avait servi rie, il vécut dans la plus grande dans la gendarmerie, le destinait gêne, et mourut, à l'âge de 70 à entrer dans ce corps dont la supans, le 20 janvier 1822. On rap- pression le força à changer ses porte qu'il disait à ses derniers projets. Il dirigea vers la profesinomens : « Mon Dieu, vous savez sion du barreau la vocation encore » que ce que j'ai fait était dans incertaine de son fils. Envoyé au » l'intimité de ma conscience; je college de Saint-Omer, le jeune » ne m'en repeos pas.» Il a pu

Parent y fit de bonnes études, blié, en 1799, in-8° : Recueil qu'il acheva chez les oratoriens, d'Hymnes philosophiques, civi- à Boulogne, et au collège de Sainques et moraux, augmenté de la te-Barbe, à Paris, où il fut le con. note en plain-chant, d'après la disciple de l'abbé Nicole, ex-recmusique des meilleurs auteurs, teur de l'académie de Paris; de pour faciliter dans les campagnes M. Lemaire, professeur de la fala célébration des fêles républicai- culté des lettres; de M. Planche, nes. Son extrême pauvreté ne lui professeur de rhétorique , ct a pas permis de mettre au jour de plusieurs autres élèves, qui différens opuscules dont il a fait se sont depuis distingués dans circuler des copies. Ce sont : 1°

diverses carrières. Décidé à suivre l'Ennemi du sang; 2° Raisonnons la carrière du barreau , il fit son tous, raisonnons tout ; 3° Mon droit, et fut reçu avocat au parépitaphe et mes confessions, ou Ma lement de Paris, le 6 février 1990, profession de foi.

durant les vacances extraordinai

res qui précédèrent la suppression Amour. Durant son commissariat des parlemens. Il exerçait la pro à Saint-Omer, l'on avait tenté, fession d'avocat au tribunal de en prairial an 10, d'organiser dans district de Saint-Omer, lorsqu'il cette ville des compagnies d'égorfut nommé, par dispense d'âge, geurs, pour y répéter les désorsecrétaire en chef de l'adminis. dres d'Aix et de Marseille; mais tration du district de Calais, du il réprima ces mouvemens sédirectoire duquel il devint bientôt ditieux, et prévint les criines en l'un des membres. La loi du 17 annonçant, dans une proclamation frimaire an 3, portant que les pa- énergique, « qu'il sevirait égalel'ens et alliés jusqu'au degré de cou » inent contre le disciple de Marat sins-germains ne pouvaient être et contre le compagnon de Jésus, en même temps, l'un receveur de » et que le gouvernement, qui avait district, et l'autre administrateur brisé les échafauds, empêcherait du directoire du même district, » les hecatombes. » M. Parent-Réal M. Parent-Réal, qui était le beau- proposa au conseil des cinq cents frère du receveur, se démit de de consacrer, d'une manière spéses fonctions, et fut nommé à cel- ciale, la publicité des lois, portant les de juge-de-pais du canton la déclaration qu'une armée aa bien d'Ardres, qu'il exerça jusqu'à la mérité de la patriei» par l'inscripmise en activité de la constitution tion en entier du décret sur un de l'an 3. A l'installation du di- drapeau porté dans l'armée, alterrectoire-exécutif, il deviot suc nativement à la lête de chaque cessivement son cominissaire près coinpagnie. Il parla sur le projet de l'administration municipale de de résolution relatif aux tribunaux Saint-Omer et près de l'adminis- de commerce; et fit la proposition tration centrale du département nouvelle d'établir près de ces tribudu Pas-de-Calais. Après le coup

naux un commissaire du gouverd'état du 18 fructidor an 5, l'an- nement, pour y surveiller et ascien commissaire près de cette surer l'exécution des lois, ainsi administration ayant été rappelé que le ministère public le fait à ces mêmes fonctions, M. Parents près des autres juridictions. Il proRéal fut nommé adıninistrateur nonça plusieurs autres discours, du département, et il en était le et s'était fait remarquer dans président, lorsqu'il fut élu l'un cette assemblée, où il ne siégea des députés du département du que quelques mois, parla sagesse Pas-de-Calais au conseil des cinq- de ses opinions et de ses votes. cents. Une circonstance remarqua- Après le 18 brumaire an 8, M. ble dans les élections de ce dépar- Parent-Réal fut élu membre du tement, en l'an 7, c'est que sur tribunat. Il y demanda, par mohuit députés à élire, la petite ville tion d'ordre, que les présentations d'Ardres, dont la population s'élè à faire par le tribunal de candidat ve à peine à 6oo âines, avait four- pour le sénat-conservateur fussent ni trois députés, dont l'un pour le motivées; il parla contre l'appliconseil des anciens, M. Garnier, cation du principe des cautionneet deux pour le conseil des cinq

le conseil des cinq-' mens aux fonctionnaires et emcents, Mm. Parent-Réal et Saint- ployés non comptables; il com

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battit le projet de loi portant é- plaidoyer prononcé dans une cautablissenient de tribunaux criini se capitale, pour un cultivateur, uels spéciaux; il s'éleva aussi con accusé d'avoir assassiné sa femme, tre la recherche de la paternité dont M. Parent-Réal prit la défenhon avouée, et il prononça de sè, étant commissaire près l'advant le corps- législatif, comine ministration inunicipale de Saintorateur du tribonat, un discours Omer, et qu'il fit acquitter. C'est sur le projet de loi tendant å dé ainsi que durant ses fonctions adclarer que l'armée d'Orient, les ministratives, il voului reprendre administraténńs, les savans et les l'exercice de sa profession pour artistes de l'expédition d’Egyp- servir l'humanité, comme il aima te, avaient également bien mérité toujours aussi à cultiver les sciende la pátrie. Il fut compris, en ces morales et philosophiques, l'an 10, dans le premier cinquiès au milieu même de ses devoirs me sortant, par voie d'élimination, publics. Sa carrière s'est divisée et ne quilta plus depuis cette é entre le barreau, l'adininistration poque la vie privée, que pour et les lettres. Aujourd'hui avocat exercer successivement le ministe à la cour royale de Paris, il se déré d'avocat à la cour de cassation, voue particuliérement à ceux des au conseil d'état et aux conseils travaux de sa profession qui condu roi. Lors de la condamnation' viennent le mieux à la retraite du du général Moreau, par le tribunal cabinet, et qui s'accordent le plus du départerpent criminel de la Sei- 'avec le goût des études littéraires. ne, it offrit d'être son défenseur de M. Pareni-Réal a publié une Pevant la cour de casssation; máis të titė Revue des institutions oratoires générat, refusa de tenter aucune de M. Delamalle, et il est l'un des espèce de recours. Parmi les tra- collaborateurs de la Revue encyclovaux et les succès judiciaires de pèdique. C'est un de ces hommes M. Parent-Réal, l'on a pu distin- si précieux, si honorables qui, gner une demande en prisé à par- en joignant le talent et le goût å tie pour M, đe Boileau, avocat à un noble caractère et å de vastes et Abbeville, et plusieurs mémoires solides connaissances contribuent, sur la question de validité de paie-*ec plus de services que d'éclat, mens effectués en rescriptions de aux continuels progrès du bon esla trésorerie et en mandats faisan! prit dans leur siècle. Il a dû receoffice de rescriptions, pour solde voir comine' un gage de l'estime d'acquisitions de bois nationaux. de tous les bons juges

dans noire Celle contestation, soutenue pour philosophie et dans notre littératula négative, opiniâtrement par le re actuelle, la mentioni distinguee fisc, intéressait pour une somine que M. Lacretelle aîné a faite de de plusieurs' millions, valeur mé lui dans la revue des écrivains qui tallique. le plus grand nombre des ont servi la science judiciaire (." acquéreurs de bois nationaux dans partie de lacollection de ses cuvres, le département du Pas-de-Calais, receinment publiée). C'est la jusainsi que dans plusieurs autres. tice de l'amitié entre des hommes Nous devons aussi mentionner dignes de ne connaître entre eux

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T. XVI.

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mêmes qu’une vérité de conscien à la volonté paternelle, qui l'oblice : cette justice-là ne sait pas gea de se vouer à l'état ecclésiasplus exagérer l'éloge que l'affai- tique. Réduit, pour vivre, à coblir.

pier les factums d'un avocat, et à PARFAIT(N.), inédecin du mi- étudier la théologie pour obtenir nistère de la guerre, et membre de les ordres, Parini se dédommala société de vaccine, a publié: geait de ce double ennui par la 1° Réflexions historiques et criti- lecture de quelques bons poètes ques sur les dangers de la variole qui l'aidèrent à former son goat naturelle, sur les différentes métho et à développer ses talens. Il des de traitement, sur les avantages essaya même de composer des de l’inoculation et les succès de la vers que ses amis, dans l'intérêt vaccine pour l'extinction de la vario- de sa fortune plutôt que de sa réte, 1805, in-8°; 2° Mon Journal putation, l'engagèrent à publier de 1807, ou Voilà les gens du 18e dans un petit recueil qui parut, siècle, 2e édition, i808, in-8°. en 1752, sous le nom de Ripano

PARIDAENS (N.), littérateur Eupilino, que l'auteur emprunbelge, est né à Mons dans le Hai tait à Eupili, ancienne dénominanault autrichien. Après s'être fait tion du lac de Pusiano. Cette pu. connaître avantageusement par blication, quoique prématurée, plusieurs articles insérés dans les lui fit des admirateurs ne pouvant journaux de Bruxelles et par quel- pas encore lui donner des envieux, ques poésies légères, il paraît de- et lui valut l'honneur d'être admis puis quelque temps avoir exclu au sein de l'Arcadie et des Trasforsivement consacré sa plume å mati. Obligé de chercher des rescélébrer les hauts faits de ses conci sources dans le travail, Parini actoyens. Il a fait paraître, en 1819, cepta une place de précepteur un ouvrage intitulé : Fastes de la chez les Borromeo et les SerbelBelgique, destiné å rétracer toutes loni, deux des plus illustres lales actions remarquables dont milles milanaises ; et il put s'acl'histoire, tant ancienne que mo quitter ainsi d'un devoir bien doux derne de ce pays, a consacré le pour son cæur, celui de subvenir souvenir. Cet ouvrage fait égale- aux besoins de sa mère, à laquelle ment honieur au patriotisme et il avait déjà fait le sacrifice de son au talent de son auteur.

modeste héritage. En 1756, PaPARINI (JOSEPH), poète ita- rini se trouva engagé dans une lien, naquit, en 1729, sur les bords querelle littéraire soutenir la du lac de Pusiano, dans le Mila- réputation de Segneri, sévèrenez. Parini père, presque sans for ment jugé par Bandiera dans un tune, se transporta à Milan pour ouvrage intitulé : I Pregiudizi y surveiller lui même l'éducation delle umane lettere ; cette polémide son fils, qu'il plaça au gymnase que ajouta encore à sa réputation; Arcimboldi, sous la direction des mais ce qui établit sa célébrité fut barnabites. Le jeune élève, qu'un la publication du premier chant penchant irrésistible entraînait d'un poëme dans lequel il se inonvers la poésie, dut se soumettre tra l'inventeur d'un nouveau gen

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pour

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re de poésie. Ce poëme, intitulé de ses veux la publication du il Giorno, et divisé en quatre par- Mezzogiorno, qui se fit attendre ties, il Mattino, il Mezzogiorno, jusqu'en 1565. Ces deux poëmes il Vespro, la Notte, contient la découragèrent les imitateurs de description satirique des meurs Bettinelli, d’Algarotti et de Fruet des habitudes d'une classe goni, qui avaient remis à la mode d'hommes qui, pour être la plus les vers affranchis du joug de la éminente dans la société, n'en est rime, que les Italiens désignent pas ordinairement la plus utile. sous le nom de sciolti. Il est posL'auteur prenant le ton de pré- sible que des vers inédiocres cacepteur d'un jeune noble, lui ap- chent leur faiblesse sous le charprend sérieuseinent à consacrer me musical produit par le retour sa matinée à la toilette, son inidi des mêmes sons; mais pour que aux importantes occupations de la les sciolti se soutiennent, ils ont table, le soir à la promenade, et la besoin de frapper l'esprit avant nuit au jeu et aux conversazioni. de caresser l'oreille, car ils repréUne grande vigueur poétique est sentent la poésie des idées plutôt employée dans les fréquens épi- que celle des mots. Le cointe de sodes dont Parini a enrichi son Firmian, gouverneur autrichien poëme; et les actions les plus fri en Lombardie, qui avait encouvoles, les folies les plus extrava- ragé Parini à publier son poëme, gantes, quelquefois même les vi- voulant tirer un ineilleur parti de ces les plus honteux, sont racon sès talens,lui proposa d'écrire un tés avec une solennité de style journal qui eût servi de inodèle à qui en rend l'ironie plus amère. d'ignobles compilations qui cirLa variété des sujets et les nom culaient alors en Italie; il le nombreux portraits des individus cap ma aussi professeur de belles-lettivent l'attention du lecteur, tan tres à la Canobiana, dont les édis que l'exacte et élégante des- coles étaient destinées à combatcription des meurs, la magnifi- tre l'influence des jésuites sur cence du langage et la richesse de l'enseignement. A la suppression la poésie piquent sa curiosité, et de cet ordre, Parini réunit les rendent l'intérêt encore plus vif. chaires d'éloquence et des beauxBien différent des autres poètes arts dans le gynnase de Bréra. italiens qui négligent les vices de Ce fut alors qu'il composa ses leur temps et frondent ceux des Principi delle belle lettere , qui, siècles passés, Parini,rappelant la malgré leur peu de développepoésie à sa destination primitive, ment, furent regardés comme suse sert du prestige des vers pour périeurs à tous ceux dont on arendre sa morale moins austère, vait jusqu'alors fait et frapper de ridicule les travers lie; c'étaient comme les premiède ses contemporains. Il Mattino, res lignes d'un cadre que le

propublié en 1763, fut applaudi par fesseur se chargeait de remplir toute l'Italie, qui admira la nou dans ses leçons. Il travaillait en veauté du genre et la brillante' même temps au Vespro et à la exécution de l'ouvrage; elle hâta Notts, et composait des odes qui

usage en Ita

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