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de l'académie des sciences, dont il sion à la déchéance de Napoléon, est meinbre, ainsi que des prin-. et fut nommé, le 4 juin suivant , cipales académies de l'Europe, pair de France. N'ayant accepté d'une foule de rapports el d'arti- ni place , ni dignité, pendant les cles non moins remarquables par cent jours, en 1815, il a continué la vaste érudition de leur auteur de siéger à la chambre des pairs, que par un style pur, élégant, dont il fait encore partie aujourharmonieux, et par des traits d'u- d'hui (1824). ne piquante originalité. Les dif PEREIRA DE FIGUEIREDO férens journaux de médecine, le (Antoine), célèbre historien et Magasin encyclopédique, le Dic- ihéologien portugais, membre tionnaire des sciences médicales, de l'académie royale des sciences dont il est collaborateur, lui doi- de Portugal, interprète des lanvent aussi des mémoires et arti- gues de la secrétairerie d’état des. cles précieux. M. Percy a, en ou affaires étrangères et de la guertre, publié : 1° Mémoire (con- re , etc. , naquit, le 14 février ronné) sur les ciseaux d'incision, 1725, d'Antoine Pereira et de Paris, 1785, in-4°; 2° Manuel des Marie Figueiredo, habitans du chirurgiens d'armée, Paris, 1792,' bourg de Macao. Ses parens te in-12, avec figures; 3° Pyrotech- destinèrent à la carrière ecclésiasnie chirurgicale pratique, ou l'Art tique, et l'envoyèrent au collège d'appliquer le feu en chirurgie, des jésuites de Villa-Viciosa, on Paris, 1794, in-8°, et une nouvel- il apprit la grammaire, le latin, et le édition en 1810; 4° Réponse la musique. Au sortir de ses étuaux questions épuratoires propo. des, il fut adinis comme musicien sées par la commission de santé, et organistę au monastère de Metz, an 3, in-12; 5° Eloge his- Sainte-Croix de Coïmbre. Il n'y torique de Sabatier, Paris, 1812, resta que quelques mois, et enin-4" et in-8°; 6° Éloge histori tra, en 1744, dans la congregaque ď Anuce Foës, Paris, 1812, tion de l'oratoire de Lisbonne. En in-8°, etc.

1751, il publia des Exercices sur PERE (LE COMTE N.), fut pré- les langues laline et portugaise, i sident du tribunal criminel du dé- l'usage de la congrégation de l'opartement des Hautes-Pyrénées ratoire. Cet ouvrage fortifia la rédans les premières années de la putation dont il jouissait déjà comrévolution, et ensuite député de me grammairien. Néanmoins, son ce département au conseil des an mérite ne fut généralement apciens. 11 se inontra favorable à la précié qu'après la publication révolution du 18 brumaire an 8, qu'il fit, en 1952, de sa Nouvelle devint membre de la commission méthode de la grammaire latine; interinédiaire du conseil et mem

cet ouvrage eut 10 éditions. Il fut bre du sénat - conservateur au choisi, dans la même année, pour mois de décembre 1996, enfin, enseigner sa méthode, emploi comte de l'empire et comman qu'il exerça jusqu'en 1755, lorsdeur de la légion-d'honneur. Le qu'il fitt forcé, par suite du treinj' avril 1814, il donna son adhé blement de terre dont il faillit e

ou

tre victime, de passer dans la mai- vés au pape, toutes les fois que le son de Notre-Daine des Nécessités bien public et la nécessité le dedépendante de sa congrégation. mandent. Cet ouvrage, estimé par Là il commença à enseigner la les uns et critiqué par les autres, rhétorique; mais son extrême ap a été traduit en plusieurs langues, plication au travail le força, par el cité par les plus habiles théoloordre des médecins, de se relirer giens et canonistes de tous les à Viseu, dans la province de Bei- pays. On dit que la traduction ra, dont le climat améliora sa san- française fut faite par un avocat té. Bien accueilli de l'évêque de du parlement de Paris, à l'insticette ville, D. Jules-François de gation de l'abbé de Bellegarde, Oliveira, que l'oratoire avait chanoine d'Utrecht, ami et corcoinpté parmi ses membres, Pe- respondant de Pereira de Figueireira de Figueiredo comptait faire redo. » Ces tristes débats failliun long séjour dans sa nouvelle rent coûter la vie au roi de Porretraite. La faveur du prélat fut tugal, qui n'échappa qu'avec peide peu de durée, et il fut obligé de ne au fer d'un assassin. Pour rense fixer à Porto. Sa santé se réta- dre la tranquillité à ses états, ce blit entièrement dans cette ville, prince défendit, en 1760, sous les et, en 1769, il retourna à Lis- peines les plus sévères, toute bonne. Choisi pour enseigner la communication spirituelle thévlogie , il se vit bientôt appe- temporelle avec la cour de Rolé, par suite des longues dissen me. Les évêques portugais rentions du Portugal avec la cour de trèrent ainsi dans leurs droits, et Rome, à combattre en faveur de c'est dans ces circonstances que sa patrie contre cette même cour. fut publié l'ouvrage du savant Il le fit avec succès. Il provoqua théologien Pereira de Figueireet dirigea, en 1765, les célèbres do, l'homme le plus savant de son thèses par lesquelles il prouvait siècle. Joseph I", pour récompenque les rois avaient un souverain ser les services de ce savant, le pouvoir sur les biens des ecclé nomma député ordinaire du trisiastiques : système consigné dans bunal de censure, emploi qu'il le recueil intitulé Collectio thesiu conserva, de sa création, en 1968, , imprimé à Paris en 1768, et jusqu'à son extinction. Joseph [er ou l'on trouve quelques-uns des lui donna l'ordre, en 1569, de principes de la constitution civile quitter la robe de l'oratoire

pour du clergé de France de 1791. Dans remplir à sa cour le double emson ouvrage qui parut sous le titre ploi de premier interprète des landeTentativa theologica, etc., il sou- gues de la secrétairerie d'état des tient « que lorsque le recours au affaires étrangères, et de la sesaint-siége trouve des obstacles, crétairerie de la gerre. Il exerça la faculté de dispenser des empê- ces fonctions jusqu'à sa mort, archemens de mariage est dévolue rivée le 14 août 1797. Pereira de aux évêques, aussi-bien que celle Figueiredo a trailuit une foule de de pourvoir aux besoins spirituels pièces et de documens olliciels, des fidèles dans tous les cas réser. soit

par

ordre du roi, soit par ce

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ce

lui du principal ministre, le mar 5° il a donné, en 1756, un Com-
quis de Pombal, qui chargea, en mentaire latin et portugais , avec
outre, cet historien de traduire les des notes sur le tremblement de
nouveaux statuts de l'université de terre et l'incendie de Lisbonne;
Coïinbre, « dans le bon latin, disait 6', en 1761, des Eprémérides de
» le ministre, qu'il avait coutume ce qui s'est passé en Portugal, de-
» d'écrire. » Les nombreux travaux puis le tremblement de terre jusqu'à
auxquels l'assujétissait son emploi l'expulsion des jésuites; 7° un ma-
ne l'éloignèrent pas de la carrière nuscrit sous le titre de Lusitania
littéraire. Il a transporté dans sa sacra, ou état ancien et moderne
langue maternelle une foule d'ou de l'église de Portugal; 8° des
vrages de divers auteurs étran- Eloges, Inscriptions, etc., dans
gers, et a composé un nombre lesquels il célébrait les grands
considérable de dissertations, thè événemens du règne de Jo-
ses et écrits théologiques, dont seph I's et les services que ren-
l'énumération occuperait plu- daient à l'état les premiers fonc-
sieurs colonnes. Ce qu'il a fait, tionnaires publics; 9o enfin, son
d'un intérêt plus général en ce principal ouvrage, la Bible, tout
genre , sont : 1° Elémens entière traduite en portugais, avec
d'histoire ecclésiastique en forme préface et ootes, a paru en 23 vol.
de dialogues , 2 vol. in-8°, 1765: in-8o. Il donda d'abord, en 6 vol.,
le premier contient les élémens l'histoire du Nouveau-Testament,
de la chronologie, et le second, dédiée au cardioal Da Cumha,
ceux de la géographie; deux au 1778; puis 17 vol. de l'Ancien-
tres volumes, restés manuscrits, Testament, de 1783 à 1790 : l'ou-
renferment l'histoire des conciles vrage a presque entièreinent été
avec des remarques, observations, imprimé à l'imprimerie royale.
etc., sur les écrits des SS. PP.; Les livres apocryphes ont aussi
2° les Portugais aux conciles - . été traduits par Pereira de Fi-
néraux, ou Relation des ambassa. gueiredo, mais ils n'ont pas été
deurs, prélats et docteurs portu- publiés. Il était au moment de
gais, qui ont assistė aux conciles mettre au jour une nouvelle édi-
généraux d’Occident, depuis les tion, revue avec soin, de la Bible,
deux premiers de Latran jusqu'à lorsqu'il mourut. Il fut vivernent
celui de Trente, in-4°, 1787; 3o regretlé pour ses talens' et ses
Analyse de la profession de foi de
Pie IV, in-4°, 1791, ouvrage mu-

PERÈS (Joachim), avocat à
tilé
par

la censure, réimprimé en Mirande à l'époque de la réyoluitalien, en 1792, avec des notes: tion, fut nommé, en 1789, député il existe encore de celte analyse du tiers - état de la sénéchaussée une traduction en espagnol, faite d'Auch aux états-généraux, puis de concert avec l'auteur, et une élu en 1792, par le département du traduction en français par M. Gers, député suppléant à la convenMouton; elles sont restées inédi tion pationale, ou il fut appelé tes; 4° de Verbo Dei scripto et tra vers la fin de la session. En 1795, dito, imprimerie royale, 1792; il pašsa au conseil des cinq-cents,

vertis.

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T. XVI.

10

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te pour

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et parla le 22 décembre 1796 sur ment à la paix; il fut de l'avis du le projet d'amnistie pour

délits re

sursis. En 1794, M. Perès-Lalatifs à la révolution ; le 1" mai, gesse parla avec beaucoup de chail signala les prêtres réfractaires leur en faveur d'un grand nomcomme les ennemis les plus opi- bre de citoyens du Nord, presque niâtres de la révolution, et sollici tous cultivateurs, qui avaient été ta contre eux des mesures sévères; incarcérés comme complices de le 5 janvier 1797, il denonca les l'étranger. A la fin de 1795, il se maisons de jeux, dont le nombre se rendit à l'armée de Sambre-etmultipliait d'une manière effrayan- Meuse, d'où il transinit à la con

la morale et la tran vention les voeux des Belges pour quillité des pères de famille; le 9 leur réunion à la France. Devenu juillet il s'opposa au décret en fa- membre du conseil des cinq-cents, veur des fugitifs de Toulon; le jer il continua à professer des princimai 1798, il parla en faveur des pes de sagesse et de modération, citoyeus inscrits sur les listes d'é-, et réfuta Perés (du Gers), qui migrés, et essaya de prouver que s'opposait à une amnistie en fala loi du 19 fructidor (5 septembre veur des citoyens détenus pour 1797), était injuste et désastreuse, opinions politiques. Il avait, peu en ce qu'elle exposait à être arrê de jours auparavant, proposé tés et fusillés dans les vingt-qua- d'indemniser les parens des contre heures, des individus qui bien damnés, en les autorisant à faire souvent ignoraient l'inscription de des acquisitions de biens natioleurs noms sur les listes fatales. Il

naux avec les bons qu'on leur asortit de cette assetnblée, et de vint, vait délivrés, en remplacement de après le 18 brumaire an 8, mem leurs biens vendus. Il appela l’albre du conseil de préfecture du tention du conseil, dont il était dedépartement du Gers, fonctions Yenu secrétaire, sur les hôpitaux, qu'il a exercées jusqu'en 1832. U et la loi qui les avait dépouillés. ne biographie moderne prétend En août, il signala les prêtres déqu'il avait été nommé, par le gou- portés et rentrés, comme les envernement consulaire,préfet du dé- nemis de la chose publique ; il partement de Sambre-et-Meuse ; coopéra ensuite à la révolution c'est une erreur: ce fut Perès-La- du 18 fructidor an 5. Il présenta, gesse, dont l'article suit.

le. 17 février 1798, une adresse de PERES-LAGESSE (EMMANUEL), la ville de Toulouse, contre la né le 22 mai 1752, était avocat en cour de Roine, sortit du conseil 1789, lorsqu'il fut élu député dans le mois de mai, et fut réélu suppléant du tiers-état du pays de aussitôt à celui des anciens, dont Rivière-Verdun, aux états-géné- il fut successivement secrétaire et raux, où il ne parut point. Nom- président. Enthousiaste de la gloimé, au mois de septembre 1992, re nationale, il célébra souvent à şléputé du département de la la tribune, la valeur et le succès Haute-Garonne, à la convention de nos armées, et particulièrenationale, il vota dans le procès du ment les faits brillans de l'armée roi la détention et le baonisse- d'Italie. Il s'occupa vivement d'a

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méliorer le sort des Belges, et fit bins, comme vendu à l'étranger, supprimer les ordres religieux de il fut enfermé à Saint-Lazare avec ce pays. Après le 18 brumaire an Défieux. Vincent et Ronsin vin8, il fut nommé préfet du dépar- rent fréquemment les visiter dans tement de Sambre-el-Meuse, ou leurs prison. Pereyra fut condamil ne cessa de mériter l'estime et

né à mort le 4 germinal an 2 (24 la reconnaissance publiques. Il en mars 1591), comme complice de exerça les fonctions jusqu'en 1814, la faction des hébertistes. époque à laquelle les Français fus PERGEN (LE COMTE ve), grandrent contraints de renoncer aux maréchal des états d'Autriche et mi. provinces belgiques.

nistre de la police sous Joseph II, PERETTI- DELLA - ROCCA, fut envoyé à Londres par l'empegrand-vicaire d’Aleria, fut nominé reur François II, en avril 1795, député du clergé de Corse aux é- pour ratifier les articles d'un traité tais-généraux en 1789. Partisan de subsides que l'Autriche venait exagéré toutes les anciennes de conclure avec l'Angleterre. Dedocirines, il ne voulut pas recon puis, en 1997, l’empereur le nomnaître le besoin qu'avait la France ma un de ses ministres plénipode nouvelles institutions, et ne tentiaires au congrès de Rastadt. rendit pas justice aux intentions de Le comte de Pergen mourut quell'assemblée constituante. Dès le

ques années après. principe , Peretti-della-Roeca se PÉRIER (MM.), députés, etc. déclara l'auter d'une lettre écrite (voy., le Suppl. du présent vol.) de Corse contre les décrets de cette PÉRIER (LES FRères Jacquesassemblée , et depuis il signa les CONSTANTIN et Auguste Charles), protestations des i 2 et 15 septem- tous deux nés à Paris , se livrėbre 1991. Depuis cette époque, de- rent, avec un 3° frère, le plus jeuvenu étranger aux affaires publi- ne d'entre eux, qui mourut à l'aques, il est resté dans l'obscurité.

ge de 24 ans, à l'étude des arts PEREYRA (JOSEPH), naquit à mécaniques. Leur premier ouvraBayonne en 1943, d'une famille ge, la pompe centrifuge, que Jacbeige. Etant venu s'établir à Pa- ques - Constantin et Augusteris comme manufacturier de ta Charles exécutérent de concert, bac, il se prononça fortement on donna de grandes espérances de faveur de la révolution française, la réunion de leurs talens, et l'é. se lia avec la société des corde- tablissement du Conservatoire liers, partagea en 1793 la mission des arts et

méliers compte de Dubuisson auprès de Dumou- parmi les choses remarquables riez, et fit ensuite partie du comité qu'il renferme dans ses salles, la central révolutionnaire de la com- galerie des modèles qu'ils exécuinune de Paris, qui, sous la direc. tèrent pour le duc d'Orléans. tion.de Marat, contribua à assurer Jaeques - Constantin, voulant se le triomphe de la Montagne sur la perfectionner dans la connaissance Gironde au 31 mai 1793. Depuis, du mécanisme et des nombreuses ayant déplu à Robespierre, qui l'a- applications des machines à vavait fait chasser du club des Jaco- pour, fit cinq voyages successifs

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