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sociétés savantes nationales et é- réimprimée pour la quatrième trangères, fit ses études médica fois en 1810, iu-8°; 8° Notice sur les à Edimbourg, et y reçut le une préparation particulière du doctorat en 1786. Sa thèse inau- poisson salé, in-8°, 1812; 9o Desgurale, qu'il publia à cette épo- cription de la peste, in-8°, 1813. que, et qui fut remarquée, porte PEARSON (Georges), médece titre: Dissertatio inauguralis de cin, membre de la société, royale Scrophulâ. Il fut nommé méde- de médicine de Londres, est né cin de l'hôpital de Birmingham, dans le comté de Derby. Son pèou il se distingua par ses soins et re, inédecin distingué, le fit éleson zèle. Sa réputation, comme ver avec soin et l'envoya à Edimsavant et comme praticien, le fit bourg, ou ses connaissances en bientôt connaître à Londres, où, médecine lui procurèrent bientôt s'étant rendu vers i

1790,

il forma son admission parmi les membres une clientelle nombreuse et bril- de la société de médecine de cet. Jante. Il s'associa à ses confrères te ville; plus tard, le célèbre docHutton et Flaw pour la rédaction teur J. Brown, son concurrrent d'un Abrégé des transactions phi- pour la présidence de la même losophiques. La partie des ou- société, ne l'emporta que d'un vrages de médecine et la bio. seul suffrage. Pearson fut reçu graphie médicale lui furent con docteur, en 1773, sur sa thèse fiées. La faiblesse de sa santé ne De Putredine, qui fait partie du lui permit pas de se livrer long premier volume des Commentaitemps à des travaux si multipliés; res médicaux d'Edimbourg. Il suiil fut obligé de renoncer à l'exer- vit, étant à l'université, les cours cice de sa profession, et il se reti- d’Adam Ferguson, et composa ra à Reading. Le docteur Pearson une dissertation sur l'approbation a publié les vuvrages suivans: morale (morale approbation), que 1° De la nature et des propriétés Ferguson honora de son suffrades différentes espèces d'air, en ge, et qui valut à Pearson l'amire qui est relatif à l'usage qu'en tié de ce célèbre professeur. Pearfait la médecine, in-8°, 1994; son se rendit à Londres, où il fré20 Argumens en faveur de la dia- quenta les hôpitaux, et voyagea thesis inflammatoire considérée dans ensuite en France, en Allemagne l'hidrophobie, in-8°, 1798, secon et en Hollande, pour s'y perfecde édition, 1812; 3° Observations tionner dans la science qu'il culsur les fièvres bilieuses , in-8', tivait. De retour à Londres en 1799; 4° Observations sur la fièvre 1777, il n'a plus quitté cette ville, catarrhale, in-8°, 1803; 5° Es où il est généralement estimé. Un quisse d'un projet pour arrêter les reproche est cependant adressé progrès de la contagion, in-8°, à cet honorable praticien : c'est 1804; 6° Synopsis pratique de la d'avoir imprudernment prétendu, matière alimentaire et de la maliè, lorsque le parlement anglais déli-. re médicale, in-8°, 1808; 7° Thesuu- béra sur la récompense à accorrus medicamentorum, collection der à l'illustre Jenner (voyez ce de formules médicales, qui a été nom), qu'il méritait mieux cette

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récompense que l'ami de l'huma » aux fonctionnaires que vous vounité, à qui l'on doit l'inexprima- » lez chasser, mais j'aime encore ble bienfait de la découverte de la » mieux les mouches repues, que les vaccine.

» mouches affamées : les premières PECHELIN (LE BARON DE), gé "piquent moins. » A ces mots, un néral suédois, né en 1720, était cri général d'indignation s'éleva entré au service de son pays dès sa contre lui , et un représentant jeunesse, et s'était distingué par ayant proposé de le chasser luison courage et ses lalens, dans les même de l'assemblée, on alla surdeux guerres malheureuses que la le-champ aux voix, et il fut, i Suède eut à soutenir contre les une grande inajorité, exclu de son Russes, en Finlande, et les Prus ordre. Le roi Gustave III, par sa siens, en Poinéranie. Il prit en

révolution militaire de 1772, parsuite une part active aux dissen vint å terrasser les deux partis, et tions politiques qui agitèrent long. la couronne victorieuse effaça tous temps sa patrie. Deux partis s'y les emblèmes de la liberté. Il ne poursuivaient avec acharnement. fut bientôt plus question ni de Ils avaient pris chacun pour signe bonnets, ni de chapeaux, mais les de ralliement, un des einblêmes membres épars des deux partis se de la liberté, le chapeau de Guil - réunirent quelques années plus laume Tell, ou le bondet de la tard, et formérent celui des padéesse, et on les distinguait Iriotes, qui s'opposa avec vigueur sous les titres bizarres de Cha au parti des royalistes exagérés. peaux et de Bonnets. Le général Pechelin avait prédit la révoluPechelin ne se dévoua ni à l’un tion que Gustave méditait, et vi å l'autre exclusivement. Il ten- cherchait tous les moyens

de la de former un parti intermé- l'empêcher d'éclater. Les étatsdiaire d'hommes comme lui, fran- généraux de Suède, réunis i Stockchement indépendans, et se vit, holm, depuis un an ordonnèrent, à pendant quelque temps, caressé la première nouvelle des troubles tour à tour par les deux partis, qui se manifestaient dans le midi qui chacun voulait s'appuyer du du royaume, à ce général d'alrenfort que Pechelin et les siens ler se mettre à la tête de quelpouvaient lui amener, mais tous ques troupes fidèles à la constitudeux se réunirent enfin contre lui. tion. Le roi, de son côté, envoya Pendant une diète orageuse, une un des jeunes officiers de sa cour, faction prit enfin le dessus, et a. pour l'arrêter en chemin; celuibusant, comme toutes les factions, ci l'alteignit en effet, mais ne put de son triomphe, elle voulut chas exécuter ses ordres. « Il appartient serdu sénat, et des différentes fonc » bien, dit Pechelin en portant la tions publiques, les hommes qui » main sur son épée, à un blancne lui appartenaient point. Le gé- »bec de cour comme vous, d'arnéral indépendant s'opposa avec » rêter un général qui a une misson énergie habituelle , à celte »sion des états du royaume! Remesure inique : « Je ne suis pulle » tournez sur-le-champ d'où vous » ment attaché,s'écria-t-il un jour, » êtes venu, ou je vous fais arrêter

» vous-même! » et il continua sa dormirait plus jusqu'à ce qu'il route; mais il trouva la soldates eat avoué son crime, et nommé que déjà gagnée. En 1989, il s'op- tous ses complices. Deux hommes posa, avec aussi peu de succès, à se relayèrent d'heure en heure, la nouvelle révolution que Gus de jour et de nuit, et l'empêchetave opéra en complément de la rent, en effet, de se livrer au soinpreinière. Ce monarque fit alors meil. On crut enfin avoir cause arrêter le comte de Fersen, le gagnée. Il demande un jour un général Horn, et les principaux prêtre pour se confesser et recemembres de l'ordre de la nobles voir l'absolution de tous ses pése, et publia une nouvelle consti chés. Un ministre du saint Évantution, portant le titre d'Acle de gile lut choisi par la police, et se sûretė, par lequel il s'investissait rendit aussitôt près du pénitent, du reste de pouvoir qu'il n'avait qu'il trouva étendu sur un mépoint cru devoir exiger des états chant grabat, et qui paraissait exgénéraux en 1772. Lors de la ténué de fatigue. Pechelin demancatastrophe qui termina le re- da la permission de se recueillir gne et la vie de ce prince, le pendant quelques instans, en vieux général Pechelin fut encore ayant bien long à dire, et se tõurarrêté comme un des principaux nant ensuite vers le mur, s'encomplices d’Anckarstroem. Le mi- dormit d'un profond sommeil, nistère public l'accusait d'avoir eu que l'honnête ecclésiastique, ému pleine connaissance de cette tra de pitic, lui permit d'achever en me ourdie chez lui, et d'avoir pro paix. A són réveil, il lui serra la mis aux conjurés de se charger, inain, et lui dit : « Je n'ai plus bemalgré son grand âge, de près de soin de votre ministère. » Un ca23 ans, du commandement de pitaine de la garde bourgeoise, Stockholm, après la réussite du iailleur de son métier, était au complot. Ces faits ne purent être nombre des gardiens du prisonprouvés. Il ne reconnut aucun des nier, et lui répétait sans cesse la nombreux accusés qui lui furent phrase convenue: « Avouez tout, confrontés, et il ne se présenta ogénéral, vous n'avez plus qu'un point de témoignages graves à sa » pied sur la terre, l'autre est déjà charge. Le chef de la police redou » au fond de la tombe. - La posibla d'efforts pour obtenir un aveu » tion est sans doute pénible, dit auquel il nettait la plus haute im » enfin celui-ci, mais vous pourportance, el n'y put réussir. La > riez l'adoucir, capitaine; fourquestion ordinaire et extraordinai » nissez un vêtement commode à re, ainsi

que toutes les tortures, a » un pauvre vieillard qui a un pied vaient été abolies par une loi for »ici haut, et l'autre là-bas, et n'y melle, pendant le règne même de répargnez pas le drap. » A près la Gustave III; mais on crut pouvoir mort du roi et le supplice de son suppléer, en cette circonstance, meurtrier Anckarstroem, le zèle aux moyens que la législation du chef de la police se ralentit, nouvelle enlevait à la police. On et on laissa dormir l'accusé, dont déclara au vieux général qu'il ne aussi bien on n'espéra plus rien

tirer. N'ayant été convaincu d’au- . rés, dont le:feri bit;'ar Contraire; cun délit , il fut cependant trans- éproarer uricoperte considérable porté dans la forteresse de Ward à l'ennemi. Le colonel Pecheux berg, sur les bords de la mer, ne déploya ni moins de valeur; pour y altendre, était-il dit, le ju- ni moins de talens, dans les camgement de Dieu, les hommes pagnes de Prusse et de Pologne; n'ayant pu, quelque envie qu'ils il se battit à Schleitz, à Iéna, charen eussent, le condamner laute gea, à la tête de son régiment, à de preuves ; mais il n'y fut plus l'affaire de Halle, et culbuta la maltraité. On l'accusa bientôt de réserve du prince de Wurtempervertir l'esprit des bourgeois de berg. Il se distingua à la prise cette petite ville , qui lui don d'assaut de Lubeck, au combat naient des soins, et de les rendre de Spandau, en 1807, et enfin, à tous patriotes. Le général Peche- la bataille de Friedland, où son lin mourut à Wardberg, presque régiment fit partie de la réserve. octogénaire. Son fils, militaire En 1808, il passa en Espagne, et distingué, occupait un grade su- s'empara, le 10 novembre de la périeur dans l'armée suédoise. même année, conjointement avec

PECHEUX (LE BABON MARC- le 94me régiment, du plateau de Nicolas-Louis), lieutenant-géné- Spinosa. Décoré, pour ce beau ral, commandant de la légion- fait d'armes, de la croix de comd'honneur, et chevalier de Saint- mandant de la légion-d'honneur, Louis, est né le 28 janvier 1769, le colonel Pecheux se distingua à Bucilly, près Vervins, départe- de nouveau à Tudela et à la prise ment de l'Aisne. Au moment ou de Madrid. Le 13 janvier 180g, il l'Europe coalisée s'arma contre la se battit à Velės, le 18 mars à AlFrance, il prit les armes pour la maras, et le 28 à Médellin, où il défense de nos frontières, et pai eut une part importante à la détit comme capitaine, dans un ba- faite des Espagnols. A Talavera, taillon de volontaires de l'Aisne. son corps fut un de ceux qui charPromu presque aussitôt au grade gèrent sur ce fameux mamelon, de chef de bataillon, il fit, avec contre lequel, par une fatalité indistinction, les campagnes d'Ita- concevable, on ne dirigea que des lie, pendant lesquelles il obtint le efforts partiels. L'armée conserva cominandement d'une demi-bri ses positions, mais elle ne put gade. Le corps qui était sous ses enlever celles de l'ennemi. Le coordres, ayant été détruit, il passa lonel Pecheux combattit le 19 noau 95e régiment d'infanterie de vembre, et contribua à la brillante ligne, qu'il commanda dans le victoire d’Ocana, après laquelle Hanovre; il fit ensuite la campa- . l'armée éprouva peu de résistance gne de 1805, en Autriche, et mon- jusqu'à Cadix. En 1810, pendant tra, à la bataille d'Austerlitz, ce le siége de celte ville , l'un des courage tranquille qui le distin- plus anciens colonels de l'armée, gue éminemment. Les charges de et l'un des plus estimés, il fut éla cavalerie de la garde impériale levé au grade de général de brirusse, ne purent entamer ses car gade, auquel l'appelaicot, depuis

SVI

Long-temps, ses serviers et ses bourg, où il se maintint pendant
connaissance's militairės. Pourvu la campagne de France. Après la
alors du commandement de la première restauration, en 1814,
ville de Xerès, il y resta jusqu'à il fut nommé chevalier de Saint-
la fin de 1811, époque à laquelle Louis; pendant les cent jours, en
il fut employé au siège de Tarifa, 1815, il commanda, à l'arınée du
sur le détroit de Gibraltar. Quel- nord, une division sous les ordres
que temps après, le général Pe- du général Grouchy. Après la ba-
cheux fit chargé du commande- taille de Waterloo, il se retira dans
ment important de l'aile gauche le sein de sa famille, où il s'occu-
des troupes employées au siége de pait de l'exploitation de ses pro-
Cadix. À la retraite de l'Andalou. priétés, lorsqu'il fut appelé, en
sie, ct pendant la poursuite du 1818, au commandement de la
général anglais Wellington, le 12 me division militaire, à Nantes.
inaréchal Soult lui confia l'avant- Le général Pecheux conserva pen
garde de l'armée, avec laquelle il de temps ce poste difficile, et fut
culbuta l'arrière-garde anglaise à nommé inspecteur d'infanterie.
Samunos. Au commencement de Depuis 1820 jusqu'en 1823, il ne
1813, le général Pecheux quitta fut pas employé; mais alors le
I 'Espagne, fut nommé général de ministre de la guerre, le duc de
Jivision , et passa en Allemagne, Bellune, qui plus que personne
où il eut un commandement sous avait apprécié son mérite, l'appe-
les ordres du maréchal princela à l'arınée d'Espagne, dans le
d'Eckmühl ! royez Davoust), En corps d’armée du maréchal Lau-
septembre de la même année, il riston. Le général Pecheux con-
recut l'ordre de se porter sur May. tribua puissamment à la prise de
debourg, avec sa division, com Pampelune, l'un des faits d'armes
posée de 8000 hommes, afin de les plus importans de cette guerre.
déloger les troupes ennemies qui A la rentrée de l'arınée en Fran-
occupaient la rive gauche de l’E! re, il s'est de nouveau retiré dans
be. Des lettres interceptées appri- ses foyers. Le général Pecheux a
rent au général comte de Walmo- conservé dans les camps la simpli-
den, les intentions du général Pe. cité de mours des généraux des
cheux. Pour les prévenir, il fit des premiers temps de la république
dispositions si habiles, qu'en dé- romaine : il en a la valeur antique
robant aux Français le nombre de et le désintéressement.
ses troupes, il les attaqna avec PEDRINI (N.), partisan de la
des forces tellement supérieures, révolution en Italie , fut nommé,
qu'ils furent obligés de battre en en 1796, député au congrès cisal-
retraite, après avoir opposé

une pin acquit alors de la célérésistance que le comte de Wal: brité, et peut être considéré commoden lui-même ne put s'empê- me l'un des membres qui influècher d'admirer, en la qualifiant rent le plus sur les délibérations d'étonnante dans son rapport of- de l'assemblée. Il paraissait freficiel. A la fin de 1813, le général quemment à la tribune, et prenait Pecheux fut enteriné dans Magde- la parole dans presque toutes les

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