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opinions et les démarches de l'au. aussi inséré, dans le tome xv de son teur des cartons, la Réponse de la- édition de Bossuet, une Dissertation mi de province, et la Réponse à l'au- sur la nécessité d'une immolation ,teur de la Dissertation , trois écrits réelle, actuellement présente dans du père Lambert', et tous trois de le sacrifice de la messe. L'abbé Plow1779; - Entretien d'Eusébe et de den ne prit point part à cette dispuThéophile, sur le sacrifice de la te, ou du moins ne publia rien, messe; Lettre à l'auteur de la Dis- mais , d'après ce qui est dit de lui sertation ; Réponse aux Observa- dans plusieurs des ouvrages ci-dessus, tions , trois brochures de Larrière ; on voit qu'il vivait encore. Il paraît -Eclaircissement pacifique sur les être mort vers 1787. Nous avons sence et les différentes parties du cru que les détails précédents sur la sacrifice de J.-C., ou Lettre d'un controverse à laquelle il a donné prieur à l'abbesse, 28 août et 31 lieu , ne pouvaient être mieux placés octobre 1979, par l'abbé Boulliette, qu'à son article. Nous n'ajouterons chanoine d'Auxerre; — Lettre d'un qu'une chose, c'est que cette conami à l'auteur de la Dissertation, troverse se passa entre les appelants par Joseph Massillon, neveu de l'é- seuls. .

P-C-T. vêque; - DelImmolation de J.-C., PLOWDEN (CHARLES ), jésuite, dans le sacrifice de la messe, 1778, de la même famille que le précédent, et Lettre à M. l'abbé ***, soi-disant né en Angleterre, le jer. mai 1743, de l'ordre des Minimes , 1981: ces fut envoyé à Rome pour ses études, deux écrits sont de dom Labat, bé et y entra dans la Société, en 1759. nédictin. Tous ces écrivains sont plus Il retourna dans sa patrie, après le ou moins opposés à Pelvert. Quel- bref de suppression de 1773, et s'y ques-uns, comme Jabineau et Lar- appliquà à l'exercice du ministère et rière, prétendaient qu'il n'y avait là à la composition de divers ouvrages. qu'une dispute de mots. Le plus vif Il refusa, en 1789, de signer la pro-, est le père Lambert , qui maltraite testation dressée par le comité cathoassez l'auteur de la Dissertation, et lique, et se montra fort opposé à ce qui déplore la division entre les ap- comité, dans les différends qui surpelants, et l'état d'affaiblissement où vinrent entre ses membres et les ils étaient réduits. Pelvert trouva un evêques. Il écrivit surtout, contre défenseur dans l'abbé Mey , qui don- MM. Beringtonet Butler, lorsque les na des Observations sur la lettre de Jésuites cherchèrent à se réuniren AnM. L. (Larrière); puis de Nouvelles gleterre. Plowden fut un des plus zélés observations, et la Lettre du révé- pour rétablir la Société. Il devint prérend père ***, de l'ordre des Mini sident du collége catholique de Stomes, à un docteur de Sorbonne, nyhurst, établissement considérable sur l'écrit De l'immolation. On á dans le comté de Lancastre. En 1820, encore, sur cette controverse , le il fit le voyage de Rome pour les afVrai état de la dispute , ou Lettre faires de son corps: il retournait dans à un ecclésiastique, sur la dispute sa patrie, lorsqu'il mourut subiteau sujet du sacrifice, 12 février ment, le 13 juin 1821, à Jougne, en 1781, par l'avocat Le Paige. Tous Franche-Comté, au moment où il ces écrits sont in-12, et parurent allait monter en voiture pour contisans nom d'auteur. Dom Deforis a nuer son voyage, Charles Plowden

était fort zélé pour les droits du Saint- ne néghgea rien pour lui procurer les Siége et pour les intérêts de son corps; avantages d'une bonne éducation. La il eut, dans les derniers temps , quel douceur de son caractère, et son apques démelés avec les vicaires aposto- plication à l'étude, lui méritèrent liques anglais. On l'accuse d'avoir été l'estime de ses maîtres, dont il astrop vif dans la dispute. Nous cite- pira bientôt à partager les fonctions. rons de lui : 1. Discours prononcé Ayingt-deux ans , il fut nommé propour le sacre de M. Douglass , vi- fesseur d'humanités au collége de sa caire apostolique de Londres, 1791, ville natale; et ilnetarda pas à passer in-8°. II. Considérations sur l'opi- dans la chaire de rhétorique , qu'ji nion moderne de la faillibilité du remplit avec une égale distinction. Il Saint - Siege dans la décision des venait d'être admis dans l'état eccléquestions dogmatiques , Londres, siastique, lorsque l'évêque de Laon 1790. III. Observations sur le ser- lui fit offrir la principalité de son colment proposé aux catholiques an- lége; et, malgré les instances de ses glais, 1791. IV. Réponse au deuxiè- compatriotes, il accepta cette place, me Livre bleu, 1791(1). V. Lettre de dans l'espoir de n'y être point inM. C.Plowden aux catholiques pour quiété sur ses opinions religieuses. justifier sa conduite. VI. Remarques Il s'associa des collaborateurs aussi sur les écrits de M. Joseph Bering- zelés qu'instruits, et parvint, en peu ton, 1732 , in-8°. VII. Remarques de temps, à ranimer le goût des bonsur les Mémoires de Grégoire Pan- nes études, dans une ville où elles zani , précédées d'une lettre à M. étaient fort négligées. Mais la vie laBerington, 1794. VIII. Lettre à borieuse qu'il menait, et son éloiM. Charles Butler, sur la protesta gnement pour les disputes, n'empêtion des catholiques, 1996, in-80. chèrent pas que sa tranquillité n'y Tous ces écrits sont en anglais. fût troublée. Dénoncé comme proCharles Plowden avait deux frères, fessant des sentiments opposés à la Robert et François. Le premier, qui Bulle Unigenitus, il aima mieux reétait aussi prêtre, est auteur d'une noncer à sa place que de signer une Lettre à Francois Plowden, 170h. formule de rétractation, qu'on lui in-8°, où il relève quelques erreurs présentait. La franchise avec laquelthéologiques de ce dernier. François le il s'était expliqué dans cette occaest connu par une Histoire d'Irlande, sion, ôta tout espoir de le gagner; qui le força de quitter sa patrie; et ses supérieurs sollicitèrent une let. par des Lettres à sir John-Cox Hip- tre de cachet pour le faire enfermer. pisley , et par d'autres écrits politi- Heureusement la recommandation ques.

P-----. de Rollin lui fit trouver un asile chez PLUCHE (NOEL-ANTOINE ), litté- l'intendant de Normandie, qui lui rateur aussi savant qu'ingénieux, né à confia l'éducation de son fils. PenReims (2) en 1688, resta , fort jeune, dant son sejour a Ko orphelin, et fut élevé par sa mère, qui che donna des leçons de physique

au fils de lord Stafford; et, pour

pouvoir communiquer plus facile(1) On appela Livre blert un recueil de lettres et d'adresses du comité catholique, dans ses différends ayec les vicaires apostoliques.

l'anglais. Le hasard lui ayant fait (1) Ou à Rethel, diocèse de Reims, selon la Fran

découvrir un acte intéressant pour

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la couronne, il s'empressa de l'en- cle de la nature, ou Entretiens sur voyer au cardinal de Fleury, pour l'histoire naturelle et les sciences, le déposer aux archives royales. En Paris, 1932, 8 tomes en g vol. inrécompense de ce service , le minis. 12. Malgré la diffusion du style, cet tre lui fit obtenir un riche prieuré, ouvrage est agréable et instructif: il qu'il refusa , pour n'être pas obligé renferme des notions simples et claide signer l'acceptation de la Bulle; res des principaux phénomènes de mais il reçut une petite gratisica- la physique, de l'histoire naturelle tion pécuniaire, qui paya les frais et des procédés des arts mécaniques; de son voyage et de son établisse. et l'on doit reconnaître que l'abbé ment à Paris , où il vécut du pro. Pluche a contribué aux progrès que duit des leçons d'histoire et de géoces sciences ont faits parmi nous , graphie qu'il donnait à des jeunes en en répandant le goût dans toutes gens. Mais il renonça bientôt à l'en- les classes. On dit que ce fut d'aseignement pour travailler au Spec- près l'avis judicieux de Rollin, qu'il tacle de la nature , ouvrage dont il répandit sur son ouvrage un charme avait conçu l'idée dans le temps qu'il particulier, en remontant sans cesse expliquait les éléments de la phy- des effets à la cause, et en signalant, sique au jeune Stafford. Ce livre, dans ses moindres productions, la sadont il communiqua le plan au ver- gesse et la bonté du créateur. Les pretueux Rollin, qui lui donna d'u-' miers volumes sont en forme de diatiles conseils, fut accueilli de tou- logue : les interlocuteurs sont le tes les classes de lecteurs. Les étu- jeune Stafford , sous le nom du des de l'abbé Pluche l'avaient mis chevalier de Breuil , son père et en rapport avec les littérateurs, les sa mère, sous les noms de comte et savants et les artistes les plus distin- comtesse, et enfin le prieur, persongués. L'abbé Sigorgne ayant publié page dans lequel l'auteur s'est peint une Lettre d'un Officier de cavale- lui-même, peut-être à son insu. Mal rie à l'auteur du Spectacle de la na- gré les progrès immenses que les ture , cette lettre fut l'occasion d'une sciences naturelles ont faits depuis étroite liaison qui se forma entre près d'un siècle, on doit convenir l'auteur attaqué et son critique. Plu- que, si les notions que donne ce liche jouissait de toute la considé- vre sont souvent incomplètes, elration due à ses talents et à son ca- les ne sont presque jamais inexacractère; mais, à raison de sa sur- tes. On y rencontre une multitude de dité, il quitta Paris, en 1949, choses curieuses, alors absolument pour se retirer à la Varenne - Saint- neuves , et dont plusicurs ne se trouMaur, où il partagea le reste de sa vent, même aujourd'hui, dans auvie entre la prière et la lecture des cun ouvrage à la portée des gens saintes Écritures. Outre une Traduc- du monde. Nous citerons, par exemtion des Psaumes, d'après le texte ple, la manière de faire le vin de hébreu , il composa, dans cette so- Champagne (Voy. Godinot, XVII, litude, divers ouvrages destinés à la 567); quelques machines de gnomojeunesse, mais dont plusieurs sont nique pratique, les détails d’un vaisrestés imparfaits. L'abbé Pluche y, seau, la fonte des cloches, l'arcmourut d'apoplexie, le 19 novem- boutant branlant de l'église de Saintbre 1761. Ona de lui : I. Le Specta- Nicaise de Reiins , et surtout la paléographie française , au tome vir. (Paris, Estienne, 1740, in-12, de Les deux parties du tome viji, in- 124 pages); et ce Supplement a été titulées , Préparation et Démons- refondu dans l'édition suivante. III. tration évangéliques , sont trai- La Mécanique des langues et l'art técs d'une manière neuve, et dont de les enseigner , Paris, 1751, in-12; le mérite n'a peut-être pas été assez traduit en latin par l'auteur , sous ce apprécié. Le Spectacle de la na- titre : De linguarum artificio et docture a été réimprimé un grand nom. trina , ibid., in - 12. Après avoir bre de fois : mais on ne met presque traité successivement de l'origine et aucune différence entre les éditions; de la formation des langues , l'abbé et l'on recherche les plus anciennes, Pluche cherche à démontrer que, pour avoir de bonnes épreuves des sans trop s'écarter du mode d'enfigures dont l'ouvrage est rempli. Il scignement adopté dans les colléges, a été traduit en anglais (1935), en il est possible d'obtenir plus de proitalien (1737), en hollandais (1737), grès des élèves , en les familiarien allemand (1746), et cn espagnol sant davantage avec les bons auteurs (1752). M. L. F. Jauffret en a donné par l'explication et la traduction. une édition abrégée et revue, 1803, Cet ouvrage, qui a été critiqué par 8 vol. in-18. Lemarquis de Puységur Maltor, professeur d'humanités au en avait publié l'Analyse et l'Abres college de Beauvais (Voyez le Mer

Histoire du ciel, considérée selon saines, des rapprochements ingeles idées des poètes, des philoso- nieux, et ne s'écarte pas beaucoup phes et de Moise, Paris, 1739,2 du système de Dumarsais, si bien dévol. in - 12 , fig. ; la Haye, 1940, veloppé par Radonvilliers. IV. Harmême form. ; trad. en anglais et en monie des Psaumes et de l'Evanallemand. Cet ouvrage est divisé en gile , ou traduction des Psaumes et deux parties : la première , qu'on des cantiques de l'Eglise , avec des peut regarder comme un bon traité de notes relatives à la Vulgate , aux mythologie, est le développement Septante et au texte hébreu, Paris, de l'ingénieux système de Warbur- 1964, in-12. V. Concorde de la Géoton sur l'originc de la sphère grec- graphie des différents dges , ibid., que, et l'histoire des divinités dont 1965, in-12, avec cartes , le porles noms servent encore à désigner la trait de l'auteur, et son Eloge historiplupart des astres et des constella- que, par Robert Estienne (V. XIII, tions (V. WARBURTON); la seconde 399). Cet ouvrage, destiné princontient l'analyse chronologique des cipalement aux jeunes gens, est utile idées des philosophes de l'antiquité surtout en ce qui concerne les colosur la création , auxquelles l'auteur nies des anciens : la lecture en est oppose la cosmogonie de Moïse ,

périorité, indépendamment de toute de Givri sur Aisne ) l'a fait prérévélation (V. Moise). La première céder par quelques pièces de vers édition ayant essuyé quelques criti- échappées dans la jeunesse à l'abbé ques, l'auteur y répondit dans sa Pluche, qui se lassa bientôt de la Révision de l'Histoire du ciel, ou contrainte de la rime, comme on le Supplément à la première édition voit par sa dernière pièce écrite en vers blancs, et intitulée : Adieux cum, sive Phytographic Plucnetiaà la rime. A l'époque du sacre de -onomasticon, etc., fut publié en Louis XV, parut une lettre de l'ab. 1696, Londres , un vol. in-4°., 402 bé Pluche, Sur la sainte Ampoule, pages , avec un portrait de l'auteur et sur le sacre de nos rois à Rheins, à l'âge de quarante-huit ans. Le titre Laon, 1719, réimprimée à Paris, annonce six mille plantes, dont cinq1775, in-8°, de 54 pages, mor- cents sont nouvelles. L'Almagesceau intéressant et plein d'une bonne tum, rédigé par ordre alphabétique, critique. Parmi les ouvrages qu'il a donne la phrase spécifique de chalaissés en manuscrit, on cite une que plante, accompagnée souvent Histoire sainte en latin, et des Frag. de la synonymie des auteurs moderments de deux Traités; l'un sur les nes, et renvoie à la planche corresProphéties, et l'autre sur l'Etude pondante du Phytographia, quand du coeur humain. On trouve son il y en a une. Mais les observations portrait in - fol., avec son Eloge, critiques y sont rares; et il est dans le huitième cahier de la Gale- totalement dépouryu d'idées générarie française.

W-s. les. C'est cet ouvrage que l'auteur, PLUKENET (LÉONARD), méde- à la fin de sa Préface', qualifie de cin et botaniste anglais, naquit en grand et de magnifique, s'il en est, 1642. Il est également étonnant et ajoutant qu'il est attendu avec imparegrettable que presque toutes les tience par les botanistes, et qu'il est circonstances principales de sa vie indispensable : et cependant il avait soient ignorées, comme nous l'avons sous les yeux les écrits des grands remarqué pour ses compatriotes maîtres de cette époque.-- Almagesti Johnson, Parkinson et Petiver. Ses botanici Mantissa, etc., est le titre Préfaces et les Notes de ses ouvra- de son troisième ouvrage, un vol. ges contiennent quelques détails sur in-4°. , Londres, 1700, 192 pages. ses relations scientifiques, etc.; mais Le Mantissa est une espèce de Supon n'en trouve que de très-insigni. plément de l'Almagestum, conicfiants sur sa personne. Il fut le suc. nant, selon le titre, plus de mille cesseur de Monson, dans la direction plantes nouvelles, avec l'indication du jardin royal d'Hamptoncourt, de la place où chacune d'elles doit avec le titre de professeur royal de être intercalée dans ce dernier libotanique. Son premier ouvrage, le vre. — Enfin, Plukenet publia, cn Phytographia, composé de quatre 1705, son Amaltheum botanicum, parties, parut : la [lc. et la 2c. par un vol. in-4°., 214 pages, Londres, tie, en 1691, mais séparément, pl. 1. avec plus de six.cents gravures. Ces 120; la 3e. cn 1692, pl. 121-250; trois ouvrages renferment les planla 4°. en 1696, pl. 251-328, in-4°., ches 329-454, faisant suite à celies du Londres. Les gravures en sont passa. Phytographia. Le dernier, qui donne bles sous le rapport de l'exécution, la description spécifique de plus de et sontutiles, quoique plusieurs des douze-cents espèces nouvelles, doit sins ne soient pas très-exacts, que être regardécommeundeuxième Supd'autres n'offrent qu'une des parties plément; et nous ne pourrions que de la plante sans détails, et que pres- répéter sur lui, comme sur le Manque tous soient dans de petites pro- tissa, le jugement que nous avons portions. - L'Almagestum botani- porté sur lAlmagestum. Ces quatre

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