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le 25 août 1574, y mourut vers la de médecine à Louvain, où il honofin de 1638, dans les loisirs de la vie ra, par ses cours et par ses ouvra. privée, après avoir successivement ges, la chaire contiệe à ses soins. consacré ses études à la médecine et Ses principaux écrits sont : 1. Ophà la jurisprudence. Il avait suivi des thalmographia, sive de oculi fabricours de cette dernière science, d'a- ca, actiune et usu, Amst., 1632, bord à Douai, et ensuite à Orléans , où in-4°. Attaqué par Gerard Guschove, il obtint le grade de licencié. Le bar- il lui répondit; et l'édition subsequenreau de la Haye le compta, pen- te, Louvain, 1659, in-fol., est endant quelque temps, au nombre de richie de cette polémique. II. Funda. ses avocats : mais le goût des lettres menta seu Institutiones medicinæ, paraît l'avoir, constamment empor- en sis livres, Louvain, 1638, 1644, té dans son esprit sur celui de la 1653, in-fol., avec des augmentachicane; et, retourné sons le toit pa. tions successives. III. Antimus Coternel, il n'y eut plus guère d'autre ningius , peruviani pulveris defensor occupation. Il a laissé : Poëmatano repulsus à Melippo Protymo (C'est Amsterdam, 1617, in-4°. Ce petit sous ce dernier nom que s'est caché volume se compose : 1°. d'un poènotre Plemp ). ibid, 1655, in-8°. me historique sur sa ville natale, in- IV. Animadversiones in veram pratitulé Amsterodamum : il y, expri- xin curandæ tertianæ, propositam me quelques regrets de ne pas avoir à Petro Barba , ibid., 1642, in-4°. été admis à consulter les archives de V. De affectibus capillorum et uncette ville; -2°. de Quisquiliæ, seu guium , ibid., 1662, in-4o. VI. De elegiarum libri duo : la qualification togatorum valetudine tuenda, qu'il donne à ses élégies, est bien Bruxelles, 1670, in-4°. VII. Il a tramodeste, mais assez vraie : il s'y duit, de l'arabe en latin , Avicennæ trouve quelques pièces sur un autre canones, Louvain, 1658, in-fol.; et metre;—30. d'Emblemata, au nom. VIII, du latin en hollandais, l'Abre de cinquante; — 4o. de l'abellæ, natomie de Barthelemi Cabrol. Le ou tableaux et portraits. Gruter n'a coryphée du parnasse hollandais, rien recueilli de Plemp dans les De- Vondel, a honoré cette traduction liciæ poëtarum Belgicorum. M-on. d'une pièce de vers. Il paraît que les

PLEMP (VOPISCUS - FORTUNA- Plemp, nés et morts dans la religion TUS), probablement parent, peut- catholique, étaient liés avec les deux être fils, du précédent, né à Amster- hommes les plus distingués dans la dam, le 23 décembre 1601, mort littérature hollandaise, alors nais-. à Louvain, le 12 décembre 1671, sante, Vondel et Hoofft. M-on. mérite une place parmi les médecins PLESSING ( FRÉDERIC - Victorcélèbres de son temps. Il étudia LEDERECHT ), littérateur allemand, successivement à Gand, à Louvain né en 1752, à Belleben en Saxe, après et à Leyde : ayant ensuite voyagé en avoir fréquenté les universités de Italie, il reçut le bonnet de docteur à Gættingue , Halle et Koenigsberg, Bologne; après, quoi il exerça l'art prit dans la dernière, en 1983, les dede guérir dans sa ville natale: mais, grés de docteur en philosophie, sous en 1633, l'archiduchesse Isabelle- le célèbre Kant; et obtint en 1788, Claire - Eugénie, gouvernante des une chaire de philosophie à DuisPays-Bas, le fit nommer professeur bourg, place qu'il conserva jusqu'à

sa mort, arrivée le 8 février 1806. rut en 1653; 30. Armand-Jean , Plessing est auteur de plusieurs ou- premier ministre de Louis XIII; vrages sur la philosophie des an- 40. Françoise; 5o. Nicole, qui épouciens. Il avait conçu le plan d'un sa Urbain de Maillé , marquis de nouveau système de philosophie; Brézé (V. Maillé, XXVI, 239), mais il n'a pas pu achever son édié et mourut le 30 août 1635. Franfice. Voici les titres de ses écrits : çoise Du Plessis , morte le 17 avril I. Osiris et Socrate, Berlin, 1783, 1675, avait épousé en secondes noin-8%; ouvrage ayant pour but de ces René de Vignerod, seigneur de comparer la philosophie et la théo- Pont-Courlai, grand-père d'Armandlogie des Egyptiens à celles des Jean, duc de Richelieu , et père de Grecs. II. Memnonium , ou Essai Marie - Madelène, duchesse d'Aipour dévoiler les secrets de l'anti- guillon, dont le duché a passé dans quité, Leipzig, 1989 , in-80.; il la branche cadette des ducs de Ridonna une suite à cet écrit impor- chelieu.

L-P-E. tant, par ses Essaistendant à éclair. PLESSIS (Du ). V. RICHELIEU. cir la philosophie de la plus haute PLESSIS (Dom Toussaint-CHRÉantiquitė, 1988, 2 vol. in-8°. D-G. TIEN DU ). V. DUPLESSIS. ,

PLESSIS - RICHELIEU ( FRAN- PLESSIS-D'ARGENTRE ( CHARçois Du ), père du célèbre cardinal Les Du ). V. ARGENTRÉ. de ce nom, était issu d'une famille PLESSIS - MORNAY ( PHILIPPE ancienne , qui tire son nom et son Du ). V. MORNAY. origine de la terre du Plessis, en PLESSIS-PRASLIN. V. ChoiPoitou. Il signala sa valeur à la SEUL. bataille de Moncontour , et sui- PLETHON. V. GÉMISTE. vit le duc d'Anjou en Pologne. Ce PLEUVRI (JACQUES-OLIVIER), prince, étant parvenu au trône de littérateur médiocre, né le 30 décemFrance, sous le nom de Henri III, bre 1907, au Havre-de-Grâce, emlui confia différentes négociations, brassa l’état ecclésiastique, et se conlui donna la charge de grand-prévôt, sacra, dans sa jeunesse, au ministère en 1578, et le fit chevalier de ses évangélique avec assez de succès. JI ordres, en 1586. Le courage et la vint habiter Paris à l'âge de quarante fidélité de François Du Plessis lui ans, afin de se livrer plus tranquillevalurent aussi l'estime de Henri IV, ment à son goût pour l'étude; il culqui lenoima capitaine de ses gardes; tiva les lettres sans négliger les demais il ne put en remplir les fonc- voirs de son état, et mourut dans tions, étant mort peu de temps après, cette ville , en 1988. On a de lui : I. pendant le siège de Paris, le 10 juil- Discours sur la gloire des héros, let 1590, à l'âge de quarante-deux Paris, 1947, in-12. II. Examen de ans. Il avait épousé Susanne de La cette question : Nous naissons poèPorte, dont il eut : 1°. Henri , qui fut tes, nous nous formons orateurs, tué en duel par le marquis de Thé- ibid., 1747, in-12. III. Panegyrimines, sans laisser d'enfants ; 2°. que de Saint-Louis, 1757, in-4°. IV. Alphonse - Louis , qui fut successi- Histoire, antiquités et description de vement évêque de Luçon , archevê- laville et du port du Havre-de Grace, que d’Aix et de Lyon, cardinal, ibid., 1965; deuxième édit., 1769, grand-aumônier de France, et mou- in-12. Cette histoire est assez inté

ressante; et malgré quelques erreurs, canons de six, Pléville attaqua et prit elle est encore recherchée. V. Ser- trois bâtiments anglais armésen guer. mons sur les mystères et sur la mo- re. Sa jambe de bois fut encore enlerale, ibid., 1778, in-12. VI. Ser. vée dans cette affaire. Forcé, par le mons sur la morale, et Panegyri- délabrement de sa santé, de quitter ques, ibid., 1780, in-12.VII. Tables momentanément le service de mer, chronologiques des principales épo- il fut attaché à celui des ports , et ques et des plus mémorables événe- nommé successivement lieutenant de ments de l'histoire universelle , etc., frégate, capitaine de brûlot , et lieu1787, in-24.

W-5. tenant de port. Il servait en cette PLÉVILLE-LE-PELLEY qualité à Marseille, à la fin de 1970, ( GEORGE-RENÉ ), naquit à Gran- lorsque la frégate anglaise lAlarme ville , le 26 juin 1726. Entraîné par commandée par le capitaine Servis un penchant irrésistible vers la car- (depuis lord Saint-Vincent ), futjerière de la marire, il quitta la mai- tée par la tempête dans la baie de ce son paternelle à l'âge de douze ans, port. Ce bâtiment, se trouvant affalé et vint au Havre , où il s'embarqua, sur la côte, courait le danger de se comme mousse, sous un nom sup. briser sur les nombreux rochers posé, afin d'échapper aux recher- dont elle est semée. Pléville, informé ches de sa famille. Après avoir fait de sa détresse , se rend au fort Saintplusieurs campagnes à la pêche de la Jean: chemin faisant, il réunit tous morue , il fut reçu lieutenant à bord les marins qu'il rencontre, et les end'un corsaire du Havre. Quelques gage à porter du secours à la frégate mois après, il se rendit à Granville, anglaise. La nuit était très-noire, et et s'embarqua sur un autre corsaire, le temps épouvantable; les marins qui, à sa sortie du port, fut rencontré montraient quelque hésitation; il par deux bâtiments anglais auxquels prend sur-le-champ une de ces réso il livra combat. Dans cet engagement lutions qu'un ardent amour de l'hule jeune Pléville eut la jambe droite manité inspire souvent à une ame emportée par un boulet, et fut fait généreuse, mais dont un grand couprisonnier. De retour en France, et rage joint aux connaissances maritià peine guéri de sa blessure , il pas- mes pouvait seul assurer le succès : sa, comme lieutenant de frégate, sur il se passe autour du corps un corl'Argonaute, commandé par M. de dage assez fort pour le tenir suspenTilly-le-Pelley, son oncle. En 1746, du : saisissant alors le bout d'un caétant sur le vaisseau le Mercure , qui ble qu'il avait eu la précaution de faisait partie de l'escadre du duc faire amarrer fortement à terre, il se d'Enville , il fut pris à son retour de laisse descendre du haut des rochers Chibouctou, par l'amiral Anson. jusqu'à la mer en fureur; arrive, après Dans le combat que soutint ce vais- les plus grands efforts, jusqu'à la seau, Pléville perdit sa jambe de frégate en péril; et, au moyen de la bois; son capitaine l'ayant vu tom- manoeuvre qu'ilordonne, il parvient à ber sur le pont, lui demanda s'il la faire entrer dans le port. Pléville. était blessé : « Non, répondit-il, le non content d'avoir sauvé lAlarmé » boulet n'a donné d'ouvrage qu'au et son équipage, d'une perte certaine, » charpentier, » En 1759, com- mit tous ses soins à faire réparer les mandant l'Hirondelle , de quatorze avapies qu'elle avait éprouvées ; et, vingt jours après, ce båtiment fai. Notre-Dame dela Garde, presenterent, sait route pour l'Angleterre. L'ami- par leur inflammation spontanée, le rauté de Londres, frappée d'admira- simulacre d'un volcan; des joûtes tion pour un service aussi éminent, sur l'eau, une pêche miraculeuse, euet voulant donner un témoignage de rent lieu dans un bassin, à l'entrée du sa reconnaissance à l'intrépide ma- port; les manæuvres et les évolutions rin qui en était l'auteur , chargea le employées dans un combat naval fucapitaine Jervis de retourner à Mar- rentimitées par les bâtiments qui se seille avec sa frégate, et de remettre trouvaient dans le port; enfin, tout à Pléville une pièce d'argenterie pour ce que l'imagination la plus féconun repas de cinquante couverts, avec de put inventer pour exprimer la une lettre conçue en ces terines : joie des marins provençaux, fut l'ou« Monsieur, la qualité des services vrage de Pléville , pendant les trois » que vous avez rendus à la frégate jours que le prince passa à Marseil. » 1 Alarme, fait l'admiration des le. A son retour à Versailles, S. A. » Anglais ; des travaux comme les R. lui fit envoyer son portrait, avec » vôtres méritaient que la Providen- une lettre pleine de bonté. En 1778, » ce les couronnåt par le succès: Vo- Pléville reçut l'ordre de se rendre à » tre récompense la plus flatteuse est Toulon; il fut embarqué, comme » au fond de votre ame; mais nous lieutenant, sur le Languedoc, que » vous prions d'accepter, comme un montait le comte d'Estaing , et fit » gage de notre estime éternelle, ce sur ce vaisseau toute la guerre d’A» que le capitaine Jervis, coinman- mérique. L'amiral ne tarda pas à lui » dant ladite frégate, est chargé de accorder toute sa confiance. Choisi » vous remettre de notre part. » par lui pour conduire dans les ports La noble conduite de Pléville trou- d'Amérique, les nombreuses prises va dans la suite une autre récom- faites par l'escadre sur les Anglais, il pense. Pendant la guerre de 1778, fut chargé d'en faire la vente. Un son fils, embarqué sur une fré- mois lui suffit pour cette opération. gate, fut pris à la suite d'un com- A son retour à bord, il rendit les bat. Aussitôt que l'amirauté anglaise comptes de sa gestion: l'amiral vouen fut instruite, des ordres furent lant récompenser son zèle et son donnés pour son renvoi en France, activité, décida qu'il lui serait alloué sans échange ; et il eut la facul- une commission de deux pour cent té d'emmener avec lui un certain sur le produit de la vente, qui s'élenombre de ses camarades à son choix. vait à quinze millions ; mais PléAu mois de juin 1777, MONSIEUR, ville refusa cette récompense, en aujourd'hui Louis XVIII, à la suite disant qu'il était satisfait du salaid'un voyage dans les provinces mé- re que le roi lui donnait pour le serridionales, visita le port de Mar- vir. A quelque temps de là, le comte seille. Pléville y était employé com d'Estaing, ayant besoin de trois cent me capitaine de port : dans le nom- mille francs pour le service de son bre des fêtes données à l'illustre escadre, avait fait d'inutiles démarvoyageur, celle que lui offrit la ma- ches pour se les procurer: un négorine fut confiée aux soins de cet offi. ciant américain, qui conpaissait Plecier. Quelques milliers de barils de ville, offrit de les lui prêter; et sa goudron, placés sur la montagne de réputation de delicatesse et de probité fit obtenir un secours très-ur- fut fait vice-amiral l'année suivante. gent dans cette circonstance. Les Il exerçait les fonctions de mivisÉtats-unis émancipés avec notre par- tre depuis près d'un an , lorsque ticipation, reconnurent les servi. sa santé le força de demander sa ces et le courage de Pléville , par la démission, qui ne fut acceptéc qu'adécoration de l'ordre de Cincinnatus. près de grandes difficultés. Nommé, A son retour, il fut fait capitaine de à quelques mois de là, au commanvaisseau ; et la révolntion n'ayant dement de l'armée navale réunie dans pas tardé à éclater, il en adopta les la Méditerranée, il se rendit à Touprincipes, comme la plupart des lon; mais épuisé par les fatigues d'une officiers qui avaient servi en Amé- vie si active, il résigna bientôt ce com rique, mais avec modération. En mandement, et se retira dans le sein 1794, il fut appelé à faire partie des de sa famille pour s'y livrer au recomités de marine et de commerce, pos. Les honneurs vinrent l'y cheroù ses conseils furent d'une grande cher; il fut fait sénateur, et peu utilité. Peu après, il fut nommé chef après grand - officier de la légionde division au ministère de la mari. d'honneur : mais il ne jouit pas ne. L'année suivante, il remplit une long-temps de ces distinctions ; une mission à Ancone et à Corfou, pour maladie de quelques jours l'enleva , organiser le service maritime; et, le 2 octobre 1805, à l'âge de près en 1797, il fut envoyé, comme minis. de quatre-vingts-ans. Un monument tre plénipotentiaire, au congrès de simple, décoré d'une épitaphe comLille, pour y traiter de la paix. Pen- posée par M. Lemaire , lui a été éledant cette mission, il fut nommé mi- vé au cimetière de l'Est, à Paris, nistre de la marine. Justice et dé- par sa famille et ses amis. sintéressement fut la devise adoptée

H-8-n. par Pléville. Chargé de faire une tour- PLINE L'ANCIEN , ou le naturanée sur les côtes de l'ouest, on lui liste (Caius PlinIUS SECUNDUS), alloua quarante inille francs pour naquit la gme, année du règne de cette mission. A son retour, il pro- Tibère, et la 23me, de l'ère vulgaire. duit le mémoire de ses frais, mon- Saint Jérôme, dans la Chronique tant à huit mille francs, et renvoie au d'Eusébe, et uue Vie de Pline, attritrésor les trente-deux mille francs buée à Suétone , disent qu'il était de restants. On refuse de les prendre, la Come; mais comme, dans l'épître somme entière ayant été portée en dédicatoire de son Histoire naturelle, dépense : Pléville insiste; mais pres- il appelle Catulle son compatriote sé de nouveau, il témoigne le desir (conterraneum), et que Catulle était que cette somme soit consacrée à de Vérone, cette dernière ville a l'érection d'un monument utile : son disputé Pline à celle de Come; et veu fut rempli, et elle servit à éle- cette querelle a fait naître des écrits ver le télégraphe qui existe encore sans nombre. Ce qui est certain, c'est aujourd'hui sur l'hôtel du ininistère que la famille Plinia était établie à de la marine. Le désintéressement du Come, qu'elle possédait de grands ministre était d'autant plus noble, biens dans les environs , et que l'on qu'il était loin d'être riche, et qu'il y a découvert des inscriptions relaavait une famille nombreuse. Nom- tives à plusieurs de ses membres. mé contre - amiral, en 1797, il C'est aussi à Come que paquit , sans

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