Page images
PDF

présenter au parlement Tregony, que des États du centre de l'Améridans le Cornouailles, et en 1775, que anglaise, 1776, in- fol., de 62 Minehead, dans le comté de Som pag., avec une carte. V. Lettre à Amerset. Pownallse montra, dans tou. dam Smith, 1996, in - 40. Il y rctes les occasions, fort opposé aux garde l'argent, et non le travail, commesures qui amenèrent la guerre me le signe representatif de la richesavec l'Amérique. Les connaissances se. VI. Le Dessèchement et la naviqu’on supposait qu'il avait acquises gation concourant au même bat , sur les affaires et la position de ce 1776, in-8°. VII. Traitė sur l'étude pays, le faisait toujours écouter des antiquités, 1982, in-8°. VIII. avec attention. Il paraît qu'il avait Mémoire adressé aux souverains une haute opinion de ses discours, de l'Europe et de l'Atlantique , qu'il envoyait en manuscrit au li- Londres, 1780, in-80.; traduit braire Almon, pour les faire im- en français, d'une manière trèsprimer dans son Registre du par- infidèle, sous ce titre : Pensées sur lement ( Almon's Parliamentary la révolution de l'Amérique-unie, register). On assure aussi que Pow- Amsterdam, 1981, in-80. L'abbé nall a coopéré au Mémorial Améri. Needham en a donné une autre tracain ( American Remembrancer), duction, avouée par l'auteur, Londu même libraire; ouvrage périodi- dres et Bruxelles, 1781, in-8°. (Voy. que, qui contient toutes les calom- lEsprit des journaux, sept. et oct. nies, comme tous les arguments, que 1981.) Les calculs du gouverneur l'on opposait aux mesures du gou- Pownall sur la progression d'accroisvernement. A l'élection générale de sement de la population des colo1780, il se retira du parlement, et nies, ont été jugés, par M. Warden, résida , pendant ses dernières années, plus exacts que l'estimation faite, en à Bath, où il est mort, le 25 février 1974, par le congrès. IX. Mémoire 1805. Le gouverneur Pownall pas-, adressé aux souverains de l'Amérisait en Angleterre , pour un esprit que, Londres, 1984, in-8°. Dans vigoureux et fort étendu. Il était à une lettre écrite à M. Nichols, l'aula-fois politique et antiquaire. Gon-. teur déclare que c'est son meilleur sidéré sous l'un et l'autre rapport, ouvrage. X. Proposition pour fonil avait des connaissances variées, der, dans les universités, des mais des opinions singulières. Ses chaires d'architecture, de peinouvrages sont très-nombreux; le pre- ture et de sculpture , 1986. XI. mier et le plus populaire est intitulé: Réponse à une lettre sur les Jutæ Administration des colonies anglai- ou Viti. XII. Notices et Descripses, 5°. édition, Londres, 1774,2 tions des antiquités de la province vol. in-8°. II. Pamphlet ironique in- romaine de la Gaule , maintenant titulé : Considérations sur l'indigni. la Provence, le Dauphiné et le Lansoufferte par la couronne, et sur guedoc, avec des Dissertations et le déshonneur qui a été causé à la un Appendice décrivant les bains nation, par le mariage de son al- des Romains et les therines découtesse royale le duc de Cumberland verts en 1984 à Badenweiler, 1787, avec une dame anglaise, 1772, in- in-4. de 197 pag.; ouvrage curieux. 4o. III. Prix élevě du pain, 1774, L'auteur y décrit un grand nombre in-8°. IV. Description topographie de monuments inédits jusqu'alors ,

* Xxxy.

[ocr errors]

et donne, sur ceux qui avaient déjà méritèrent la faveur de la cour. été décrits, des explications nouvel Pourvu de la place d'avocat-général , les, qui ne semblent pas toujours en 1531, il fut nommé, trois ans exemples de paradoxe (Voyez le après, président à mortier; et, en Journal des savants, d'août 1788 1538, il remplaça. Du Bourg, dans et novembre 1989). XIII. An anti- la dignité de chancelier. Dans l'inquarian romance, indiquant une rou- tervalle, il avait rempli différentes te par laquelle on peut découvrir commissious honorables, de manièquel est le peuple le plus ancien de re à justifier la confiance du souvel'Europe, 1995, in-8°. On trouve, rain (1). En 1535, il avait été chargé à la suite, une Réponse à Whita. de réclamer les droits prétendus par ker sur le passage des Alpes par An: François Jer, sur une partie des nibal. XIV. Descriptions et Expli- états du duc de Savoie; et, en 1537, cations des restes de quelques an- il avait signé la trève de Baumi, avec tiquités romaines, découvertes en la gouvernante des Pays-Bays. Defaisant des fouilles dans la ville de venu chancelier, il ne songea qu'à se Bath en 1790, avec une gravure, maintenir dans ce poste important d'après des dessins faits sur place, par le dévouement le plus servile 1995, in - 4o. XV. Considérations aux volontés de la cour. A l'exemple sur la rareté et le prix élevé, du de Duprat, qu'il avait pris pour mobled, etc., 1996. Pownall a donné děle, il imagina de nouvelles resaussi plusieurs articles dans l’Ar sources pour remplir les coffres du chæologia , rccueil publié par la roi, et employa des moyens odieux société des antiquaires, dont il fut de se procurer de l'argent, avec élu membre, en 1772. En 1765, la d'autant moins de scrupule qu'il resociété royale l'avait adınis dans son gardait François Ier, comme le maisein. On lui attribue aussi les ouvra- ire des biens de ses sujets ( V. Duges suivants : Le Droit , l'intérêt et CHATEL, XII, 105 ). Poyet s'occule devoir des gouvernements, rela- pa de la réforme de la justice, et putivement aux affaires des Indes blia, en 1539, la fameuse ordonnanOrientales, 1981, in-8°.;-Méde- cc de Villers Cotterets (2); elle contecine intellectuelle ;-Essai sur la nait de sages dispositions, telles que nature de l'étre, 1803, in - 4o. - la défense aux juges ecclésiastiques Son frère John PowNÁll, qui fut de s'immiscer dans les causes civiles; aussi antiquaire, et enrichit l’Ar-, l'établissement des registres de bapchéologie de quelques articles, mou- têmes et de décès dans chaque parut le 17 juillet 1795. D-z-s et B-R j. roisse; ct enfin, l'obligation de ne

POYET (GUILLAUME ), chance- plus employer que la langue franlier de France, né vers 1494, était fils d'un avocat d'Angers. Après avoir. achevé ses études avec succès , il prit

(1) Dans l'entrevue que François Iner, eut avec le

pape Clément VII , à Marseille, en 1533, Poyet ses degrés, et devint bientôt l'un des devait haranguer le pontife, et même il avait, dit

on, apporté de Paris , la barangue toute prête; mais oracles du barrcau de Paris. Lors du

des raisons de politique ayant fait desirer au pape procès qu'intenta la duchesse d’An

que l'on traitât un autre sujet que celui que Poyet.

avait choisi , celui-ci fut obligé de prier J. du Belgoulême au connétable de Bourbon, lay, depuis cardinal, de le suppléer (Voy. Essais Poyet, qui plaida pour cette prin

de Monluigne, 1, 10).

(2) Cette ordonnance est appelée par les conte mcesse, déploya des talents, qui lui porains da Guillelminė, du prénom de Poyet.

çaise dans les tribunaux : mais elle abus qui résultent du pouvoir des en renfermait aussi de tellement ri- femmes dans les cours; et la reine de goureuses pour les accusés (3), que Navarre s'était promis de s'en venle parlement refusa de l'enregistrer, ger. D'un autre côté, la duchesse sans un ordre exprès du roi. La cour d'Estampes ne pardonnait point å était alors divisée en deux partis, Poyet l'acharnement avec lequel il dont le connétable de Montmorenci avait poursuivi Chabot : les deux et l'amiral de Chabot étaient les princesses se réunirent pour le perdre chefs. Le connétable crut avoir trou dans l'esprit du roi; et il fut enfermé vé l'occasion de perdre son rival, en à la Bastille, le 2 août 1542. On donna jetant des soupçons sur la source les sceaux à Fr. de Montholon, qu'il de ses richesses. Poyet, qui s'était avait eu pour contradicteur dans le fait ordonner prêtre à l'âge de plus procès de la duchesse d'Angoulême de soixante ans, consentit à devenir contre le connétable de Bourbon l'instrument de la haine du conné (V. MontuolOn, XXIX, 580 ). Du table , dans l'espoir d'obtenir, par fond de son cachot, Poyet eut la sa protection, le chapeau de cardin bassesse d'écrire à l'amiral Chabot, nal. Il se livra donc à l'examen le pour le prier d'oublier le passé, et plus scrupuleux de la vie de Cha- lui demander sa protection. Après bot, et le trouya coupable de vingt- une captivité de trois ans , il fut encinq délits , dont chacun emportait fin mis en jugement ; et l'ordonnanla peine capitale. La fierté avec la- ce qu'il avait rédigée, servit de base quelle l'amiral repoussa d'injustes à la procédure. On accusa Poyet de soupçons, blessa le roi, qui donna beaucoup de malversations : le roi l'ordre d'instruire son procès. Poyet, lui-même déposa contre lui (4). "Il après avoir choisi les commissaires se trouva privé de la ressonrce qu'il chargés de juger le malheureux Cha avait ôtée aux accusés , de suspecter bot, ne rougit pas de les présider lui- les témoins après la lecture de leurs même pour mieux assurer sa condam- dépositions. Quand il voulut se plainnation : il ne put cependant obtenir, dre de cette rigueur, les juges lui réde la faiblesse des juges, un arrêt tel pondirent quec'était son ouvrage (5). qu'il l'aurait desiré; et dans la copie Au surplus, Poyet montra, dans le qu'il en fit faire, il ajouta diffé- cours des débats, plus de fermeté rentes dispositions aggravantes. Cette qu'on ne devait en attendre de lui. odieuse falsification fut reconnue; Un jour l'avocat du roi lui ayant reet l'amiral ne tarda pas d'être réta- proché sa morgue et son avarice, il bli dans toutes ses dignités ( Voy. répondit qu'il remerciait la cour de CILABOT, VII,602 ). La disgrace de l'avertir de ses imperfections, mais Montmorenci, qui suivit de près, que ce n'étaient choses qui dussent ne pouvait manquerd'entraîner celle être reprises par justice. Enfin un de Poyet. Dans un moment d'hu- arrêt, rendu le 24 avril 1545, déineur il s'était permis quelques ré- clara Poyet privé de la charge de flexions libres et vraies sur les

(4) On a déjà remarqué que c'est le seul exemple

d'un prince entendu contre un de ses sujets dans un + ... Ateneo de Vol procés qni s'instruisait par ses ordres. taire attribue à Poget l'introduction en France du (5) Garnier prétend que Poyet répondit à ses jusupplice de la roue. Ce fut Ant. Du Pourg , son pré- ges: « Ah! quand je fis cette foi, je ne pensais pas decesseur , qui fit rendre l'ordonnance à ce sujet.

>> me trouver où je suis. »

chancelier, et incapable de jamais l'office de chancelier. Le Portrait tenir office royal; et en outre le con- de Poyet a été gravé in-4°., par damna , pour ses malversations, à Stuerhelt. — François Poyer de la cent milleliv, d'amende envers leroi, même famille, était prieur des doet à tenir prison jusqu'à l'entier paie- minicains d'Angoulême, lorsque l'ament de cette somme. Cet arrêt ne miral Coligni s'empara de cette ville. satisfit point le roi, qui dit aux mem. Les hérétiques n'ayant pu le gahres du parlement, chargés de le lui gner, ni triompher de lui dans la porter : « Dans ma jeunesse, j'avais dispute, le firent périr dans la Chaouïdire qu'un chancelier perdant son rente, après lui avoir déchiré le dos office, devait perdre la vie. » Poyet, et la poitrine avec des tenailles araprès avoir payé l'amende, vintha- dentes.

W -s. biter l'hôtel de Nemours, et reprit POZZI (JEAN-BAPTISTE ), peinles fonctions d'avocat consultant, non tre, Datif de Milan, florissait sous le par nécessité (6), puisqu'il déclara pontificat de Siste-Quint. Il fut élève lui-même, dans ses réponses aux in- de Raffaellino da Reggio; et de tous terrogatoires, qu'il jouissait encore les élèves de ce maître, c'est celui de dix mille liv. de rente et de deux qui s'approcha le plus de son talent. abbayes, mais dans l'espoir de ren- Enthousiasmé pour le beau idéal, trer quelque jour dans les bonnes c'est vers cette partie si importante grâces du roi. Au milieu de ces rê- de l'art , qu'il dirigea toutes ses étuves d'une folle ambition, Poyet des; et il mérita , sous ce rapport, mourut haï et méprisé, au mois d'obtenir le surnom de Guide de cette d'avril 1548, et fut enterré dans époque. Il suffit , pour se convaincre l'église des Augustins, où l'on voyait de sa supériorité dans cette partie, son épitaphe. On lui a reproché de voir le Chæur d'anges, qu'il a d'avoir retardé l'établissement du peint dans l'église de Jésus , à Rome. Collége royal, poussé par sa basse Il n'avait que vingt-huit ans lorsqu'il envie contre les gens de lettres. Ge- mourut. — Étienne Pozzi, peintre, pendant Sadolet, son ami, et Pos- naquit à Rome, en 1908, et fut suctel, lui rendent un autre témoigna- cessivement élève de Maratta et de ge; mais, ajoute Gaillard , les voix Masucci. Il a exécuté, dans Rome, un désintéressées s'élèvent contre lui. grand nombre d'ouvrages, qui lui mé( V. l'Histoire de Francois [er, ) ritèrent la réputation d'un des meilOn peut consulter l'Histoire du leurs artistes de son temps. Son deschancelier Poyet , par l'historio sin est plus grandiose que celui de graphe sans gages et sans préten- Masucci; et l'on peut dire que son tions, 1776, in-8°., de 360 pages. coloris est aussi plus fort et plus C'est le Recueil des pièces originales vrai. La Mort de saint Joseph, qu'il de ce fameux procès, que l'auteur a peinte dans l'église du Très-Saint anonyme a fait précéder de Recher- Nom de Marie, et qui se trouve plaches sur l'antiquité et la dignité de cée en regard de la Sainte Anne,

l'une des meilleures peintures de ce

dernier maître, est la prenve de ce (6) Dans la première édit. de l'Histoire de Fran.

que l'on vient d'avancer. On trouve de ses productions dans différentes églises de Rome, au Vaticap et dans

cois Jer., Gaillard dit que Povet voulut, pov réviter la misère, retourner à sa première profession d'ayocal, etc.; mais il s'est rectifié dans la Continn alion de l'Histoire de France, par Velly.

le palais Colonna. Il est mort en (1), et publia divers ouvrages, sur les1768. - Joseph Pozzi, frère puîné quels on peut consulter l'article étendu précédent, et peintre comme lui, du que lui a consacré le P. Belvisi, se distingua dans son art, mais n'at son confrère, dans le tome vıı des teignit pas à la réputation d'Étienne, Scrittori Bolognesi , p. go et suiv. qui était beaucoup plus âgé, et qui

G. T-Y. le dirigea dans la carrière des arts. POZZO (MODESTA ). V. FONTE Il le précéda dans la tombe, et mou- (MODERATA ). rut fort jeune encore, à Rome , en POZZO ( Le chevalier CASSIEN 1765.

P-s. DEL), célèbre par sa riche collecPOZZI (JOSEPH-HIPPOLYTE), mé- tion d'antiquités romaines , né à Tudecin et poète italien, né à Bologne, 'rin d'une famille ancienne et illustre, en 1697, s'appliqua á la médecine, après avoir étudié le droit et l'hisprit le bonnet de docteur en 1717, toire ecclésiastique, et obtenu la comet fut chargé de donner des leçons manderie de l'ordre de saint Etienne, d'anatomie dans l'université de sa par son parent Charles-Antoine del patrie. Il se trouvait à Rome,. en Pozzo, 'archevêque de Pise, vint 1740, lors de l'exaltation de Be- à Rome s'occuper de l'étude de noît XIV: ce pontife le fit son camé. l'histoire et de la littérature ancienrier d'honneur , et son inédecin ex- nes , où le portait son goût pour les traordinaire. Pozzi se livra aussi à monuments et les arts : il s'y forma la poésie: il écrivait des vers avec la un cabinet d'antiquités des plus conplus grande facilité, et ne cessa d'en sidérables, en médailles , monnaies, faire sa plus chère occupation jus- sceaux , camées , statues, bas-reliefs, qu'à sa mort, arrivée le 2 septembre dessins, inscriptions, mosaïques, etc. 1752. Il fit imprimer, en 1932, retracés en détail dans 23 vol. in-fol., deux Discours sur l'anatomie, et qui faisaient partie de sa collection. quelques Traités de cette science, Mécène aussi instruit que générédigés dans la forme épistolaire reux, il accueillit et sut estimer les On trouve aussi de lui une Disserta. artistes distingués, notamment le tion assez savante sur la grenade (de Poussin , qui jouit pleinement de son malo punico), dans le second vo. cabinet, après le retour du cardinal lume des actes de l'institut de Bolo- légat Barberini , que le commandeur gne. Le P. Benoît Casalini , minime, del Pozzo avait accompagné en Frana donné une édition des poésies de ce et en Espagne. On doit à cet anPozzi, Venise, 1776,3 vol. in-80., tiquaire les soins de conservation de à laquelle il a joint une Vie de l'au- la Mosaïque de Palestrine, et d'autres teur, assez étendue. Il y a un qua- monuments de Rome. Il enrichit trième volume, qui contient ses poé- l'art, et son cabinet, de la première sies joyeuses ou plaisantes, sous la suite des Sept-Sacrements, dans le date de Londres, 1796, in-80. — goût antique (Voy. Poussin). Il enSon fils, dom Césaire-Joseph Pozzi, richit également la littérature, de la abbé du Mont - Olivet, mort, le 25 copie du Traité de peinture, manusaoût 1782 , âgé de soixante - quatre crit, de Léonard de Vinci, qu'il ans, eut de vifs démêlés avec l'Espagnol J.-B. Mugnoz, fut conser (1) Cette riche Bibliothèque, sur laquelle on

vat

peut voir les articles FONTANINI et IMPERIALI , & été vendue à l'encan ep 1793

« PreviousContinue »