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shire; un Triomphe de Bacchus et Vite de' Pittori , Scultori, etc., d'Ariane , chez lord Ahsburnham; Rome, 1672, in-4°., avec un porPersée et la tête de Méduse , appar- trait du Poussin, en tête de sa Vie, tenant à lord Gwydir; la Peste A. gravé par Clouet , et ses Mesures de thènes (celle probablement qui était la statie d'Antinoüs , figurée et vue à Rome , selon Cambry), aujour- de face et de profil. Il a décrit sucd'hui chez M. Hope. La Continence cinctement la suite des Sept Sacrede Scipion, originairement de la col- ments, du chevalier del Pozzo; mais lection de Morville, est à Strawberry. très-au long , et avec des détails Hill, où est aussi un buste de la qu'on croirait donnés sous la dictée femme du Poussin , par Duquesnoi. de l'auteur, le tableau del'ExtrêmeA la galerie du marquis de Stafford, Onction, de la collection de M. de un Moïse foulant aux pieds la cour Chanteloup: il a développé de mêmc ronne de Pharaon, un Frappement le sujet , différemment composé, du du rocher , gravés par Baudet, et les Frappement du rocher, pour GilSept Sacrements, peints pour M. de licr et pour Stella , ainsi que la Peste Chanteloup , gravés par B. Audran, des Philistins. Il a moins détaillé Pesne , Dughet, etc.; le tout prove- une trentaine d'autres sujets , soit nant de la galerie d'Orléans. A la historiques, soit surtout allégoriques galerie du duc de Rutland , les Sept ou mythologiques.-20. Baldinucci, Sacrements (dont l'un a été malheu- Noticie de Professori del disegno, reusement incendié), peints pour le Florence, 1928, in-4°. (20. tome.) commandeur del Pozzo , gravés par Ce n'est guère qu'un abrégé biograDughet et Châtillon; provenant de phique de Bellori , avec quelques la collection de Bocca Paduli à Ro- réflexions. — 3o. Passeri, Vite dei me, où l'auteur de cet article les a Pittori , etc. , Rome, 1772, in-4°., vus encore en 1791. – II. Outre édition de Bottari. L'auteur donne les Estampes, évaluées à environ 300 quelques anecdotes qui ne se troupièces , dont les exemplaires se trou. vent pas chez les autres biographes vent partout, et qui peuvent suppléer, contemporains. Il a bien décrit le pour la composition, à la vue des ta- tableau de la Cène de Saint - Gerbleaux, rassemblés séparément dans main. Dufourny avait un exemles diverses contrées ci-dessus dési- plaire manuscrit ancien de Passeri, gnées, il existe un assez grand nom- plus ample que l'imprimé et avec des bre de Descriptions faites avec inté- notes de Mariette. — 4o. Félibien, rêt , et des Remarques publiées par Entretiens sur les vies des Peinles biographes contemporains, ou tres, etc. , Paris, 1669; 1685, par des maîtres de l'art et des ama- 2 vol. in-4°. Il s'est attaché à donteurs distingués, concernant beau- ner, en suivant l'ordre chronologique coup de tableaux du Poussin, dont des productions, l'histoire pittonous n'avons pu qu'indiquer les prin- resque du Poussin , mais dans un cipaux trails. Les biographes ou style qui est sans couleur, et dont écrivains du temps qui ont Ic mieux la prolixité affaiblit l'intérêt. Il fait fait connaître l'esprit des ouvra- une ample description, non-seuleges comme le caractère de ce grand ment du Tableau de Rebecca , mais inaître , deux qualités que nous ne de ceux de la Manne et des Aveuséparons point, sont : io. Bellori, gles de Jéricho , sur lesquels il a publié les Remarques de Lebrun, ces plus ou moins historiques, nous et celles de Sébastien Bourdon, ainsi citerons : Storia pittorica della Itaque le jugement porté dans les Con- lia , par Lanzi, Bassano, 1796. férences de l'académie royale de Le Poussin qui, par son long séjour peinture, en 1667. – 50. De Piles, en Italie, et par les sites et les fabriAbrégé de la Vie des Peintres, Pa- ques de ses paysages, était, en quelris, 1699, in-12. Les principes gé- que sorte, naturalisé italien, est apnéralement assez purs de l'auteur, précié, dans cet ouvrage, comme un puisés dans les préceptes de son ami parfait modèle à suivre pour les étuDufresnoi , sont plus solides que ses des à Rome. - Lectures, ou Lecons jugements, dont la partialité à l'égard de Fuesli, 4. et 5e., concernant le du Poussin doit être attribuée à sa Moïse exposé sur les eaux, la Peste prévention pour les écoles vénitienne des Philistins, le Testament d'Euet flamande. -6°. Charles Perrault, damidas et le Coriolan. – OEuvres Eloges des hommes illustres du de Reynolds, trad. de l'anglais, PaXVrie, siècle, Paris, 1696, in-fol. ris, 1806, in-8°. Son cinquième L'auteur s'est borné, à un historique Discours caractérise le génie de l'ancourt et précis; mais le portrait mis tique chez le Poussin, et l'esprit de , en tête de l'Eloge du Poussin a été ses compositions historiques et myjugé, avec raison, fort peu ressem- thologiques. - Mémoires sur la vie blant, quoique l'on eût déjà des gra- du Poussin, par Maria Graham, vures de Pesne, faites d'après le trad. de l'anglais, Paris, 1821, inportrait vivant du peintre, suivant 8o. On trouve recueillis, dans ces l'espression de Bonaventure dAr- Mémoires ou Mélanges, sans beau, gonne. — 6o. Fénelon, deux Dialo- coup d'ordre, plusieurs anecdotes gues sur la Peinture, à la suite de de Passeri, plusieurs lettres du Pousla Vie de Mignard, par de Monville, sin, que de donne point Felibien, des Amsterdam, 1731, in-12 : l'un indications de tableaux peu connus, entre Parrhasius et le Poussin, des observations extraites de divers offre une peinture descriptive du auteurs, et mêlées de vérités et de tableau de Phocion dont le corps partialité: les Dialogues sur les deux est porté hors de la ville d'Athè- tableaux déjà cités, y sont reprones par deux esclaves ; l'autre, duits.- Histoire abrégée des Pein. entre Léonard de Vinci et le Pous- tres espagnols, comprenant les eusin, celle des Effets de la frayeur à vres des étrangers qui se trouvent en la vue d'un homme qui fuit un ser- Espagne, traduite de Palomino Vepent.-go. On trouve, dans le Recueillasco, Paris, 1749, in-12. L'article des OEuvres imprimées d’Abraham du Poussin est fait avec concision, Bosse, des Remarques sur le Pous pour la partie biographique, mais non sin, sur les proportions, le carac- sans prévention pour ce qui concertère et le costume qu'il a observés. ne la peinture. On y indique, à NoM. Gaulten a donné un Fragment in tre - Dame del Pilar de Sarragosse, téressant. - Parmi les ouvrages plus une Vierge apparaissant à saint modernes des écrivains, soit étran- Jacques, que don Antonio de Ponz gers, soit français, qui ont publié n'y a point vue. L'auteur a peut-être des Observations générales ou parti- pris le lieu de l'apparition de la Vierculières, et des Eloges ou des Noti- ge pour le lieu du tableau, dont un

seul est connu, au Musée de Paris. sont sagement appréciés par l'auAbrégé de la vie de quelques teur. La similitude du nom lui a fait Peintres célèbres, par d'Argenville, confondre M. de Chanteloup, le cor1745, in-4°.; 1762, in-8°. Les ju- respondant intime du Poussin, avec gements de De Piles paraissent avoir son frère Chambrai de Chanteloup. influé sur ceux de l'auteur, comme En parlant des peintres qui ont pris l'école de Le Moine sur son goût, le Poussin pour modèle, et ramené dans ce qu'il dit des maîtres et du ainsi la peinture à l'étude de l'antique, chef principal de l'école française si négligéeen France depuis plus d'un ancienne. - Extraits d'ouvrages pu- demi-siècle par les successeurs de Le bliés sur la vie des Peintres (par Moine, il nomme Taillasson comme Papillon de La Ferté), avec l'épigra. le seul des peintres vivants qui ait phe tumulaire, ci-devant rapportée, suivi la manière du Poussin; il oude Bellori, Paris, 1776, in-80. L'Ex- blie Peyron , qui vivait alors (Voy. trait relatif au Poussin est judicieux ce nom ), et qui a enfin ouvert les et impartial. Il désigne quarante- yeux à David, quoique celui-ci eût trois tableaux de ce maître, que pos- pu voir les anciennes gravures si sédait alors le cabinet du Roi : c'est multipliées du Poussin.-Manuel du dix de plus qu'aujourd'hui; mais huit Muséum français (par F. E. de Tougrands Paysages, entre autres, qu'on longeon), Paris., Treuttel et Würtz, y comptait, en ont disparu. — Es- an x ( 1802). Le no. 1, le seul qui ait sai sur la vie et les tableau.x du paru , contient une analyse raisonPoussin, Rome ( Paris ), 1983; 2e, née et sentie des beautés qui tiennent édit., an vii, avec le nom de l'auteur, surtout à l'expression et à la pensée, Cambry , et suivie de notes. Cet Es dans l'auyre du Poussin, dont il désai contient un historique succinct crit dix-neuf tableaux. — Observaet des descriptions rapides, mais où tions sur quelques grands Peintres, l'enthousiasme n’exclut pas la ré- Paris, 1807, par Taillasson, qui, flexion, ni même la discussion. - dans ses Femarques sur les tableaux Eloge de Nicolas Poussin, qui a d'histoire et les paysages historiques remporté le prix à l'académie de du Poussin, dit que, les premiers Rouen, par Nicolas Guibal, Paris, fussent-ils détruits , les seconds sufde l'imprimerie royale, 1783, in- firaient pour placer leur auteur au 8o. L'auteur y loue, ou plutôt célė- rang des plus grands peintres. — bre, d'un style animé, le peintre Vie du Poussin, considéré comme poète et philosophe, dans le Pous chef de l'école française , suivie de sin, quoique son ami Mengs eût été Notes sur sa vie et ses ouvrages, de préconisé sous le dernier de ces ti- Mesures sur la statue d'Antinous, tres. L'Eloge est suivi de quelques etc., Paris, Didot l'aîné, 1806, notes biographiques et littéraires.- grd. in-8°., par M. Gault de SaintEloge de Nicolas Poussin, par Ni. Germain, avec dix-neuf gravures de colas Ruault, qui a remporté le prix sujets la plupart du Muséc. Ces Node la société des sciences et arts d'E. tes ont plus le caractère historique, vreux, Paris, 1809, in-8°. Dans cet que la vie elle-même, écrite dans un Eloge historique, accompagné de style souvent oratoire et même poénotes, plusieurs tableaux du Musée tique. Elles contiennent quelques exdu Louvre et d'autres compositions traits curieux , entre autres uu frag

ment alors inédit d'un manuscrit de faire élever å la mémoire du célèbre Claude Nivelon, concernant les re- peintre français , devait porter l'inslations d'amitié et d'estime du Pous- cription , Pictori philosopho: mais sin et de Lebrun , qui ne cessa de celui de Mengs avait déjà reçu ce témoigner l'obligation qu'il avait au titre; et la simple épigraphe, mise au premier d'avoir affermi ses pas premier : Pictori Gallo , n'honore dans la carrière de la peinture. — pas moins le buste du Poussin, plaVie du Poussin, en tête de son OEu- cé à côté de Raphaël au Panthéon de vre, par M. Castellan, 1811. Dans Rome, qui est devenu à-la-fois un cette Vie, écrite avec réflexion et temple chrétien et un sanctuaire des sentiment , l'auteur suit en partie grands hommes. G-CE. l'historique de Bellori pour ce qui POUSSIN (GASPAR OU GUASPBE). concerne la vie du Poussin à Rome; Voy. DuGHET. ct il fait des Remarques et des Notes POUSSINES (PIERRE ), en latin judicieuses sur ses tableaux, ses des. Possinus, savant jésuite, était né, sins et ses lettres. Il a consigné dans vers la fin de 1609, à Lauran, bourg une de ces notes , au sujet de la sta- du diocèse de Narbonne. Il fit ses tue de ce grand peintre, ordonnée études avec succès à Beziers ; et, par le gouvernement français, la ayant 'embrassé la règle de saint pensée du statuaire Julien, qui a Ignace, à l'âge de quinze ans, étudia supposé le Poussin au moment où, la théologie, puis régenta quelque frappé du trait sublime du testament temps les humanités à Toulouse et d'Eudamidas , il sort du lit, s'en- à Montpellier. Les Traductions qu'il toure de son manteau , et trace sur publia de quelques Opuscules de Niune tablette l'esquisse de sa compo- cétas, et des deux Discours du sosition. Pour compléter cet article, phiste Polémon, l'ayant fait connainous ajouterons qu’un buste en l'hon- tre, il fut envoyé, par ses supérieurs, neur du Poussin avait déjà été exée à Paris , où il fut accueilli du P. Pecuté en 1982, par Segla , l'un des tau, qui l'admit au nombre de ses artistes pensionnaires de l'académie élèves, et lui donna de sages conseils de France, et aux frais d'un zélé pour la direction de ses études. Il amateur français, M. Seroux d'Agin. revint à Toulouse, en 1642, y procourt. D'après la lettre adressée par fessa la rhétorique , pendant cinq lui , en 1813, à M. Castellan , sur les ans , et fut ensuite chargé de l'explirecherches concernant la sépulture cation des saintes Écritures. Malgré du Poussin ; sa simple tombe, qui les devoirs que lui imposaient ces attendait, dit Bellori, un plus di- différentes fonctions, il trouva le gne monument, et qui existait encore loisir de publier de nouveaux ouvraavec l'épitaphe en 1740, ne se trou ges qui étendirent sa répulation. Apsvait plus en 1781. M. d'Agincourt pelé par legénéral à Rome, en 1654, était parvenu à se procurer au moins il fut d'abord chargé de continuer son extrait mortuaire, portant : Ni- l'Histoire de la société, interromcold figlio di Giov. Poussin del pue par la mort du P. Sacchini ( V. diocesi d' Andely in Normandia , ce nom), et désigné ensuite pour marito della signora Anna Roma- remplir la chaire de l'Écriture sainte na, morì in età di 72 anni , etc. au collége Romain. La connaissance Le monument qu'il avait obtenu de qu'il avait de la langue grecque, le fit choisir pour en donner des leçons rin: mais quand l'impression en fut au prince Orsini, et à l'abbé Al- terminée , le hasard fit retrouver un bani , depuis pape sous le nom de manuscrit bien meilleur que le preClément XI. Il revint à Toulouse, mier; c'était celui que le savant Cujas vers la fin de 1682; et, malgré l'af- avait envoyé au président Faur de faiblissement de sa santé, il continua Saint - Jorry. Le P. Poussines s'en de travailler à un grand ouvrage servit pour faire des corrections à la qu'il avait entrepris pour démontrer marge de l'exemplaire de la Byzantine l'accomplissement des prophéties par que possédait le collége de Toulouse. le témoignage de l'histoire ; mais Mais cet important manuscrit, dont avant de l'avoir terminé, il mourut, M. Puget, conseiller au parlement le 2 février 1686 , dans sa soixante- de Toulouse, avait fait présent au P. dix-neuvième année. Le P. Poussines Poussines, contenait, outre l’Hisentretenait une correspondance sui- toire d'Anne Comnène, celle de Nicévie avec la plupart des savants de phore de Bryenne ; et dans le peu de l'Europe : malheureusement les let. temps qu'il le garda, il en donna une tres trouvées dans son cabinet, fu- édition à la suite de Procope, d'aurent brûlées, par la fausse crainte de tant plus précieuse que le manuscrit laisser percer des choses qui de- original est perdu (V. BRYENNE ). vaient rester inconnues. Il avait for- On doit encore au P. Poussines plus mé une belle suite de médailles , dont de deux cents Vies des saints de la les plus précieuses passèrent dans le Grèce, du Languedoc et de la Gascabinet du P. Chamillart ( Voy. ce cogne, dont il a enrichi le Recueil nom ). Outre les traductions latines des Bollandistes, où l'on trouve de de quelques Opuscules de Nicétas, lui trois savantes Dissertations en Toulouse, 1637, et des Deux has forme de lettres au P.Papebrock, dans rangues de Polémon, dont on a le Propylæum ( V. PAPEBROCK ): parlé V. POLÉMON), on doit au il a fourni plusieurs conciles , synoP.Poussines les traductions des Let- des ou actes anciens , à l'édition des tres de saint Nil (V. ce nom); de la Conciles du P. Labbe; il a traduit en Chaine des Pères grecs sur saint latin les Lettres de saint FrançoisMatthieu , Toulouse, 1646, in-fol.; Xavier ; enfin , parmi ses ouvrages, - sur saint Marc, Rome, 1673, dont on peut voir la liste dans la in-fol.; de la Harangue de l'empe. Bibl..soc. Jesu , on citera les suireur Léon à la louange de saint Ni- vants : I. De vitá Arnaldi Boreti, colas, évêque de Myre, Toulouse, senatoris Tolosani , libri iv, Paris , 1639; -de l'Institution royale dé 1639, in-8°. Le conseiller Boret Theophylacte; du Festin des vies. était mort cinq ans auparavant, en ges de Methodius ( V. ce nom ); et udeur de sainteté. II. Diallacticon ensin, des Histoires d'Anne Comnè theogenealogicum sive de concordia de, de Nicéphore Bryenne, et de J. evangelistarum in genealogia ChrisPachymère, qui font partie de la ti, Toulouse, 1676, in- fol. III. Byzantine. Le P. Poussines donna Orationes xx cum dissertationibus, la traduction de l'Histoire d'Anne ibid., 1654 , in-8°.; le style de ces Comnène , sur un manuscrit que le harangues n'est point agréable. IV. chancelier Séguier avait fait venir de Epistola de patria Paschasii Bioela bibliothèque du cardinal Barbe- ti, unius ex decem primis societ.

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