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coran et le réfute ; dans le troisième, çais. Gal (selon Postel) veut dire il développe les notions de la loi na- déluge; et les Gaulois descendent de turelle, et les principes de droit re- Gomer, un des fils de Japhet. Le nom çus dans toutes les religions; enfin de Francois leurfut donné par Frandans le quatrième, il indique les cus, fils d'Hecter. Cet ouvrage est moyens qu'il faut employer pour rare; on y remarque un endroit cuamener à la religion chrétienne, les rieux sur les intelligences des anges Païens, les Turcs et les Juifs. L. Vi- gardiens des Gaulois et autres peuvès a beaucoup profité de ce livre, ples. XI. De Phænicum litteris seu pour son Traité de la religion chré. de prisco latinæ et graecae linguæ tienne. VII. Absconılitorum à cons- charactere, ejusque antiquissima titutione mundi clavis , quá mens origine et usu commentatiuncula , humana , tam in divinis quàm in ibid., 1552 , in-80., de 51 feuillets; humanis, pertinget ad interiora ve très-rare et très recherché. Les exemlaminis æternæ veritatis ( Bâle, plaires complets contiennent deux 1547 ), in-16. Ce petit ouvrage fut grandes feuilles de caractères orienréimprimé à Amsterd., 1646, in-12, taux, avec leurs explications. XII. par les soins d'un visionnaire nom- La Loi salique , livret de la première mé Frankeberg, avec quelques au- humaine vérité, ibid., 1552, in.16, tres pièces de Postel. Selon le P. de 49 feuil., non chiffr.; très - rare. Desbillons, cette édition est bien pré- XIII. Abrahami patriarchæ liber férable à l'ancienne. VIII. De na- Jezirah, Paris, 1552, in- 16. Il sitivitate Mediatoris ultimá nunc fu gne l'Epître qui est à la tête : Postelturá, et toti orbi terrarum , in lus restitutusel jam sexttun mensem singulis ratione præditis , manises. veræ vitæ agens; ce qui a donné tanda , opus (Bâle, 1547 ), in-4°; lieu au conte de sa résurrection. Ce ouvrage très-singulier, que Postel mot ressuscité lui ayant été reproannonce avoir écrit sous la dictée du ché par Mathieu d'Antoine, il lui St.-Esprit. IX. Les Raisons de la répondit : Otons ce mot; je devais monarchie, et quels moyens sont dire : enseigne et relevé du profond nécessaires pour y parvenir, Paris, des ténèbres. C'est ainsi qu'il prenait 1551, in-8°. , de 48 pag.; réimpr. plaisir d'en imposer par des expres à Tours, la même année, et dans le sions figurées. XIV. De originibus, même format; livret très-curieux, et seu de varia et potissimùm orbi laqui mérite fort d'être recherché. X. tino ad hunc diem incognila aut inL'Histoire mémorable des expédis consideratá historia, Båle, 1553, tions depuis le déluge, faites par les in-8°., de 135 pag. XV. SybillinoGauluis ou Francois, depuis la rum versuum, Virgilio in quartd France jusqu'en Asie ou en Thra- Bucolicorum versuum Eclogatrans. ce et en l'orientale partie d'Europe, criptorum clavis commentarii insibid., 1552, in-16, de 95 feuillets. tar, Paris, 1553, in . 4o., de sis. L'auteur soutient, dans ce livre, com- feuill. « Je ne connais, dit le P. me dans le précédent, que, dès que Desbillons , rien de plus rare que les infirlèles seront éelairés par l'es- ce petit écrit. » XVI. Les Très-merprit de la nouvelle génération , ils sé veilleuses victoires des femmes du soumettront voloniiers à la loi de nouveau monde , et comme elles Jésus-Cbrist et à l'empire des Fran. doivent à tout le monde, par raison

commander, et même à ceux qui tiers, 1560, 3 part. in-4°. L'auteur auront la monarchie du monde vi- en publia une seconde édition, en ril, Paris ( 1553), in. 16, de 81 1575, in-16, avec une nouvelle Erifeuill. Get ouvrage, connu sous le tre dédicatoire au duc d'Alençon, nom de la Mère Jeanne , est un des sous ce titre : Histoires orientales. plus rares de Postel: il fut réimpri- et principalement des Turkcs oủ iné, la même annéc, en plus petits Turchikes, etc. XXIV. Cosmogracaractères, avec la Doctrine du siècle phicæ disciplince compendium , in doré, ou de l'évangelique règne de suum finem , hoc est , ad divinæ proJésus, roy des roys; mais on préfère videntiæ certissimam demonstratiol'édition originale. Il existe encore de nen conduclum , Båle, 1561, incet ouvrage deux réimpressions mo. 49. de 79 pag., non compris les pièdernes (Voy. le Manuel du libraire ces préliminaires. L'Epître dédicade M. Brunet). XVII. Des Merveil- toire est adressée au rvi Ferdinand, les des Indes et du nouveau Monde, à qui Postel, fatigué des obstacles est montré le lieu du Paradis qu'il éprouvait à se faire écouler en terrestre , ibid., 1563, in-16, de France, offre la monarchie univer96 feuill., ouvrage curieux et très- selle, par le principe qu'à défaut des rare, XVIII. Description et Carte aînés, ce sont les cadets qui succède la Terre sainte , ibid., 1553, dent. XXV. De universitate liber, in-16: cet ouvrage est ordinaire- in quo astronomiæ, doctrinæve ment réuni à la Vie de Jésus-Christ, lesiis compendium , terræ aptatum, par Louis Miré. XIX. De linguce etc., exponitur, Paris, 1563, in 40. phoenicis sive hebraicæ excellentia, de 77 pag.; c'est la deuxième édition. Vienne, 1554 , in - 4o. L'auteur On y remarque surtout la descripprend, à la tête de cet ouvrage, le tion de la Syrie (pag. 23-60), que titre de professeur de langues étranl'on peut encore consulter utilement; gères et de mathématiques à l'acad. l'auteur y relève les erreurs des géoroyale de celte ville. XX. Le Prime graphes de son temps. L'ouvrage nove del altro mundo , cioè l'admi. est suivi d'une seconde partie, de rabile historia... intitolata la Vera 48 pages , intitulée : Ptolemeolus. gine Venetiana (Venise ), 1555, Posteli a laissé divers ouvrages main.8o., de 39 feuill. ; très - rare. nuscrits, conservés à la bibliothèXXI. Il libro della divina ordina. que du Roi et dans différentes bitione , dove si tratta delle cose min bliothèques d'Allemagne. On tronracolose, le quali sono state et sino ve les titres de trenté - huit de al fine hanno da essere in Venetia, ceux qui étaient à Bâle, à la fin Padoue, 1556, in-8°, le 28 feuill. ; de l'article que lui a consacré Adet XXII. Epistola ad C. Schwencksel. Jung, dans son Histoire de la fo: dium cum præfatione Math Flaccii ļie humaine , VI, 195. On ne cont Illyrici, lena, 1556, in-89., de naissait qu'imparfaitement les dé! 7 feuillets; insérée dans le preinier tails de la vie de Postel-avant que vol. des Observationes Hallenses, Sallengre eût publié'une Notice sur 358 -68 (V. C. SCHWENCKFELD )i cet écrivain, dans le tome jer. des XXIII. De la république des Turcs, Mémoires de littérature; précédée et,là où l'occasions'offrira, des moeurs de son Portrait. Le P. Niceron s'est et lois de tous Muhamedistes, Poi- presque contenté de la copier, dans le tome vm de ses Mémoires ; mais à ses soldats. Le jeune auguste, sans Chaufepié, ou le traducteur fran- doute par le conseil de son gouverçais de son Dictionnaire , a éclair- neur, eut l'imprudence de réclamer ci plusieurs passages, au moyen des le butin fait sur l'ennemi, prétenLettres originales de Postel à son dant avoir seul le droit d'en dispoami Masius, qui lui furent commu- ser. Postume assemble ses troupes, quées par Wetstein. Voyez aussi It- et leur communique les ordres qu'il a tig : Dissertatio de Ĝ. Postello reçus: aussitôt des murmures éclatent (dans ses Opuscula varia, 1914, de toutes parts; et les soldats, passant in-80., pag. 235-315). On a puisé, des plaintes à la révolte, proclament pour la rédaction de cet article, dans Postume empereur (257). Dès qu'il a ces différentes sources, ainsi que dans fait reconnaître son autorité, il marl'ouvrage très-curieux du P. Desbil. che contre Salonin , qui s'enferme lons, qu'on a déjà cité. Le Portrait dans Cologne avec Sylvanus : nais de Postel a été gravé au moins huit les habitants les livrent tous les deux fois; on estime surtout ceux qu'on à Postume, qui les fait égorger. Galdoit au burin de Th. de Leu et de lien, qui n'avait pu sauver son fils, Rabel.

W-s. accourt de la Pannonie, pour le venPOSTUME (M. CASSIANUS LA- ger. Postume , victorieux dans les TINIUS POSTHUMUS), empereur, est premiers coinbats, éprouve à son le plus illustre des généraux qui se tour des revers; et il allait être accadisputèrent la souveraineté sous le blé, quand Gallien est forcé de voler règne de Gallien , et que l'histoire au secours de l'Italie, menacée par désigne par le nom des Trente Tg:- les barbares. Postuine sut profiter de rans. Né dans une condition obscu- l'éloignement de Gallien, pour afferre, il embrassa jeune la profession mir son autorité, qui s'étendait sur des armes, et s'éleva rapidement aux toutes les Gaules et sur l’Espagne, premiers emplois. L'empereur Va- comme l'attestent les monuments : il sérien, ayant éprouvé sa valeur et ses augmenta le nombre de ses troupes, talents , lui confia le cominandement défit les Germains , qui continuaient des légions stationnées dans les Gau- leurs excursions, les refoula jusque les. Il contribua, par ses conseils aux dans leur pays, et construisit, le long succès que Gallien obtint sur les du Rhin, des forteresses pour les teGermains, et dut à son intégrité l'af. nir en bride. On croit que ce fut alors fection des soldats. Gallien, obligé qu'il prit le titre de Germanicus de courir, dans la Pannonie, étouffer Maximus, qu'on lit sur quelquesla révolte d’Ingenuus ( 1 . ce nom), unes de ses médailles. Cependant laissa dans les Gaules son fils Salo Gallien , après avoir délivré l'Italie, pin , qu'il venait de créer auguste, et revint attaquer Postume. La guerre lui donna Sylvanus poạrgouverneur. Offrit long-temps une alternative de Postume fut sensible au peu d'égards revers et de succès ; mais enfin Posque lui montrait Gallien : il n'était tume, défait dans plusieurs combats, guère disposé d'ailleurs à se soumet- était près de succomber, si la fortutre aux caprices d'un prince enfant. ne ne l'eût sauvé une seconde fois, Cependant il continua de s'opposer en forçant Gallien de courir, à Byaux excursions des Germains, les zance, apaiser la révolte des légions. battit, et distribua leurs dépouilles Il mit encore à profit cette sorte de trève pour fortifier son pouvoir : il fet des Voconces, ou, selon d'autres, remporta dans le même temps, sur tribun d'une légion stationnée dans les Germains, une victoire signalée, ce pays. Bréquigny croit qu'il perit et la célébra par des fêtes brillantes. avec son père ( 1), qui l'avait créé A l'exemple de Gallien, qui venait anguste depuis peu, Ce prince étaiti de partager l'empire avec Odenat doué d'une éloquence naturelle, qu'il (V. ce nom ), il s'associa Victorin, cultiva par les leçons des plus habiguerrier habile, dont la défection les maîtres. Selon Trebellius Pollion, entraîna celle des légions qu'il com- il avait composé dix-neuf Haranmandait. Cependant les chances de gues ou Déclamations : on les a la guerre, qui recommença bientôt, confondues avec celles que nous furent peu favorables à Postuine. Ré- avons sous le nom de Quintilien. duit à se réfugier dans une de ses pla

W-s. ces, il s'y vit assiégé par Gallien: mais POSTUMIUS ( Aulus ), dictace prince, s'étant approché trop près teur, fuit créé consul avec T. Virgides murailles , fut blessé grièvement, nius, l'an 253 ( av. J.-C. 496 ). La et leva le siége. Pendant la trève, trève que les Romains avaient conou même la paix qui suivit, Postume clue avec les Latins était sur le s'occupa du bonheur de ses sujets, fit point d'expirer, et les deux peuples fleurir le commerce et régner l’abon- se préparaient à recommencer la dance dans ses vastes états. Le cal- guerre avec une nouvelle ardeur. me dont il jouissait, fut troublé par Dans ces circonstances graves, on Lælius, l'un de ses lieutenants, qui, crut qu'il était nécessaire de remettre profitant de l'affection des soldats, l'autorité entre les mains d'un seul se fit proclamer empereur. Postume homme; et Virginius nomma son colmarcha contre lui , l'assiégea dans lègue dictateur. Peu de jours après, Maïence, et prit cette ville; mais, les armées entrèrent en campagne, ayant refusé de l'abandonner au pil- et vinrent se poster non loin du lac lage , il fut égorgé par ses propres Régille, sur le territoire de Tuscusoldats, l'an 567, après un règne de lum; mais les Romains ayant, appris dix ans. Les vertus de ce prince, et que les Tarquins (2.) étaient dans les les grandes qualités qu'il montra sur rangs ennemis, il ne fut possible ni de le trône, le rendaient digne d'un calmer leur fureur, ni de les em pêmeilleur sort. Bréquigny a publié, cher d'attaquer sur le champ les Ladans le Recueil de l'académie destins. On combattit de part et d'autre inscriptions ( xxx, 338-58), l'His- avec un acharnement incroyable. Les toire de Postume , éclaircie par les chefs eux-mêmes firent le devoir de médailles; elle répand beaucoup de soldats; et tous ceux qui ne périment jour sur la vic de ce prince. Canne- pas dans la bataille, furent grièvegieter (Voyez ce nom ) s'était aussi occupé du inême sujet. On a un (1) Ainsi c'est par erreur qu'on a dit que Lælien grand nombre de médailles de Pos

Postume le Jeuue (V. LELIEN, XXIII, 103). tume, en toutes sortes de métaux

(2) Les historiens prétendent que Tarqain le Su(Voy. Dela rareté et du prix des més perbe était lui-même à la tête d'un corps de trou

pes, et qu'il fut blessé grièvement; mais il est peu vraisemblable que ce prince, alors âgé de quatre

vingt-dix ans, ait eu assez de vigueur pour oser Mionnet ). — POSTUME LE JEUNE S'exposer aux’Lasards d'un combat (v. TARQUIN ayait été nommé, par Valérien, pré e Superbe ).

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ment blessés, à l'exception de Pos- (1) mais il est certain qu'il revint avec tumius, qui s'était cependant tenu honneur dans sa patrie. Philippe Pot toujours dans la mêlée. Pendant l'ac- passa pour un des chevaliers les plns tion, le dictateur voua un temple à accomplis de son temps. Son éloCastor; et c'est-là ce qui a donné quence le fit surnommer la Bouche lieu à la fable de l'apparition de Cas- de Cicéron. Il fut honore de plusieurs tor ct Pollux à Postumius, rapportée commissions importantes par Phipar Denys d'Halicarnasse, qui d'ail. lippe le-Bon, qui l'employa , entre leurs a décrit fort au long la bataille autres, à la conclusion des trois made Régille ( liv. 'vi', chap. 2 ). Les riages du comte de Charolais ; le Romains remportèrent une victoire premier avec Catherine, fille du roi comp’ète. A son retour à Rome, Charles VII; le second , avec IsabelPostumius fut honoré du triomphe. le , fille de Charles Ter, duc de DourIl célébra, dans cette circonstance, gogne; et le troisième avec Marguedes jeux publics, et offrit des sacri- rite d'York, soeur d'Édouard IV, fices, dont les frais s'élevèrent à qua- roi d'Angleterre, et fille de Richard, rante talents, somme considérable duc 'd’York. Le duc de Bourgopour le temps. Saint-Palaye a essayé gnc décora Philippc Pot, à Saintde concilier le récit que Tite-Live a Omer, en 1471, de l'ordre de la laissé de cette guerre contre les La- "Toison d'or, le nomma son premier tins, avec celui de Denys d'Halicar- chambellan, et le combla de biens; nasse, dans les Observations sur il le fit ensuite gouverneur de Lille, quelques chapitres du 2e. livre de la et l'envoya ambassadeur 'à Londres. gre. décade de Tite-Live ( Mém. de Charles-le-Téméraire, son fils et son l'ncad. des inscript., vui, 363). successeur, ent les mêmes bontés

1. W-s. pour Philippe Pot, et le maintint . POT (Philippe ), né en 1428, fut dans toutes ses charges. Mais, après filleul et favori de Philippe-le-Bon', la mort de ce prince, il paraît que duc de Bourgogne. Ses rares qualités notre Bourguignon se laissa gagner le firent remarquer sous le règne de par Louis XI, et qu'il n'eut pas peu ce prince , sous ceux de Louis XI, de part à la réunion de la province et de Charles VIII. Dès qu'il fut à la couronne. Cela indisposa , conen âge de porter les armes , Phi. tre lui, Marie de Bourgogne , blle lippe. le - Bon le fit chevalier d'ar et unique héritière de Charles, qui mes. Si l'on en croit une anecdo- lui fit quitter son' service. Alors te racontée par un moine contem- il se dévoua à Louis XI, qui réporain, ce fut le zèle de la 'religion tablit, en sa faveur, la charge de qui fit voler (en 1453), le jeune Pot, grand sénéchal de Bourgogne, en au secours de Constantinople, assié- 1477. Philippe Pot contribua beaugée par les Tures. Il y fut entouré par corp à l'extinction des troubles susune nombreusé troupe dejanissaires, cites par le prince d'Orange. Pour qu'il combattit long-lem ps; mais, suc. lui témoigner sa reconnaissance, combant enfin sous le nombre, il fut fait prisonnier, Les aventures aux (1) Moreau de Mautour, qui, dans les Mémoires

de l'acudémie des inscriptions, partie histor., tom.

v de l'édition in-12, p. 324, doune la description vrance, semblent trop romanes

du tombeau de Philippe Pot, révoque en doute cette

histoire, dont on peut voir le détail dans les Essais ques pour trouver ici leur place : sur Dijon, par M. Girault, 1814, in-12, p. 272.

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