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Rome avec les ambassadeurs que le avec des additions. Cet ouvrage est czar envoyait au pape pour le remer- très-remarquable en ce qu'il est un des cier du service qu'il en avait reçu; premiers qui aient paru sur l'empire il reconduisit ensuite les ambassa- de Russie, alors presque inconnu, mêdeurs jusqu'en Pologne, où le pape me à ses habitants. II. Judicium de desirait le fixer avec le titre de lé. quatuor scriptoribus ( La Noue, Bogat:mais, après avoir terminé l'objet din , Philip. de Mornay et Machiade sa mission, sur les instances de vel), Rome, 1592 , in-12; Lyon, son général, il obtint la permission 1593 , in-8°., avec des additions. de revenir en Italie, en 1587. Il de- Possevin n'avait jamais lu Machiavel mcura d'abord à Padouc, occupé de dont il entreprenait de réfuter les mettre la dernière main à différents principes ; et malheureusement, il ouvrages que ses voyages l'avaient n'est pas le seul critique à qui l'on forcé d'interrompre, et trouvant en pourrait faire le même reproche. core le loisir de catéchiser, de prê. III. Bibliotheca selecta de ratione cher, et de diriger les jeunes gens qui studiorum , ad disciplinas et ad sarecouraient à ses lumières, et dans lutém omnium gentium procuranle nombre desquels on doit citer le dam , Rome, 1593, 2 vol. in-fol.; pieux évêque de Genève, saint Fran- nouvelle édition augmentée et corriçois-de-Sales. Quatre ans après, il se gée , Cologne, 1609, 2 vol. in-fol. rendit à Rome, et travailla de tout Possevin avait conçu le plan de cet son pouvoir à la réconciliation de ouvrage en 1574 ; et, au milieu des Henri IV avec le Saint-Siege; mais occupations dont il fut chargé, il le zèle qu'il nuit dans cette affaire dé- le termina dans l'espace de vingt ans. plut au pape, qui lui défendit de s'en On avait déjà la Biblioth. de Conrad mêler. Il fut alors chargé de la di- Gesner ( Voy. ce nom), augmentée rection du college de Bologne, et fit et perfectionnée par les travaux de un voyage à Venise, pour surveiller Simler, de Fries, etc. ; mais Posl'impression de son Apparatus sacer; sevin sentit le premier la nécessité mais, sentant ses forces épuisées, il se de déterminer l'objet et les limites retira dans Ferrare, où il mourut, le des sciences et des arts. La première 26 février 1611, à l'âge de soixante- partie de son livre est consacrée à dix-huit ans, avec la réputation d'un rechercher les méthodes que doivent des plus 'savants et des plus intrépi- suivre ceux qui les étudient, et ceux des défenseurs de la foi. Il est à pei- qui les enseignent; la seconde partic ne croyable qu'un homme presque est divisée en sept livres, dans lessans cesse occupé d'affaires inpor- quels l'auteur parcourt le cercle de tantes , ait eu le temps d'écrire un si toutes les sciences , et fait connaître grand nombre d'ouvrages de divers ceux qui les ont le mieux cultivées. Il genres. La plupart tiennent à la con- cite leurs principaux ouvrages, en troverse; on en voit la liste dans la donne des extraits quelquefois fort Bibl. soc. Jesu , et dans les Mémoires étendus, et même les réfute quand de Niceron, tome xxii; nous nous leurs principes ne s'accordent pas bornerons à citer les principaux :J. avec les siens. C'est dans l'examen Moscovia, seu de rebus Moscoviticis, des historiens anciens et modernes, etc., Vilna , 1586, in-89.; Anvers, qu'il se montre, plus qu'ailleurs , 1587; et réimprimé plusieurs fois exact et judicieux : il y a sans doute,

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dans cette compilation, beaucoup On a sous son nom : Dialogo del
d'inexactitudes ; mais Tiraboschi onore , nel quale si tratta a pieno
pense qu'en la corrigeant et l'augmen. dei duello , Venise, 1553, 1556,
tant, on pourrait en faire un des li- 1558, in-4°., et 1564 , in-8°., avec
vres les plus utiles. IV. Apparatus des additions d'Ant. Possevin, qui
sacer, Venise, 1603-1606, 3 vol. fut l'éditeur de cet ouvrage de son
in-fol.; Cologne, 1607, 2 vol. in-fol. frère. Ant. Bernardi, évêque de Ca-
C'est le Catalogue le plus considéra- serte, dans la préface de son Traité
ble des écrivains ecclésiastiques, an- contre le duel, imprimé en 1562,
ciens et modernes, qu'on eût encore se plaignit d'un abus de confiance de
vu; il est plus étendu, plus exact et la part de J.-B. Possevin, auquel il
plus instructif que celui de Bellar- avait communiqué son manuscrit;
min, qui ne parut qu'en 1613 (V. et c'est en vain qu’on a essayé dejus-
BELLARMIN ). Possevin y passe en tifier ce dernier du reproche de pla-
révue, par ordre alphabétique, plus giat (Voyez les Notes d'Apostol.
de six mille auteurs, dont il retrace Zeno sur la Bibliot. de Fontanini, u,
la vie et les opinions , dont il indi- 362 ); Tiraboschi lui-mêine, après
que les ouvrages. Quels que soient les avoir pris la défense de Possevin, a
défauts d'un pareil travail, on n'en reconnu qu'il était réellement cou-
doit pas moins reconnaître que Pos- pable (Voy. la Bibliot. Modenese,
sevin a beaucoup contribué à facili- 1, 241 ). Ant. Possevin, qui n'a ja-
ter l'étude et les progrès de l'histoire mais tenté de laver son frère d'uue
littéraire. A la fin de lApparatus, accusation si formelle , a pris la dé-
il a donné le catalogue des manuscrits fense de ses principes sur le duel ,
grecs , encore inédits, qu'il avait vus dans un ouvrage très-rare , intitulé :
dans les différentes bibliothèques de Due discorsi : l'uno in difesa di
l’Europe. Outre les auteurs déjà cités, Gio. Batt. Possevino, dove si dis-
on peut consulter, pour plus de dé- corre intorno al duello; l'altro
tails, la Pie de Possevin , par le P. in difesa di Giraldi , dove si trat-
Nicol. Dorigny, Paris, 1912, in-12; tano alcune cose par iscriver tra-
elle a été traduite en italien par le P. gedie , Rome, 1556, in-8°. ( Voy.
Nicol. Ghezzi, et imprimée à Venise, le Dict. typogr. d'Osmont, 11, 105.)
en 1750, avec des additions impor- On a quelques pièces de vers de J.-B.
tantes. Tiraboschi a consacré une no. Possevin, entre autres la Paraphrase
tice intéressante à son savant con- d’une Ode de Sapho dans les Rime
frère, dans la Storia della lettera- d'Atanagi. — PossEVIN (Jean-Bap-
tura italiana, vui, 1060-66.-Jean- tiste ), neveu des précédents, em-
Baptiste PossEVIN , frère aîné du brassa l'état ecclésiastique, et devint
précédent, naquit à Mantoue, en théologien de l'évêque de Ferrare.
120 , fut élevé par les soins du car Outre une traduction italienne de
dinal Hercule de Gonzague , protec. l'histoire de la Moscovie par son
teur de sa famille, et fut ensuite oncle , Ferrare, 1592 , in-8°., on
attaché, comme secrétaire, aux car- cite de lui : 1. Discorsi della vita et
dinaux Cortese et Hippolyte d'Este. azioni di Carlo Borromeocardinale,
Il avait de l'instruction, et du talent Rome, 1591, in-8°. II. Dichiara-
pour la poésie. Il mourut à Rome, zioni delle lettioni di tutti li matu-
en 1549, à l'âge de vingt-neuf ans. tini dell' anno del Breviario ro-

Street

T

mano, Ferrare, 1592, deux parties, réunit à saint Augustin , pour dcin - 40. Cet ouvrage est si rare que mander la grâce des coupables. L'emPaitoni regardait comme un hasard pereur se contenta d'ordonner que heureux d'en avoir trouvé la secon- les idoles seraient brisées, et qu'à de partie , qui manquait depuis long- l'avenir il ne serait plus permis aux temps à son exemplaire ( Voy. la païens , d'offrir des sacrifices, ni Bibl. degli autori volgarizzati , de célébrer leurs fêtes superstitieuses. V, 199). III. Hinni sacri del Bre- Les Vandales s'étant répandus de viario romano tradotti in lingua l’Espagne en Afrique, la Mauritanie volgare , Perouse, 1594, in-4.; et la Numidie furent entièrement raVenise , 1599, même format. IV. vagées ; trois villes , Carthage, Cirte Vite de santi di Todi nelle quali si et Hippone furent les seules qui osèscuoprono l'antichità e grandezza rent, pendant quelque temps, tenir di detta citià , Perouse , 1597 , in- contre la fureur des barbares, Calame 40. — PossEVIN ( Antoine ), antre fut ruinée de fond en comble ; et il neveu de l'auteur de lApparatus paraît qu'elle ne s'est point rélevée. sacer, exerçait la médecine à Man- Possidius se retira dans Hippone, où toue , au commencement du dix- il ferma les yeux à saint Augustin , septième siècle, avec une réputation dont il a écrit la vie, en y joignant le assez étendue. Il consacra ses loisirs Catalogue de ses ouvrages. Depuis la à la culture des lettres, et publia : mort de son maître, il vécut, errant 1. Theorice morborum libri quin au milieu des ruines de sa patrie, et que carmine conscripti, Mantoue, séparé de son troupeau. On ignore 1604, in-8°. II. Gonzagarum Man, le lieu et l'année où il termina sa tuæ et Montisferrati ducum his- vie. Il avait établi, parmi les clercs toria , ibid., 1617, in- fol.; 1628, de sa cathédrale, la règle de saint in-4°. Il avait hérité des manuscrits Augustin. Les chanoines réguliers de son oncle sur cette illustre famille. qni l'honorent comme un de leurs III. Belli Montisferratensis historia, patrons, célèbrent sa mémoire le 17 ab anno 1612 usque ad ann. 1618, de mai.

G-Y. Genève, 1631, in-fol. W-S. POSSIDONIUS. V. PosiDONIUS.

POSSIDIUS (Saint), célèbre dis- POST (François ), peintre et graciple de saint Augustin , fut élu , en veur à l'eau-forle , naquit à Harlem, 397 , évêque de Calame en Numidie. en 1614. Son père , Jean Post, était Il eut beaucoup à souffrir des Dona- un peintre sur verre, qui ne manquait tistes ; il ne s'en vengea qu'en de- pas de talent , et qui dirigea ses premandant pardon pour eux à l'empe- mières études. Un de ses frères, arreur. Vers l'an 408, les païens , qui chitecte de Maurice de Nassan, le fit étaient encore en grand nombre à connaître à ce prince, quiluicommanCalame, voulant célébrer une fête da plusieurs tableaus. Le mérite qu'il sacrilége le premier jour de juin, montra dans ces ouvrages, lui valut vinrent faire des danses autour de l'amitié de son protecteur , qui lui acl'église; ils y jetèrent des pierres, y corda une pension, et le prit avec mirent le feu, blessèrent plusieurs lui dans l'expédition qu'il fit au Bréecclésiastiques, dont un resta mort sil, en 1636. A son retour, Post sur la place. Ces excès ayant été dé- exécuta pour le château de Rycksnoncés à l'empereur, Possidius se dorp, près de Wassenaer, une suite de tableaux représentant des Vues d'A. lui dérobèrent son argent, et lui primérique. Cette collection dénote le rent jusqu'à ses habits. Le chagrin plus rare talent. Les sites sont heu- le rendit malade; et quelques perreusement choisis; et un emploi sa- sonnes charitables l'ayant fait advant des différents arbres de ces mettre dans un hôpital , il y passa contrées, le contraste qu'il établit deux ans ayant de pouvoir se rétaentre la nature sauvage de ces lieux blir. En sortant de cet asile, le malet la fraîcheur de la végétation, ajou. hcureux postel prit le chemin de la tent à l'effet général de ses composi- Beauce : c'était le temps des moistions , auxquelles la légéreté adrnira- sons ; il gagna, par son travail, de Lle de sa touche, la vivacité et la quoi s'acheter uu habit décent, et re. vérité du coloris , donnent encore un vint à Paris. Ilentra , comme domesnouveau prix. Post mourut dans tique, au collége de Sainte · Barbe, sa ville natale, le 17 février 1680. sous la condition qu'on lui permetIl avait aussi cultivé la gravure à trait de suivre les leçons; et, s'étant l'eau-forte; et il existe de lui plu. procuré une graminaire, il apprit sieurs estampes gravées d'une pointe l'hébreu , sans le secours d'aucun très-spirituelle, entre autres, quatre maître, ainsi que le grec , qu'il n'éVues du Brésil, de format grand tudiait qu'à des heures dérobées. Son in-folio en travers, et datées de 1649, application et sa docilité le firent pièces capitales , extrêmement rares. bientôtconnaîtred'une manière avan

P-s. tageuse. Un grand seigneur voulut PQSTEL (GUILLAUME), célèbre l'engager à le suivre en Portugal, en visionnaire, et l'un des plus savants lui promettant une chaire, avec un hommes de son siècle , était né, le 25 traitement de quatre cents ducats ; mars 1510 (1), à Dolerie, paroisse mais il remercia, disant qu'il était en. de Barenton, dans le diocèse d'A- core dans l'âge d'apprendre, et non vranches. A huit ans, il eut le mal d'enseigner. Quelque temps après, heur de perdre son père et sa mère, Postel gagna les bonnes grâces du qui inoururent, presque le même jour, bailli d'Amiens , qui l'emmena dans d'une maladie contagieuse. Dès qu'il cette ville, où il put se livrer sans sut lire, il montra le plus vif desir inquiétude à ses goûts. De retour à d'acquérir des connaissances ; et il Paris, il se chargea de l'éducation passait des journées entières, un li- du neveu de Jean Raquier , abbé vre à la main, oubliant l'heure des d'Arras, qui conçut pour lui beaurepas. Forcé bientôt de songer aux coup d'amitié, et lui proposa des bé. moyens d'assurer son existence, il néfices que sa délicatesse ne lui perse fit maître-d’école (2); et, après mit pas d'accepter. Le desir d'acquéavoir gagné quelque argent, il vint rir de nouvelles connaissances le conà Paris, avec l'intention d'y conti- duisit , en 1537, à Constantinople. nuer ses études. A son arrivée, il où il suivit Jean de la Forêt, chargé tomba entre les mains de fripons qui de conclure une ligue avec Soliman,

pour s'opposer aux desseins ambi(1) Cette date est celle qu'ont adoptée les biogra

tieux de Charles-Quint. Postel prophes les plus instruits.

fita de cette occasion pour visiter la .(2) Postel élablit, dit-on , son école à Say, près Grèce, l'Asie-Mineure et une partie de Pontoise : on ne trouve de village de ce nom que

de la Syrie. Il étudia les diverses

dans les environs d'Alençon,

langues de ces contrées, et recueillit vrages des rabbins, et la vivacité de quelques manuserits, qu'il paya du sonimagination, le précipitèrentdans peu d'argent qu'il avait. Il revint par des écarts qui semèrent sa vie de l'Italie, et lia connaissance avec le troubles , et qui lui causèrent de cuisavant Teseo Ambrosio , qui lui fit sants chagrins. Ilen vint d'abord à se présent de l'Oraison Dominicale en persuader que le règne évangélique chaldaique et en arménien, et de quel. de Jésus-Christ ne pouvait plus se ques Alphabets orientaux (Voy. TE- soutenir parmi les Chrétiens , ni se seo ). En arrivant à Paris , Postel propager parmi les infidèles, que par s'empressa de publier les Alphabets les luinières de la raison. Il crut enqu'il avait rapportés de son voyage. suite qu'il était appelé, par Dieu luiIl n'existait pas de caractères de la même, à réunir tous les hommes plupart de ces langues, alors presque · dans la loi chrétienne, par la parole inconnues en Europe (3): ne trou- ou par le glaive , sous l'autorité du vant pas d'ouvriers assez habiles, pape, et du roi de France, à qui la Postel fut obligé de les faire graversur monarchie universelle appartenait des planches (Voy. Chevillier, Hist. de droit, comme descendant en lide l'impr. de Paris, p. 296). Ce li- gue directe du fils aîné de Noé. vre, qui renferme des notions fort cu. François Ier. , qui avait une haute rieuses , fut suivi d'un petit Traité idée du mérite de ce savant, le pres( De originibus... ), dans lequel Pos. sa de retourner dans le Levant, avec tel cherche à démontrer que toutes les La Forêt (1543), en lui promettant langues, même le grec et le latin, de quatre mille écus pour acheter des rivent de l'hébreu; et, la même année manuscrits orientaux : Postel, tout (1538), pour répondre à l'impatien- rempli des projets dont on vient de ce des savants, il publia une Gram- parler, refusa cette proposition homaire arabe, dont il n'avait présenté norable , et se démit même de sa que l'essai dans son Recueil d’Al- chaire(4), pour aller à Rome, persua. phabets. Postel ne pouvait pas échap. dé que les Jésuites, dont l'institut per à la généreuse protection de Fran. était alors naissant, s'empresseraient çois Ier. Dès 1539, il fut nommé pro- de le seconder dans l'exécution du fesseur de mathématiques et de lan- plan qu'il nommait la plus belle veugues orientales au collège de France; vre du monde. A son arrivée dans et le chancelier Poyet, à qui l'on á la capitale du monde chrétien (1544), reproché, peut-être à tort, son peu il courut se présenter à saint Ignace, d'estime pour les lettres, accrut le qui, d'après sa réputation, ne balantraitement de ce professeur des re- ça pas à l'admettre dans la Société. venus d’ın doyenné de 'église d'An- Mais, après avoir cherché vainegers. Entouré d'une considération ment à le désabuser de ses rêveries, méritée, et comblé des faveurs de la le saint le renvoya , et défendit à tous cour, Postel semblait devoir jouir les inembres de l'institut de conserdésormais d'un sort tranquille : mais ver aucune espèce de liaison avec une lecture trop aprofondie des ou

(4) Tons les biographes s'accordent à dire que

Postel per sit sa « haire pour avoir montré trop d'at(3) Ceux qui avaient paru dès 1686, dans quel

tachement au chancelier Poyet dans sa disgrace; ques voyages' à la Palestine (V. BREYDENBACH ), pas en lettres mobiles.

sion chez les Jésuites.

étaient absolument défigurés, et d'ailleurs n'étaient

mais lui-même nous apprend qu'il la quitta volontairement pour aller, Rome , solliciter son admis

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