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ker, 1589, in-8°. II. Notæ in Var. Cornelius Celsus, De arte dicendi. ronem de linguálatina et de re rus- Tite fit paraître Tabulæ in sphæram, tica. III. Notæ in epistolas Cicero- et astronomic elementa , Cologne, nis ad Atticum , 1619. IV. Note 1569, in-4°. ; Castigationes in episin Velleii Paterculi historiam ro- tolas Ciceronis ad familiares, Anmanam , 1620. V. De differentiis vers, 1572, in-16; Notæ in Ascoverborum libri quatuor , Marbourg, nium Pædianum , Cologne, 1578; 1635, in-8°.; et avec les augmenta. De operis servorum liber singulations d'A. D. Richter, Leipzig, 1947, ris, 1608. — Cyprien, mort à Alst, in-8°. Popma, dans cet ouvrage, en 1582, à trente-deux ans , publia: précise d'une manière plus sûre les Henrici Mediolanensis de contronuances qui séparent les mots latins' versiis hominis et fortunæ , en vers dont la signification se rapproche, élégiaques , avec commentaire, Coque ne l'a fait, depuis, Gardin-Du- logne, 1570. Voy. Richter ( Ad mesnil, dans ses Synonymes latins. Dan.) Programma de vita et scripCelui-ci , trop imitateur de l'abbé Gi- tis Ausonii à Popmá, Annaberg, rard, a souvent calqué sur les ter- 1946, in-4°,

F-T. mes français correspondants les dif- POPON ou POMPON ( MacLou ), férences qu'il assigne entre les mots en latin MACUTUS POMPONIUS , latins; et ses explications sont plus né en 1514 , dans un village de ingénieuses que solides. J. Chr. Bourgogne, de parents obscurs, fit Strodtmann a donné, dans le recueil ses études avec beaucoup de distincde la société latine de léna ( Acta tion, et visita les principales villes - soc. lat. Ien., tom, ii, p. 51-103), de France et d'Italie, pour satisfaire un Supplément de cent synonymes son desir d'apprendre et se lier avec omis ou trop peu développés par les savants. Les talents qu'il montra Popma. VI. De usu antiquarum lo-, depuis au barreau de Dijon, où il cutionum libri duo, Leyde, 1608, s'était fait recevoir avocat, lui mériin-80.; Strasbourg, 1618; id. , re- tèrent des protecteurs puissants; et touché par J. Chr. Messerschmidt, il obtint, en 1554, la charge de conet réuni à l'ouvrage précédent, Dres- seiller au parlement. Il assista, l'an de, 1969, in-8°. VII. De ordine et 1561 , au colloque de Poissi, fut charusu judiciorum libri tres, Arnheim, gé de plusieurs négociations, et mou1617, in-40. VIII. Fragmenta ve- rut à Dijon , le 6 mars 1577. Il avait terum historicorum latinorum emen. 'pour amis Th. de Bèze, les Guijon, data et scholiis illustrata , Amster- Tabourot , et d'autres beaux-esprits. dam, 1620,1742 , in-80.-Ausone Il partageait tout son temps entre ses de Popma était le plus jeune de qua- devoirs et la culture des lettres; mais tre frères, qui, inés dans la même sa inodestie l’empêcha de mettre au ville , firent les mêmes études à Co. jour les fruits de ses loisirs. Il avait logne et à Louvain, sous les yeux de formé, malgré son peu de fortune, leur mère, demeurée veuve. Tous se une bibliothèque choisie, et trèscréèrent une réputation dans les let. nombreuse pour le temps. Il aimait tres. Sixte, l'aîné, reçu docteur en les arts, était niusicien, et jouait droit à Dole, publia un commentaire passablement du luth. Jacques de sur les Institutes de Justinien, et mit Vintimille, son confrère au parleau jour, én 1569, une édition de ment et son ami depuis quarante ans, invita les littérateurs de la che des traces des anciens Slaves , Bourgogne à célébrer les vertus de et d'enrichir l'histoire naturelle ; et Popon, et forma de leurs vers un il avait fait au gouvernement autri. recueil intitulé : Macuti Fomponii chien des propositions à ce sujet. senat. Divion, monumentum à mu- Mais, obligé d'accepter, pour yivre, sis Burgundis erectum et consecra- une place de précepteur, il fut détum, Lyon, 1578, in-80. de 93 p.; tourné de son projet. Cependant, et Paris, Fed. Morel, 1583, même au bout de deux ans, la mort de son format de 95 pag. Ce petit volume élève lui ayant rendu la liberté, il est fare et recherché : aux pièces voulut reprendre ses voyages scienqu'on lui avait adressées, l'éditeur tifiques. Au moment de partir, il a cru devoir ajouter un petit poe- remarqua une quantité de mousses et me, que Th. de Bèze avait com- de champignons, que l'humidité de posé trente ans auparavant, sur l'année avait probablement dévelople bruit qui s'était répandu que Po- pés. Le voilà qui oublie ses voyapon avait été assassiné par des ban- ges pour étudier ces productions. S'édits, en revenant d'Italie. On con- tant logé dans un souterrain humide, servait, dans le cabinet de La Mare, auprès de l'abbayede Kremsmunster, plusieurs ouvrages manuscrits de il passa trois années à faire des exçurPopon, dont on trouvera les titres sions dans les bois voisins, et à redans la Biblioth.de Bourgogne , par cueillir les nombreuses espèces de Papillon.

W-s. champignons et autres cryptogames. POPOWITSCH (JEAN-SIGIS-, Sa demeure même lui fournit le sujet MOND-VALENTIŅ), géographe et an- de remarques sayantes : il observa tiquaire allemand, né auprès de Stu- les lichens qui sortaient à travers le deniz, en Basse-Styrie, d'une pauvre plancher, et la moisissure qui coufamille Wende (peuplade esclavon- vrait ses effets : il reconnut quatre ne), ne savait d'autre langue que le espèces de la dernière, et leur donna slave, lorsqu'il commença ses études des noms, croyant les avoir décrits à Gratz , où il apprit Pallemand et le premier. Il séjourna ensuite quell'histoire naturelle. Il était arrivé que temps en Bavière. En 1754, il à l'âge de trente ans, ayant de se fut appelé à la chaire d'éloquence douter qu'il existât une science de la allemande, à l'université de Vienne, botaniquc : dès qu'il en eut connais- où il publia , pour son début, une sance, il s'y livra avec ardeur, vi- Dissertation latine : De inveterato sita le midi de l'Autriche, employa corrupti styli Germanici malo ; trois années à parcourir l'Italie, mul- à laquelle il fit succéder ses Printipliant ses observations sur les pro- cipes de la langue allemande. Comductions naturelles, les mœurs, l'é- me il n'avait appris l'allemand , conomie domestique; étudiant les an- pour ainsi-dire, que comme une tiquités , surtout les restes des villes langue étrangère, il fut un peu noet places grecques et romaines. Après vateur dans ses travaux de gramavoir examiné le royaume de Naples maire , et s'attira des critiques trèset les côtes de Sicile', il alla pas- vives. Cependant quelques-unes de ser quelque temps à Malte. Il aurait ces innovations ont obtenu , depuis, youlu visiter toutes les côtes de l'A- la sanction de l'usage. Le peu d'endriatique, afin d'aller à la recher- couragement qu'il reçut à Vienne , où, suivant une de ses lettres , un ga. coeur hounête. Malgré son penchant zetier français et un comédien tou pour la coquetterie, Poppée conserchaient 6000 florins , tandis que sa vait un extérieur modeste : elle se place de professeur n'en rapportait montrait rarement en public, et touque 700, l'engagea , en 1766, à don- jours le visage en partie voilé, moins ner sa démission. Il se fit alors vi- sans doute par pudeur, que pour gneron dans le bourg de Peters- piquer la curiosité de ceux qui la dorf, et y mourut, le 21 novembre regardaient. Indifférente aux juge1774, à l'âge de soixante-neuf ans. ments qu'on portait de sa conduite, Popowitsch était prodigieusement mais plus ambitieuse que tendre, instruit; cependant il n'a pas fait un l'intérêt était sa règle, et décidait de seul bon livre : tous ses ouvrages ses inclinations ( Voy. les Annales sont des amas indigestes de toutes de Tacite , liv. xii, ch. 45 et 46 ). sortes de matières. De ce nombresont Elle fut mariée d'abord à Rufus ses Recherches surla mer, 1750:il y Crispinus, préfet des cohortes préembrasse à-la-fois la physique, la bo- toriennes, sous le règne de Claude : tanique, la géographie et létymolo- cependant, quoiqu'elle en eût un fils, gie. Il a légué ses collections et écrits elle le quitta pour épouser Othon, de botanique au jardin des plantes de qui n'était connu que par le scandale Vienne: il y règne la même confusion de ses débauches, mais à qui on supque dans tout le reste. Il avait com- posait le plus grand ascendant sur mencé à faire imprimer des Recher. l'esprit de Néron. Soit vanité, soit ches diverses sur l'archéologie et la indiscrétion, Othon ne cessait de géographie; mais il ne les a pas con- vanter à l'eni pereur les attraits de tinuées. ( Voy. Büsching, Wöchent son épouse. Néron voulut la voir; liche Nachrichten, année 1795, pag. et l'artificieuse Poppée , feignant pour 129 et 13-.)

D-G. ce prince un tendre penchant, achePOPPÉE ( POPPÆ A•AUGUSTA), va de le captiver par des rigueurs siimpératrice romaine, était fille de mulées. L'éloignement d’Othon fut T. Ollius, qui fut enveloppé dans la bientôt résolu: il partit pour la Ludisgrace de Séjan ; mais elle préféra sitanie, avec le titre de gouverneur au nom de son père, celui de Pop- (V. Othon); et Néron put s'abanpeus Sabinus , son aïeul maternel, donner sans contrainte à sa folle pasillustré par le consulat et par les hon- sion. Cependant Poppée n'osait se neurs du triomphe. Sabina , sa me- flatter d'amener l'empereur à l'époure, la plus belle femme, mais peut- ser, tant que vivrait Agrippine: elle être aussi la plus corrompue de son s'attacha donc à irriter, à exciter temps, s'empoisonna pour se sous- sans cesse Néron contre cette printraire à la vengeance de Messaline, 'cesse; et l'on sait qu'elle ne réussit que dont elle avait osé troubler les igno- trop dans le plan odieux que l'ambles amours. La jeune Poppée réu- bition lui avait fait concevoir ( V. nissait les plus rares avantages ; ses AGRIPPINE ). Après la mort de sa richesses répondaient à l'éclat de sa mère , Néron se hâta de répudier la naissance: à la beauté que sa mère malheureuse Octavie, sous prétexte lui avait transmise , elle joignait de stérilité, et donna sa place à Popbeaucoup d'esprit et mille agréments. pée, qui ne tarda pas à se débarrasser Elle avait tout, dit Tacite, hors un d'une rivale par un nouveau crime; tant elle redoutait l'ascendant que un miroir, elle souhaita de mourir lui donnaient ses vertus ( V. OCTA- avant que le temps lui eût fait perVIE ). L'an 63, Poppée accoucha dre ses grâces. Ce vou fut exaucé. d'une fille. Sa naissance causa des Othon, qui n'avait pas cessé de contransports de joie à Néron. Il la server pour elle un tendre attachenoinma Claudia , et lui décerna le nent, fit rétablir, en arrivant à titre d'Auguste, ainsi qu'à la mère. l'empire, les statues de Poppée, renIl voulut qu’on instituât des jeux pu- versées avec celles de Néron. On ne blics pour célébrer cet heureux évé- connaît point de médailles de cette nement; et le sénat, dès long-temps princesse, de coin latin ; aucun cainstrument docile des caprices du binet n'en possède en or. Beauvais prince, porta la flatterie jusqu'à dé- en cite d'argent et de moyen broncider l'érection d'un temple à la fé- ze, de fabrique grecque, portant au condité. Mais l'enfant, sujet de tant revers la tête de Néron; elles sont d'espérances, mourut au bout de très-rares ( V. l'Hist. des emper., quatre mois; et la douleur de Néron par Beauvais , tom. jer., et l'ouvrage fut aussi excessive que l'avait été sa de M. Mionnet, sur le Degré de ra. joie. Poppée ne survécut que deux reté des médailles romaines). W-s. ans à sa fille: un jour s'étant permis POQUET ou POCQUET (Pierde railler l'empereur, ce prince, dans RE), savant jurisconsulte, né, vers un mouvement de colère, lui donna le milieu du quatorzième siècle, à dans le ventre un coup de pied qui Arbois, acheva ses études , à l'unil'étendit par terre; et elle inourut, versité de Paris, avec beaucoup de quelques jours après, l'an 65. Né- succès , et, après avoir reçu ses graron, revenu de son emportement, des , fréquenta le barreau, où il ne fut d'autant plus affligé de la mort de tarda pas à se faire un nom. Dégoûté Poppée, qu'elle était enceinte , et du monde, il embrassa, en 1369, la qu'il souhaitait ardeinment un héri- vie religieuse dans l'ordre des Célestier. Il fit embaumer son corps, à la tins, et mérita l'estime de ses conmanière des Orientaux, et le pla- frères : ils l'éiurent, cinq fois , proça dans le tombeau des Jules. Il vincial; charge qui lui donnait la prononça lui-même son éloge funè- même autorité que celle du général bre; mais, ne pouvant parler de ses sur toutes les maisons que l'ordre vertus, dit Tacite, il se contenta de possédait en France. Les talents de louer sa beauté et les avantages dont Poquet et sa piété étendirent au loin la fortune l'avait combléc. Jamais sa réputation: le vénérable Pierre de femme n'a porté plus loin que Pop- Luxembourg , cardinal et évêque de pée, les recherches de la coquette- Metz , le choisit pour son confesrie: c'est , dit-on, la première dame seur; et Louis Ier., duc d'Orléans, le romaine qui ait couvert son visage désigna l'un de ses exécuteurs testad'un masque, pour le garantir du so- mentaires ( Voy. le Théát. des anleil; dans quelque lieu qu'elle allât, tiquités de Paris , p. 684). Il mouelle se faisait suivre par cinq cents rut prieur du couvent des Célestins à ânesses, dont le lait lui fournissait Paris , en 1408. Dunod dit que Podes bains pour entretenir la blan- quet avait publié des Conseils de cheur et la fraîcheur de sa peau. On droit, pendant qu'il était dans le siè. · raconte qu'un jour , se voyant dans cle (Hist. de l'église de Besançon, II, 23): mais on n'en connaît au- d'Anyers, en 1564, il se disposait à cune copie; et ce recueil n'a point été se rendre en Italie pour y étudier les imprimé. Il est auteur d'un ouvrage grands modèles; mais ayant épousé ascétique : Rationarium de vita la fille de Corneille Flore, frère de Christi, dont il existe deux copies son maître, il résolut de ne plus sur vélin à la bibliothèque du Roi, quitter sa patrie. Parmi les composous les nus. 3314 et 3633. La pre- sitions historiques dues à son pinmière est précédée d'une pièce de vers: ceau , on cite le Baptême de J.-C., De contemptu mundi ; la seconde qu'il peignit pour le président Viest intitulée : Thesaurus precum ad glius : sur les volets, il avait repréuniversam Christi vitam accommo- senté la Circoncision et un autre datus. Ses autres ouvrages, dont les sujet. Son chef-d'ouvre est peut-être plus importants se conservaient en le Martyre de saint George , qu'il manuscrit dans la bibliothèque des peignit pour une confrérie de DunCélestins de Paris, sont indiqués par kerque. Ce tableau, toutefois, pèche le P. Becquet, Gallicæ Cælestinorum par la multiplicité du sujet, et rapcongregationis elogia historica, p. pelle ces peintures anciennes où tou95 et 96.

W-s. te la vie du personnage est représenPORBUS (PIERRE), peintre holc tée. On voit d'abord le Saint livré au landais, né à Gouda , vers l'an 1510, martyre : dans le milieu, il perce le vint s'établir à Bruges où il semaria, dragon; et dans le fond, il refuse d'aet où il exécuta le plus grand nombre dorer les faux dieux. Sur les volets, de ses ouvrages , dont quelques-uns peints en camaïeu, on voyait le Saint sont mis au rang des plus remarqua- paraissant devant ses juges. Mais si bles de son temps. Son chef d'œu- le tableau manque d'unité d'action, vre, représentant Saint Hubert , se on n'en saurait trop louer la couleur voyait dans la grande églisede Gouda. toujours vraie, toujours harmonieuSurles volets, qui depuis furent trans- se. Le paysage était d'une beauté portés à Delft, il avait peint divers remarquable. Ce tableau, qui existe sujets de la vie de ce Saint. Il fut toujours dans la chapelle pour lachargé de lever le plan des environs quelle il a été fait, a souffert des resde Bruges : lorsqu'il eut terminé ce taurations d'un Anglais ignorant, qui travail, il peignit ce plan en détrem. a voulu le nettoyer. On connaît encore pe sur une grande toile. Le dernier de Porbus un Paradis terrestre, qui ouvrage de ce peintre, dont ses his montre avec quelle supériorité il peitoriens fassent mention , est un Por- gnait les animaux et le paysage. Mais trait du duc d'Alencon, qu'il fit à c'est surtout dans le portrait, qu'il sait Anvers, et qui passait pour le plus faire admirer la force et l'harmonie beau morceau de ce genre. Porbus de sa couleur, la facilité et la fermeté mourut en 1583. - François POR- de son pinceau. Il mourut en 1580, BUS, fils du précédent, né à Bruges, âgé de quarante ans seulement, des en 1540, fut elève de son père et fatigues qu'il s'était données à l'ocde Franc-Flore. Il peignit le portrait casion d'une fête celebrée par la vilavec une rare perfection, et manifes- le d'Anvers, où il était enseigne de ta un talent presqu'égaldans l'histoire la milice bourgeoise. Le Musée du et dans la peinture des animaux. Après Louvre possédait deux tableaux de avoir été reçu membre de l'académie cet artiste : l'un était un Portrait

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