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il reprochait une trop grande affecta- depuis les Philippe; mais il ne nous tion dans l'emploi des mots vieillis. en reste qu'une partie , qui comprend Ce défaut était précisément celui de la fin du règne de Valérien , les Vies Pollion : dans le Dialogue des ora, des deux Galliens , celles des trente teurs, attribué à Tacite, l'un des in- tyrans qui se disputèrent tour-å-tour terlocuteurs trouve que Pollion, dans l'autorité sous ces princes, et enfin , ses Oraisons, comme dans ses Tra- la vie de Claude-le-Gothique, aïeul de gédies, paraît s'être modelé sur Pa- Constance. Il avait entrepris cet oucuivius et sur Accius ( Voy. ch. 21); vrage à la prière d'une personne et Quintilien, qui lui accorde beau- dont il regardait les moindres desirs coup d'invention et d'exactitude, comme des ordres ; et il lui en faisait ajoute que son style est si éloigné de passer les différentes parties , à mela douceur et de la pureté de Cicé- sure qn'il les terminait, pour les ron, que l'on croirait qu'il l'a précé- soumettre à la censure des gens de dé d'un siècle ( Institut. oratoriæ, lettres qui s'assemblaient dans le 1,10 ). De tous les écrits de Pollion, temple de la Paix. En terminant la il ne reste que trois Lettres, parmi vie de Gallien, Trebellius avertit celles de Cicéron ( Epistol. ad fa- qu'il n'a pas dit tout ce qu'il savait miliar. lib. x ); mais l'amitié d'Ho- sur ce prince, craignantdes'exposerà race et de Virgile suffit pour lui as- la vengeance de ses descendants. Afin surer l'immortalité : on a déjà parlé de compléter le nombre des trente de l'Ode qu’Horace lui adressa; et tyrans , dont il promettait la vie, il Virgile a donné le nom de Pollion à y avait ajouté la famcuse Zénobie, et l'une de ses plus belles Églogues. Victoire, mère de Victorin; mais on (Voy. Commentatio de C. Asinii le railla d'avoir placé deux femmes Pollionis vita et studiis doctrince, parmi les tyrans : docile à la critiauct. J. R. Thorbecke, Leyde, 1820, que, il leur substitua Tite et Censorin, in-8°.) C. H. Eckard, en 1743, et quoiqu'ils ne vécussent pas à la même P. Ekerinan, en 1745, avaient aussi époque, et renvoya l'ouvrage à son composé, chacun, sur Pollion , unc Mécène, en lui disant : « CommuniDissertation particnlière. M. de Bu- quez à qui vous voudrez , cette hisgny a intitulé : Pollion ou le Siècle toire tracée avec plus de vérité que ď Auguste , un tableau historique de d'élégance ; je me suis engagé, non à cette brillante époque de l'histoire donner des ornements , mais des romaine.

W-s. faits. » En commençant l'histoire du POLLION (TREBELLIUS), l'un des règne de Claude, Trebellius annonce écrivains de l'Histoirc Auguste , flo- qu'il se propose de l'écrire avec plus rissait à Rome , sous le règne de de soin que ses autres ouvrages, en Constance Chlore , vers l'an 300 de considération de César Constance; notre ère. Il nous apprend que son mais, prévoyant bien qu'on ne manaïeul avait vécu dans l'intimité de querait pas de le soupçonner de ffatTétricus; et l'on voit, par un autre terie, il proteste qu'il ne demande passage de son histoire , qu'il jouis- aucune faveur , et en appelle au tésait d'une certaine fortune , puisqu'il moignage de tous ceux qui le conavait à ses gages un secrétaire pour naissent. Cette vie de Claude, écrite écrire ses compositions. Trebellius du style le plus déclamatoire, d'esa était auteur des Vies des empereurs qu’un panegyrique de ce prince, que

ses talents et ses vertus rendaient 5 mai 1768. Son principal ouvrage digne d'un meilleur historien (V. est la Description de la ville et des CLAUDE II). On reproche à Trebel- environs Orléans, avec des relius d'avoir passé sous silence, ou du marques historiques, 1736, in-8.. La moins à peine indiqué, des faits très description est celle que dom Duimportants; mais il s'est justifié d'a- plessis destinait à servir d'introducvance en avertissant qu'il n'a pas tion à l'Histoire d'Orléans dont il voulu répéter ce que d'autres avaient s'occupait alors. Polluche y joignit dit avant Ini : souvent il renvoie le des Remarques pleines d'érudition et lecteur à des ouvrages qui , malheu- de sagacité, et deux Mémoires sur reusement, ne subsistent plus (1); des points d'antiquité de l'Orléanais. ou bien il avoue qu'il n'a pas pu se Beauvais, de Préau ajouta , dans la procurer les matériaux dont il avait suite, de nouvelles observations à besoin. Malgré ses défauts, l'Histoire celles de Polluche, son parent, et en de Trébellius est précieuse par une donna une édition sous ce titre : foule de détails qu'on chercherait Essais historiques sur Orléans, ou vainement ailleurs ; on la trouve à la Description topographique et critisuite des Fragments de J. Capitolin, que de cette capitale et de ses endans le Recueil des Historiæ Augustoe virons, Orléans, 1778, in-8°.; le scriptores (V. SPartien). Casaubon savant éditeur l'a fait précéder d'une conjecture que Trebellius avait laissé Notice abrégée sur la vie de Pollud'autres ouvrages; mais on en ignore che, avec le Catalogue de ses ouvramême les titres.. W-s. ges, dont plusieurs sont restés en ma

POLLNITZ. V. POELLNITZ. nuscrit (1). Outre quelques Disserta.

POLLUGHE (DANIEL), membre tions, insérées dans le Mercure et les de la société littéraire d'Orléans, né Mémoires de Trévoux, on a de Poldans cette ville , en 1689, s'appli- luche divers Opuscules, parmi les-qua sans relâche à recueillir et étu- quels on doit citer : I. Dissertation dier les monuments qui pouvaient sur une médaille de Posthume, servir à faire connaître ou illustrer 1726, in-12. II. Description de sa patrie : mais dans le temps qu'il l'entrée des évéques d Orléans, concevait et commençait à exécu- 1734, in-8°. III. Discours sur l'o. ter le plan d'un grand travail sur rigine du privilege accordé aux évêl'Orléanais , dont l'histoire l'avait ques d'Orléans, de délivrer les prioccupé toute sa vie , il fut at- sonniers le jour de leur entrée soteint d'une maladie qui le priva de lennelle, 1934, in-8°. IV. Dissertal'usage de ses facultés; et après avoir tion sur l'offrande de cire appelée les langui quelque temps, il mourut le Goutières, 1737, in-8o. V. Disserta

tion sur le GEN ABUM (de D. Du(1) Dans la Vie de Valérien, Trebellius cite l'his.. plessis ), avec des Remarques sur la

torien Celestin, et rapporte des Lettres tirées du Recueil de Julius Cordus; dans celle de Gallien, il indique Palfierius Sura, qui avait tenu un Journal des actious de ce prince, dans la Vie de Victorin, il cite l'historien Julius Aterianus, dans celle de Macrien, Mæonius Astianas ; dans celle d'Odenat, Cornel. Capitolin, dans celle d'Æmilien , le gran mairien Proculus; dans la Vie de Tetricus, Gellius Furens; dans celle de Tite, Dexippe; et enfin, dans celle de Claude, Gallus Antipater, qu'il norme l'opprobre des flatteurs et des historiens.

(1) A la mort de Polluche, ses nombreux manuscrits, demandés à sa famillel, au nom du duc d'Orléans, furent déposés aux archives du PalaisRoyal Par l'effet de la révolution ils ont disparų avec tant d'autres objets précieux que contenait ce riche dépôt.

D. L. P..

l'ancien Genabum est Orléans et mosthène et des Gracques gouvernon pas Gien, ainsi que la ressem- vaient un peuple libre: la foule n'adblance du nom l'avait fait conjectu. mirait que de belles et harmonieuses rer à d'autres érudits. VI. Problème périodes, de brillantes et ingénieuses historique sur la Pucelle d'Orléans, images. Dénué de génie, Pollux avait 1750, in-8°. L'auteur, en faisant la dose d'esprit, de mémoire et d'aunaître quelques doutes sur le genre dace nécessaire pour donner à des de mort de cette héroïne, cherche phrases ce vernis d'éloquence. Aussi, à établir qu'elle n'a point été brû- au bout de quelques années, sa répulée par les Anglais. Malheureuse- tation balança-t-elle celle de son maiment ce fait n'est que trop bien prou- tre. Une foule de disciples, parmi lesvé par les témoignages les plus au- quels on pourrait en citer de célèbres,' thentiques (V.JEANNE-D'ARC). VII. entre autres Antipater de Tyr, s'atExamen des Remarques de l'auteur tachèrent à lui. Enfin Marc-Aurèle des Nouveaux Mémoires de littérature lui-même, juge habile, autant que ( d’Artigny), sur Jeanne-d'Arc, protecteur des sciences, des lettres dans le Mercure; d’Artigny a insé- et des arts, Marc-Aurèle, séduit et par ré ce morceau dans le tome vi de la spirituelle subtilité du sophiste et son Recueil, p. 57-67, avec des No par la mélodieuse élégance du rhétes. VIII. Un Recueil d'épitaphes et teur, voulut qu'il fût un des institud'inscriptions, in-40., de 354 pag. teurs du jeune Commode, son fils. Ce volume, devenu très-précieux par Rien ne manqua dès lors à la gloire la destruction des anciens châteaux de Pollux, ni les louanges ni les criet des abbayes , fait partie des ma- tiques. Deus sophistes surtout, Athénuscrits de la bibliothèque d'Orléans, nodore et Lucien (2), employèrent dont Polluche est un des bienfaiteurs. contre lui l'arme du ridicule, non (Voy. le Catalogue des Manuscrits moins puissante sans doute alors que de la bibliothèque d'Orléans , par denosjours , puisqu'ils la préférèrent

M. A. Septier, p. 244). W-s. au raisonnement et à l'analyse. On . POLLUX (JULIUS), grammairien ignore si Pollux riposta aux sarcaset sophiste célèbre du siècle de Marc- mes ; ce qu'il y a de certain , c'est Aurèle, naquit, vers la fin du règne que le public, tout en riant, lui cond'Adrien, à Naucratis, en Egypte (1). tinua ses suffrages; et qu'à la mort Il passa ses premières années dans 'd'Adrien de Tyr, Commode, alors sa patrie, où il apprit, à l'école de son père, les premiers éléments de

(2) Dans son Lexiphane, et dans le Maitre des Rhé. la littérature, et cette partie de la teurs. On sait qu'Hersterhuys a voulu réconcilier en

teurs. On sait qu'Hemsterhuys

semble le sophiste de Samosate et celui de Naucragrammaire que les anciens nom

tis: mais il se borne presque partout à nier; et comme des dénégations, quoique en bon latin, ne sont pas des

raisons, on peut s'en tenir à l'opinion ancienne, sauf Rome s'initier, sous Adrien de

pourtant à faire quelques restrictions. Ainsi, par Tyr, aux secrets de l'art oratoire ,

exemple, nous croyons que par ces mots : Je m'appelle ainsi que les fils de Jupiter et de Léda , Lucien pouvait désigner quelque rhéteur du nom de

Dioscore, aussi bien que Pollux; qu'un grand nomn'était plus le temps où les grandes bre de ces mots ridicules de désuétude ou de néoloimprovisations délibératives de Dé gisme, employés à chaque instant par Lexiphane,

ne se trouvent point dans l'Onomasticon, et qu'enfin l'histoire hideuse des bassesses et des crimes at.

tribués par Lucien à son Maître des rhéteurs, ne (1) Philost. Vitæ Soph. liv. I1; Suid. , art, Poc peut convenir à l'homme que Marc-Aurèle placa auLUX.

près de son fils,

empereur, lui donna la chaire d’élo divisions et sous-divisions parallèles quence d'Athènes, qui, jusqu'alors, à celles qui existent naturellement n'avait été accordée qu'aux sophistes dans les objets représentés par chales plus distingués de leur siècle. cun de ces mots. C'est ce qu'aucun C'esilà que Pollux mourut, âgé de cin- des onomasticographes anciens n'aquante-huitans, peudetemps après la vait songé à faire avant Pollux, et ce mort du prince, son protecteur, lais- que Pollux lui-même n'a pas toujours sant un assez grand nombre d'ouvra. fait mieux que ses prédécesseurs. Ceges, dont voici les titres, d'après Sui- pendant le livre second, qui traite das:I. Des Déclamations composées de l'homme, et le quatrième, où il la plupart à Athènes, dans le temps où passe en revue les arts, sont presil occupait la chaire d'éloquence. II. que, d'un bout à l'autre, irréprochaDes Dissertations sur divers points bles sous ce rapport. On peut aussi de mythologie et d'histoire. III. Un remarquer que souvent les nuances, Eloge de Rome. IV. Un Epithala- si légères, si délicates, qui séparent me à Commode. V. Une Accusation et différencient les synonymes, sont contre Socrate. On ignore si c'est un expliquées avec autant de grâce que jeu d'esprit ironique, ou bien sim- de précision et de clarté. Quelques plement une déclamation, commecel- narrations viennent de temps en les qui se récitaient continuellement temps couper la longue monotonie dans les écoles des rhéteurs. VI. Une de la nomenclature, et reposer l'atAccusation contre les Sinopéens. tention. Enfin de nombreuses citaVII. Deux Panegyriques en l'hon- tions, tantôt de poètes , tantôt de neur, l'un de toute la Grèce, l'autre philosophes et d'orateurs, varient de l'Arcadie. VIII. Enfin, un Lexi- son style, et démontrent ses asserque, en dix livres, dédié à Commo- tions. Nous devons à Pollux plusieurs de, ct connu sous le nom d'Onomas- milliers de passages extraits la pluiicon. Cet ouvrage, le seul du genre part d'ouvrages entièrement peronomasticographique, et le seul de dus pour nous ; et ne fût-ce que sous Pollus que nous possédions aujour- ce rapport, il aurait des droits à d'hui, mérite, sous ce double rap- notre reconnaissance. Aussi, de tous port, un examen un peu plus apro- les lexicographes de l'antiquité , fondi. D'abord, qu'entendaient les Pollux est - il un de ceux que les anciens par Onomasticon? On voit, philologues des siècles modernes par celui de Pollux, que ce n'é- ont fait le plus souvent reparaître tait autre chose qu'une nomenclatu- dans le monde littéraire, tantôt borné re de mots, les uns synonymes , les au texte même de son ouvrage, tantôt autres analogues , rangés sous quel- offrant à sa suite l'auxiliaire indisques mots principaux , qui servent pensable des variantes et des comde titres aux chapitres. Une telle no- mentaires. La première édition est menclature, n'étant point assujétie à celle d'Alde , Venise, 1502 ; elle l'ordre alphabétique , devrait, ce n'eut pour base que quelques manussemble, être faite avec un esprit de crits remplis de fautes, et non reyus méthode; et la multitude, presque par la critique : aussi fourmille-t-elle innombrable, des mots d'une langue, de passages, ou absurdes, ou ininteldevrait s'y trouver distribuée en or- ligibles. Nous ne dirons qu'un mot de dres, genres, espèces, etc., par des celle des Juntes, Florence, 1520, qui quoique faite sur deux manuscrits de purgée d'un grand nombre d'infidéla bibliothèque des Médicis, et par lités ; 30. de longs commentaires de conséquent moins imparfaite , quant Lederlin, pour les sept premiers lià la correction du texte même, n'offre vres, et d'Hemsterhuys pour les trois presque rien de remarquable que des autres, mêlés aus remarques de Junprolégomènes écrits en grec,et placés germann et de Kuhn; 4o. une dià la tête du dictionnaire, par Scipion vision de chaque livre de Pollux, en Forteguerri (Carteromachus). La paragraphes plus courts que les chatraduction latine , publiée à Bâle, par pitres, ce qui facilite et accélère sinRodolphe Gualter, en 1541, est dé- gulièrement les recherches ; 5o., enparée par des fautes grossières et si fin, après une préface savante et cunombreuses , qu'à peine semblent- rieuse d'Hemsterhuys , des préfaces elles excusables, même en songeant, des éditions antérieures, des tables lad'un côté, à la rapidité forcée avec tines et grecques des auteurs et oulaquelle l'auteur poussa l'entreprise, vrages cités; on trouve, ce qui était néet de l'autre, à l'absence totale de cessaire à tous les lecteurs de Pollux, manuscrits. Elle a reparu à Venise, une récapitulation alphabétique de ensuite à Bâle, avec des notes, et une tous les mots de l'ouvrage. L'édition préface de Simon Grynæus. Parmi de Wetstein est vraiment la seule les éditions grecques-latines, on doit dont on puisse se servir. P-ot. citer honorablement celle de Wolf- POLLUX ( JULIUS), historien gang et de Seber, Francfort, 1608. grec, a été confondu plusieurs fois Ce qui donne principalement du prix avec le grammairien du même nom, à cette édition, c'est que les édi- auquel il est pourtant postérieur de teurs curent à leur disposition, et plus de deux siècles , puisqu'il flocollationnèrent ensemble, un grand rissait sous le règne de Valens dans nombre de manuscrits, entre autres, l'Orient. Il faisait profession du deux de la bibliothèque Palatine, et christianisme. Il est auteur d'une un de celle des Augustins. En outre, Chronique, qui commence à l'origine ils joignirent à leurs propres remar du monde; le P. Gretser en prometques, des observations de Sylburge, tait la publication, dans une note corrigerent quelques passages d'a- du livre De cruce , d'après un anprès ses indications, et firent entrer cien manuscrit de la bibliothèque dans la version latine de Gualter, de Munich. C'est près de deux sièun grand nombre de corrections cles plus tard, que le texte grec de nécessaires, parallèles le plus souvent cette Chronique a été mis au jour à celles du texte grec. Enfin se pré-: pour la première fois , accompasente la magnifique édition de Wet- gné d'une version latine , par Ignace stein, faite par Lederlin et Hemster- Hardt, sous ce titre : Historia phyhuys, Amsterdam, 1706,2v.in-fol. sica seu Chronicon ab origine mundi On y trouve: 19. son texte plus cor- usque ad Valentis tempora , cum rect, et presque irréprochable, fixé lectionibus variis et notis, Muvich , d'après d'excellents manuscrits d'I- 1792 , in-8°, de 423 p. J. B. Biansaac Vossius, de Démétrius Chalcon- coni en avait déjà donné une Tradyle , et de la bibliothèque de Paris, duction latine , Bologne , 1779, inet d'après les savantes corrections de fol. de 209 pag.; mais sa version, Canter ; 2°. la version de Seber, faite d'après un manuscrit de la bi

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