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culté de Reims. Déjà connu par quel. des augmentations considérables. II. ques ouvrages estimables, il pouvait Observations sur la pratique des espérer de se faire bientôt un nom accouchements, par Cosme Viardel, parini les praticiens de Paris. Ce- ibid., 1748, in-8°. Planque y ajoint pendant il persista dans le dessein des Notes. III. Observations anade n'employer ses talents que pour tomiques et chirurgiques, trad. du quelques amis, et continua de par latin de Vander-Wiel, ibid., 1958, tager son temps entre la lecture et 2 vol. in - 12. IV. Traité complet l'étude. Planque mourut à Paris, le des accouchements, par de La Mot19 septembre 1965. De tous ses ou- te, ibid., 1765, 2 vol. in-8°. Cette vrages, celui qui a le plus contribué édition, oubliée à l'article La Motte à sa réputation, est la Bibliothèque (XXX, 283), est enrichie , selon choisie de médecine, tirée des ou- Goulin, de notes curieuses et intévrages périodiques, tant français ressantes.

W -S. qu'étrangers, Paris, 1748.70, 10 PLANT (JEAN-TRAUGOTT ), litvol. in-80., ou 31 vol. in- 12. Les térateur de Dresde, où il naquit, en matières y sont rangées dans l'ordre 1758, a laissé plusieurs ouvrages, alphabétique, et le choix en est fait principalement sur la géographie avec beaucoup de sagacité : ce Re- politique. Sa vie est peu connue, et cueil a été terminé par Goulin, qui a paraît n'avoir offert aucun événemis en tête du dernier volume, uue ment important. Après avoir été insVie de l'auteur (V. Goulin). Avant tituteur à Stettin , il fut secrétaire de de travailler à cetteutile compilation, la légation prussienne, à Hambourg: Planque avait eu le projet de publier il se retira, en 1791, à Leipzig , et, une Bibliographie médicale, sous le deux ans après, à Géra , où il moutitre de Thesaurus medicino pa- rut, le 26 octobre 1994. Il ne reste tens, dont on croit que la Biblio- qu'à faire l'énumération de ses tratheca medica de Lipenius lui avait vaux : 1. Plan chronologique, bioinspiré l'idée. Il en fit même impri- graphique et critique de la poésie mer les soixante-dix - huit premiè. allemande, tome 1, Stettin, 1782. res feuilles , que l'on conserve enco. Dans ce volume, l'auteur conduit re dans les cabinets de quelques cu- l'histoire de la poésie jusqu'au règne rieux (1); mais, selon Goulin, on ne de Maximilien Ter. Il n'en a pas donné doit pas regretter qu'il ait abandon- la suite: d'autres ont traité habilené ce projet. Outre une édition du ment et plus en détail le même sujet. Tableau de l'amour conjugal, avec Cependant l'ouvrage de Plant, qui des notes (V. VENETTE), on a en- est plus qu'une simple esquisse, mé. core de Planque: 1. Chirurgie com- rite encore d'être lu, à cause des déplète suivant le système des moder- veloppements que l'auteur donne à nes, Paris, 1744, a vol. in-12. Cet l'influence morale et littéraire de la ouvrage, regardé long-temps comme poésie sur la nation, ainsi qu'à l'hisun des meilleurs Traités élémentai. toire des Minnesinger de Suabe. II. res , a été réimprimé, en 1757, avec Poésies gaies, tendres et morales,

Stettin, 1982, in-80. III. Revue po(1) Goulin nous apprend dans la Vie de Planque, litique des formes de gouvernequ'il déposa des exemplaires de ces Fragments dans

ment de tous les états de la terre, Berlin , 1987), petit in - fol. IV. Dictionnaire politique turc, où vint demeurer à Anvers, où l'on sait Explication de toutes les charges de qu'il exerçait son art en 1555. La la cour et de l'état de Turquie, avec correction et la beauté des ouvrages d'autres détails concernant la reli- sortis de ses presses, étendirent biengion, les lois, les monnaies , les arts, tôt sa réputation ; et il acquit, en etc. de la Turquie, pour les lecteurs peu de temps, une fortune considede gazettes et amateurs de la géogra- rable. Plantin en fit le plus noble phie, Hambourg, 1789, in-8°. V. Ta- usage : sa maison, comine celle des blean impartial de la constitution Aldes à Venise et des Estiennes à de l'empire Turc, Berlin, 1790, in Paris, devint l'asile de tous les sa8o. VI. Birghilu risale, ou Livre élé- vants; il en avait toujours plusieurs mentaire de la doctrine mahométa- à sa table : il venait an secours de ne, traduit de l'arabe de Nedjm- ceux qui se trouvaient dans le beeddin Omar Nessely; Stambous et soin, et cherchait à se les attacher en Genève, 1990, in-80. VII. Manuel leur offrant un traitement honorad'une géographie et histoire com- ble: aussi eut - il constamment dans plète de la Polynésie, ou la 5e. son imprimerie, pour correcteurs, partie du monde, Leipzig, 1793, des hommes d'un rare mérite, tels tome 1, comprenant la Polynésie oc que Corneille Kilian, Théodore Pulcidentale, pour laquelle l'auteur man, Victor Giselin, François Raavait consulté, outre les sources con- phelengins, etc. ( V. ces noms.) mnes , les Notes manuscrites de deux Cependant, si l'on en croit Malinmarchands sur les îles Moluques. La krot (De ortu typograph.', Plantin, suite de cet ouvrage n'a point paru. à l'exemple de Robert Estienne, exVIII. Nouveau tableau des souve- posait devant sa porte ses épreuves, rains de l'Europe , pour l'année en promettant une récompense à 1995, Leipzig, 1794, in-fol. D-G. ceux qui y découvriraient quelques pour diriger cette importante entre- trum virorum eruditorum y dit que prise. En ajoutant à la réputation de cet imprimeur avait des caracPlantin, ce magnifique ouvrage fails tères d'argent, et que tous les ing. lit être la cause de sa ruine, par l'ex. truments dont il se servait , étaient cessive rigueur avec laquelle les mi- d'ivoire; mais on avait déjà dit ànistres espagnols poursuivirent le peu - près la même chose de Robert remboursement des sommes qui lui Estienne, et avec aussi peu de fonavaient été prêtées par le trésor dement. La marque typographique royal. Notre célèbre De Thou, pase de Plantin , est une main qui tient un sant à Anvers, en 1576, alla visiter compas ouvert, autour duquel on les ateliers de Plantin, où il vit enco- lit ces mots : Labore et constantiá. re dix-sept presses roulantes , quoi. Elle a été religieusement conservée que, ajoute-t-il, ce fameux impri- par les Moretus et les Raphelengius meur fût embarrassé dans ses affai- qui auraient eu de la peine à en choires. A force de soins et de travail, sir une meilleure. Le Catalogue des Plantin vint à bout de rétablir sa ouvrages sortis des presses de Plantin fortune. Il mourut le jer, juillet et de ses successeurs, à été publié en 1589, et fut enterré dans la cathé- 1615, in-8°., et plusieurs fois depuis. drale d'Anvers, avec une épitaphe Balzac a prétendu que Plantin n'avait honorable, rapportée par différents qu'une connaissance très - imparfaite auteurs, entre autres par Foppens de la langue latine, si répandue à cette (Bibl. Belgica). Outre son imprime- époque : « A la vérité, dit-il, il faisait rie d'Anvers, il en possédait deux » semblant de la savoir; et son ami, autres, l'une à Leyde, et l'autre à » Juste-Lipse, lui garda fidèlement Paris; elles furent partagées entre » le secret jusqu'à sa mort. Il lui ses trois filles : l'aînée, mariée à » écrivait des lettres en latin : mais Fr. Raphelengius, dont on a parlé, » dans le même paquet, il lui en eneut l'imprimerie de Leyde; celle depa » voyait l'explication en flamand ris échutà la cadeite, qui avait épousé (Lettres à Chapelain, 1, 27). » Il Gilles Béys; enfin, l'imprimerie dAn. est bien difficile de croire que Juste vers fut dévolue à la seconde des filles Lipse fût l'auteur des Préfaces et de Plantin, inariée à Jean Moretus, des Lettres latines que Plantin a mi. qui continua de la faire rouler en so- ses à la tête de plusieurs ouvrages. ciété avec sa belle-mère : elle était Il n'égalait certainement en érudiplacée dans une vaste maison, que tion ni les Aldes, ni les Estiennes; Guichardin regardait comme l'un mais on n'en doit pas conclure qu'il des principaux ornements de cet. fut sans instruction. Il avait fait une te ville ( Voyez sa Description des étude particulière de l'histoire natuPays-Bas), et qui , après plus de relle , et surtout de la botanique; il deux siècles, appartient encore aux encouragea Lobel dans ses travaux, descendants et aux successeurs de et fit graver, pour ses différents ouPlantin (2). Conrad Zeltner ( Thea- vrages, des planches, qu'il rassem

les bibliothèques du Roi, de Sainte-Geneviève, et des Augustins de la rue Notre-Dame-des-Victoires.

PLANTAVÍT. V. Pause et Mar- fautes. Sur le compte qui lui fut renGON.

du des talents de Plantin, le roi d'EsPLANTIN ( CartsTOPHE ), l'un pagne, Philippe II, le nomma son des plus célèbres imprimeurs du premier imprimeur (Archi-typoseizième siècle, était né, en 1514, à graphus), et le chargea de donner Mont-Louis, dans la Touraine, de une nouvelle édition de la Bible Poparents pauvres et obscurs. Il vint lyglotte d'Alcalà ( V. XIMENÈS), fort jeune à Paris, où il travailla dont les exemplaires commençaient quelque temps de l'état de relieur: à deyenir rares. Cette édition , l'egaril apprit ensuite les éléments de dée comme le chef-d'æuvre de Planl'art typographique, chez Robert tin, parut de 1569 à 1572, en huit Macé, imprimeur à Caen; et après vol. gr. in-fol. (1). Il avait fait ves'être perfectionné, en visitant les mir de Paris, le fameux Guillaume principaux ateliers de France, et Lebé (V.ce nom), afin de fondre les notamment ceux de Lyon, il revint caractères destinés à l'impression; à Paris, dans l'intention de s'y éta- et Philippe II envoya d'Espagne le blir. Les troubles que commençaient sayant Arias Montanus (V. Arias), à occasionner les disputes religieuses, le décidèrent à passer dans les

(1) Il existe de cette Bible un exemplaire sur véPays-Bas : il s'y maria peu après, et lin'd'la bibliothèque du Roi.

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- bla dans les Icones stirpium ; re

(2) La maison de Plantin appartient toujours aux Morele, ses descendants et ser successeurs; on y imprinde encore: la cour est ornée des bustes de Joste Lipse, et d'autres savants qui sontinrent l'honneur de cette maison. Voy. le Voynge de Camus dans les départements réunis, et le Catah de la biblioth. l'un amateur,

este

Mercklin lui ont attribué, parce

qu'il est juste de restiluer à Lobel

(Voy.cè nom ). Plantin a eu beau d'ailleurs peu estimée: la 1re partic, coup de part au Thesaurus teutoni contenant l'Histoire de la Suisse juscu linguæe (V. Corn. Kilian, XXII, qu'à l'an 1634, est tirée de Simler, 410); et enfin il est auteur de Dialo Munster, Guilliman, Stettler, et augues français et flamands, 1579, tres auteurs, dont Plantin a souvent in-80., ouvrage dans lequel il a dé mal compris le latin , surtout dans crit fort exactement les machines et les noms-propres : dans la deuxième les procédés de l'imprimerie (c'est partie, qui traite principalement de dans le neuvième Dialogue). Le por- la topographie, il rapporte des instrait de Plantin a été gravé par E. criptions qui n'ont jamais existé, Boulenois; on le trouve dans l'Aca- selon Haller ( Bibl. hist. de Suisse, démie des hommes illustres de Bul- iv, no.447). III. Lausana restituta, lart, et dans la Bibl. Belgica de Fop. sive brevis oratio de reformatione pens. Un grand nombre d'auteurs ont Lausance , A. D. 1536, in - 12 de parlé de Plantin; mais personne n'a 16 pag. Ce discours fut prononcé par recueilli plus de détails sur ce cé- Nic. Tscharner, qui n'avait alors que lèbre imprimeur et ses successeurs, quinze ans. IV. Dictionnaire franque Maittaire , dans le tome il des caiset latin, Lausanne, 1667, in-8°. Annales typographiques. W-s. V. Pelite Chronique de la ville de

PLANTIN (Jean-BAPTISTE ), his Berne, Lausanne, 1678, in-12 de 184 torien estimable, mais trop peu pag. Quoique rempli de fautes d'imconnu , né à Lausanne, vers 1625, pression, ce livre, devenu rare, peut après avoir terminé ses études à l'a- encore être utile. VI. Une Chronique cadémie de cette ville, fut admis au de Lausanne , et une Chronique du saint ministère , et nommé desser pays de Vaud, conservées en mavant du château d'Oyes. Il profita nuscrit dans diverses bibliothèques des loisirs que lui laissaient ses fonc- de la Suisse.

W-s. tions pour s'appliquer à l'histoire, PLANUDE (MAXIME), né à Niet mourut après l'année 1678. On a comédie, ainsi qu'il le dit lui-mêde lui : I. Helvetia antiqua et nova, me dans un de ses Opuscules, était Berne, 1656, in-8°, de 357 pag. moine à Constantinople au quatorCet ouvrage, que Haller trouve excel- zième siècle. L'empereur Andronic lent, a été inséré par Fuesli dans lc le chargea d'une mission auprès de Thesaurus histor. Helvetiæ , et ré- la république de Venise, en 1327; imprimé à Zurich, en 1737 , in-8°. c'est à-peu-près tout ce qu'on sait de L'auteur a beaucoup puisé dans les savie. On a de lui une Lettre adresséc recueils de Simler , de Tschudi , et à l'empereur Jean Paléologue, qui et dans les Mémoires d’Eman. Her- 'ne monta sur le trône qu'en 1341; mann, bon antiquairc. II. Abrégé de Planude a donc vécu au moins jusqu'à ľHistoire générale des Suisses, avec cette époque. D’Orville place sa inort une description particulière de leur en 1353, inais sans prouver cette pays , Genève, 1666, in-8v. de 814 date rar aucun monumen: , ni par pag. Ce n'est point, comme l'ont cru aucun témoignage. Génébrard et Vos. plusieurs bibliographes , une traduc- sius le font vivre jusqu'en 1370; et tion de l'ouvrage précédent ; c'est la Fontanini, jusque sous le pontificat première Histoire de la Suisse qui d'Urbain VI, de 1378 à 1389. Aposait été publiéc en français; elle est tolo Zeno corobat cette dernière hypothèse, en observant que Pla- » Dans cette croyance, je l'ai suivi, nude devait être déjà d'un âge mûr » sans retrancher de ce qu'il a dit en 1327, lorsqu'il remplissait à Ve- » d'Esope, que ce qui m'a semblé trop nise une mission importante. Mais il - » puéril ou qui s'écartait en quelque aurait pu n'avoir alors que vingt-sept » façon de la bienséance. » L'interans; et il n'y aurait rien détonnant valle entre Ésope et Planude, étant de qu'il en eût vécu soixante-dix-huit dix huit cents ans au moins, il y a trop ou même quatre-vingt-neuf. Sa vie de bonhomie à supposer que les soud'Esope est si pleine de contes pué- venirs étaient beaucoup plus vifs, et la rils, comme nous le verrons bien- tradition plus constante que 300 ans tôt, qu'il pourrait fort bien ne l'avoir plus tard. Bayle n'a pas manqué de écrite quedans son extrême vieillesse, faire cette observation; et il y a joint pendant qu’Urbain VI était pape, plusieurs remarques critiques sur les ainsi que Fontanini le suppose. Il récits de Planude. Celui-ci, par exemfaut se borner à le compter parmi ple, faitciter par Ésopedes vers d’Eules auteurs grecs du quatorzième ripide , qui lui est postérieur d'un sièsiècle, sans chercher de dates pré- cle et demi. Une bien meilleure Vie cises ni de sa naissance , ni de sa d'Esope a été écrite en moins de pa. mort : il écrivait cent - cinquante ges, parMéziriac, en 1632; elle a été ans avant Raphaël Maffei de Vol- insérée dans le tome jer des Mémoiterra, qui nous donne lui-même cette res de Sallengre : plusieurs erreurs indication approximative, au livre grossières de Planude y sont judicieuXVII de ses Commentaria urbana, sement relevées. Quant aux apoloet qui, né en 1451, est mort en 1522. gues recueillis par le moine de ConsAu surplus, on est autorisé par le tantinople, il est difficile de les actrès-grand nombre des ouvrages de cepter pour ceux d’Esope: cettecomPlanude, à lui attribuer une assez pilation en contient plusieurs, dont longue carrière. Il est surtout connu le fabuliste Phrygien n'a guère pu par son travail sur Esope , et par son concevoir l'idée, et il en omet qui lui Anthologie. De tous les Recueils des sont attribués par d'anciens auteurs. Fables d'Esope, dit M. Clavier (V. Un autre Recueil, dû à Planude, ÉsOpE, XII, 313), le plus mauvais, porte le nom d'.Anthologie grecque. quoiqu'il ait été souvent réimprimé, Méléagre, plus de cent ans avant J.est celui qu'a fait Planude , qui y G. (V. MÉLÉAGRE, XXVIII, 189); a joint une Vie remplie de contes. Philippede Thessalonique, au deuxie Cette Vie est, quant au fond , me siècle de l'èrc vulgaire ( Voy.t. celle que La Fontaine a placée à la XXXIV, p. 184); Agathias ( ř.I, tête de ses propres Apologues, en 280 ), au sixième; Constantin Céavouant que la plupart des savants phalas, au dixième, avaient rassemla tiennent pour fabuleuse. « Pour blé des poésies fugitives de diverses » moi, dit La Fontaine, je n'ai pas époques. Planude s'empara de ces » voulu m'engager dans cette criti- Anthologies, particulièrement de » que : comme Planude vivait dans celle de Céphalas, en retrancha beau» un siècle où la mémoire des cho- coup d'articles, en ajouta d'autres,

» ses arrivées à Esope ne devait pas et en composa ainsi , sans méthode . » être encore éteinte, j'ai cru qu'il sa- ni discernement, un nouveau recueil

» vait par tradition ce qu'il a laissé. en sept livres. On peut lui savoir gré,

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