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nistration incertaine en précipita au PLANCHE (Louis REGNIER DE contraire la décadence. Trompée par La), gentilhomme parisien, calviAëlius , l'un de ses généraux, jaloux niste, et confident du maréchal de des succès du comte Boniface, son Montmorenci, a composé l'Histoire rival, elle força Boniface à livrer l'A. de l'état de France, tant de la frique aux Vandales; et cette pro- publique que de la religion, sous le vince fut perdue pour l'empire. Elle règne de François II, 1574 et reconnut, mais trop tard , la perfi- 1576, in-8°. Cet auteur est grave, dic d'Aëtius ; elle voulut l’en punir, sérieux, souvent théologien, et plus et se priva du seul général habile qui souvent encore moraliste. Il parle lui restait (Voy. AETIUS, I, 267). toujours par sentences; mais il ne Cette princesse exclut les Juifs et les prêche la modération ni de paroles, païens de toutes les charges, ban- ni d'exemple. Peu d'auteurs ont nit les Manichéens et les astrolo- écrit avec autant de passion. Il est gues, et rétablit les privileges accor. cependant croyable sur les faits, pardés aux églises : c'est par-là qu'elle ce qu'il était très-honnête homme, a mérité les éloges de quelques histo- et qu'il a été lui-même employé dans riens contemporains , qui , en affai- les affaires dont il parle. *T-D. blissant les résultats de ses fautes, PLANCHER (DOM URBAIN), hé- louent beaucoup sa piété et son zèle nédictin de la congrégation de Saintpour la religion. Placidie mourut à Maur, né, en 1667, à Chenus, près Rome, le 27 novembre 450. D'après de Baugé, dans l'Anjou, après avoir ses intentions, ses restes furent trans- terminé ses études, fit profession en portés à Ravenne, dans une chapel- 1685 à l'abbaye de Vendôme, et enle qu'elle avait édifiée sous l'invoca- seigna quelque temps la philosophie et tion des SS. Nazaire et Celse, où la théologie à ses jeunes confrères. l'on montrait encore son tombeau Son talent pour la chaire l'ayant fait ai commencement du xvi. siècle connaître, il fut envoyé supérieur en (V. Mabillon, Iter italicum, p. 39 et Bourgogne, et profita de son sejour 40). On a des médaillesde cette prin- dans cette province pour visiter les cesse en or, en argent, et en bronze, archives du parlement, de la chamde différents modules. M. Mionnet a bre des comptes, et des différentes indiqué celles dont les revers sont abbayes, dont il tira un grand nomles plus rares, dans son ouvrage sur bre de chartes et de documents inle degré de rareté et le prix des mé- téressants, restés jusque-là incondailles romaines. Si l'on en croit nus. Il entreprit alors de travailler Beauvais, il existe aussi des médail. à l'histoire de Bourgogne; et s'étant lons en bronze , portant l'effigie de démis de tous ses emplois, il se rePlacidie ; mais il n'indique pas les tira dans l'abbaye de Saint-Benigne cabinets qui en possèdent ( V.lHis de Dijon, où il partagea le reste de toire abrégée desempereurs, 11,356). sa vie entre l'étude et la prière. Il y Outre Gibbon , déjà cité, on peut mourut, le 22 janvier 1750, à l'âge consulter sur la vie de Placidie , de quatre-vingt-trois ans, après l'Histoire exacte et impartiale de avoir publié l'Histoire générale et Tillemont, tom. 5 et 6. W-s. particulière du duché de BourgoPLAN-CARPIN (J. DE). V. CAR- gne, avec des Notes, des Disserta

tions, et les prcuves justificatives ,

PIN.

etc., Dijon, 1939-48, 3 vol. in-fol. nius , et contre les partisans de Le troisième volume finit en 1419, celui-ci , qui se firent connaître sous à la mort de Jean-Sans-Peur. D. le nom de Remontrants. Plancius fiPlancher avait associé à son travail, gura , en 1619, au fameux synode D. Alexis Salazar (de Bourg en Bres- de Dordrecht, et s'y vit revêtu de se), qui mourut en 1966, laissant en l'honorable commission de réviseur mauuscrit la continuation de l'His- de la nouvelle Traduction hollantoire de Bourgogne, jusqu'à la réu- daise de l'ancien Testament, dans la nion définitive de cette province à Bible dite des Etats. Mais ce qui, la couronne: mais les censeurs, char- bien plus que son intolérante orthogés d'examiner ce travail, avant de doxie , recommande à la postérité, le livrer à l'impression, le trouve et spécialement à la reconnaissance rent trop diffus; et il fut question de des Hollandais, le nom de Pierre Planrefondre l'ouvrage en entier ( Voy. la cius , cc sont les services qu'il a'renBibl. histor. dela France,n.35878). dus au commerce hatave par ses D. Merle fut enfin chargé par ses connaissances astronomiques et nausupérieurs de terminer l'Histoire de tiques. Il fut un des premiers moBourgogne, et il en publia le qua- teurs des expéditions tentées par les trième volume en 1981. Cette his. Hollandais dans les deux Indes , toire est écrite avec peu d'agrément; en 1594, 1595 et 1596. Son nom elle renferme bieu des détails minu- s'associe , dans ces nobles entrepritieux; mais elle est exacte : elle est ses , à ceux des célèbres navigateurs ornée de gravures d'autant plus pré- Barentz , Heemskerk , Linschoten, cieuses que la plupart des monuinents Houtman et Lemaire. Plancius paraît qu'elles représentent ont été détruits leur avoir dressé des cartes de route. dans les dernières années du xvII. L'historien hollandais Wagenaar lui sièclc.

W-s. rend cette justice dans son Histoire PLANCIADES. V. FULGENCE, de Hollande,tomeix, p. 140 et suiv., XVI, 164.

: ainsi que dans son Histoire d'AmsPLANCIUS (PIERRE), théologien terdam , tom. 1, p. 407, et tom. JJI, hollandais , né en 1552, à Drenou- p. 219. Les Mémoires du président tre, en Flandre , se vona au ministère Jeannin prouvent qu'en 1608 cet de l'Eglise réformée. Après avoir illustre négociateur consulta Planétudié en Allemagne et en Angleterre, cius, dans l'intérêt de la France, sur il prêcha sous la crois ( comme on le même sujet (1). Il mourut à Amse disait alors ), dans son pays natal, ct fut appelé pasteur à Bruxelles,

nes, (1) Dans une dépêche de Jeannin à Villeroi, en

a

Il ne tarda pas à être nominé pasteur de l'église d'Amsterdam. Ji signala son zèle pour la doctrine de

date du 14 mars, il est question d'une entrevue
qu'il avait eue avec Isaac Le Maire et avec Plancius.
Il qualifie ce dernier de « grand cusmographe, fort
>> versé dans la connaissance des Indes, tant d'Orient
» que d'Occident, pour la communication particu-
>>lière qu'il a eue avec les marchands, pilotes et ma-
>> telots qui ont fait les voyages, etc. » W. Delbus a
gravé un bon portrait de Plancius; il porte, à côté
de son nom, les titres de Theologus el mathemali-
cus in signis. Au bas du portrait, on lit dix vers la-
tins du "genevois Lafaye, où il félicite les Hollan-
dais d'avoir un tel guide sur les ondes, sur la terre
et vers les cieux. Voici les deux derniers :

Undis, et terris , cocloque Batavia felix

Monstratas à le si scit inire vias!

moigna, en différentes occasions , contre les Luthériens, contre Armi.

terdam , le 25 mai 1622 ; et, contre contre Plancus, qui se retira del'usage hollandais , il ne voulut pas vant eux. Le sénat , redoutant la déêtre enterré dans une église. Il vit fection de ses légions , ordonna de cinq de ses fils se consacrer , à l'exem. les désarmer, et en même temps de ple de leur père, au ministère évan. bâtir une ville pour les Viennois qui, gélique.

M-on. chassés par les Allobroges, s'étaient PLANCUS (Lucius-MUNATIUS), réfugiés au confluent du Rhône et regardé généralement comme le fon- de la Saone. Plancus établit des hadateur de la ville de Lyon , était né bitations sur la rive droite de la vers l'an de Roine 680 G3 avant Saone. Mais n'ayant fait qu'obéir J.-C.) Disciple de Cicéron, qui avait aux ordres du sénat, mérite-t-il le été l'ami de son père, il fut lui- titre de fondateur de Lyon , que lui même un orateur habile. Il avait donnent les auteurs et une inscripfait ses premières armes sous Gesar, tion qui se lit à Gaëte ? Le confluent d'abord en Afrique, dans la guerre n'était-il pas déjà habité, quand les contre Scipion, beau-père de Pom- Viennois s'y réfugièrent? et ne doitpée, et le roi Juba ; puis dans les on pas se borner à dire que l'histoire Gaules. Après avoir été tribun du de Lyon ne commence qu'au temps peuple , en 708, il feignit, lors de de Plancus, mais que son existence est l'assassinat de César, de prendre le plus ancienne ? Au reste Plancus ne parti de la république. Cicéron ne tenait pas plus à cette ville qu'à sa négligea rien pour réveiller en lui patrie: il abandonna bientôt l'unc et des sentiments généreux, et Plancus l'autre, d'abord en se réunissant à proteste souvent de son dévouement Lépide et Antoine , puis en occupant à la bonne cause. Mais sa 'foi dou- en 712, avec le premier, la place des teuse, comme dit Velleius Patercu- consuls. Plancus obtint, des triumlus, se trahit au milieu de ses belles virs, que l'on mît sur les listes de démonstrations, et surtout dans sa proscription son frère Plotius Planlettre au sénat ( la 8e. du xe. livre cus ; et comme Lépide y avait laissé des Epîtres de Cicéron ). Il avait été inscrire le sien , les Romains, indidésigné consul pour l'année 712, gnés, disaient : De Germanis, non avec D. Brutus. Ayant appris que de Gallis, duo triumphant consules son futur collègue était assiégé dans (Voy. ci-après). Dans les divisions Modène par Antoine , il fit, après qui éclatèrent entre Antoine et Ocquelques hésitations, marcher des tave, il prit le parti du premier, troupes au secours de Brutus, qui, le suivit en Egypte, y fut son courpendant qu'elles étaient en route, fut tisan et même son bouffon. Mais dès délivré par celles d'Octave ( Voy. que la fortune se montra contraire BRUTUS, VI, 13). Alors il ne crai. à Antoine, Plancus, perfide et traître goit pas de dunner à Antoine fugitif par instinct ( morbo proditor, dit le nom de btigand abject et perdu, Velleius Paterculus ), se jeta dans le perditus abjectusque latro ( Voy. parti d'Octave , implora sa cléLettres de Cicéron, x, 15). Il se mence, et se porta le dénonciateur mit en chemin pour se réunir à Lé- d'Antoine. Lorsqu'Octave, devenu pide , et aller ensemble combattre maître du monde, voulut prendre le Antoine ; mais Lépide avait traité titre d'Auguste, ce fut Plancus, qui, avec Antoine : tous deux marcherent sans doute d'accord avec lui, pro

posa au sénat de le lui conférer. donna l'idée que quelque personnage Quelques années après, cn 730 ou considérable logeait dans sa maison. 232, Auguste fit nommer Plancus Ses domestiques, mis à la torture, l'un des censeurs. Loin d'être propre refusèrent de découvrir leur maître. à cette place, celui-ci devait redouter Plancus, admirant leur constance et de la remplir : sa conduite, malgré leur dévouement , et ne pouvant ensonâge, était telle, qu'il n'avait pas le durer qu'on les tourmentât pour lui, droit de reprocher aux autres leurs se présenta lui-même sur-le-champ déréglements. Aussi L. Domitius, à ceux qui devaient l'égorger. simple édile, l'ayant un jour ren

A. B-T. contré, força le censeur de lui cé- PLANCUS (JANUS ). V. Bian. der le haut du pavé. Ce mépris gé- COI, IV, 441. néral, qu'il avait encouru , ne l'em- PLANER (JEAN-JACQUES ), mépêcha pas d'être une seconde fois decin et botaniste allemand, né à consul , en l'année 765 , la dernière Erfurt en 1743, cut à lutter, dans du règne d'Auguste. Il était alors sa jeunesse , contre l'adversité qui se très-âgé, et ne dut pas vivre beau- plut à contrarier son goût pour l'écoup au-delà. Tous ces honneurs ne tude. Heureusement il trouva des le mirent pas à l'abri du chagrin : il hommes généreux qui vinrent au seen avait , sans doute , lorsqu'Ho- cours de sa pauvreté, et grâce à leur race lui adressa une ode (la 7e. du protection, il put étudier les scienlivre jer. ) qui commence par ces ces naturelles, à Berlin et Leipzig. mots : Laudabunt alii. Horace l'ap- Ce fut surtout dans la botanique, pelle sage, sapiens ; c'est une preuve l'anatomie et la météorologie, qu'il de plus que l'on ne doit pas prendre sit les progrès les plus rapides. Ceà la lettre les paroles des poètes. pendant, sa ville natale le vit meSénèque donne une opinion moins tomber dans l'indigence ; et les pribonne et plus juste du caractère de vations auxquelles il fut exposé an Plancus , en rapportant ses maxi. milieu de ses travaux, l'éloignèrent mes sur la flatterie: Il ne faut pas, de la société , et affaiblirent telledisait-il, tant de mystère et de dis- ment en lui le système nerveux, qu'il simulation dans la flatterie : ladu- s'en ressentit toute sa vie. Ce fut lation est perdue lorsqu'elle n'est pourtant à cette époque qu'il publia point apercue : le flatteur gagne son Essai d'une nomenclature allebeaucoup à être pris sur le fait , et mande de la botanique, et sa traplus encore à etre réprimandé et à duction du Système de Linné. Quand rougir. On a quatorze lettres de Ci- le baron Dalberg fut nommé coadcéron à Plancus ; l'une dans le 134. juteur d'Erfurt, des jours plus heulivre, les autres dans le dixième, où reux commencèrent enfin à luire l'on trouve aussi onze lettres de Plan- pour l'infortuné botaniste. En 1773, cus. — C. Plotius PLANCUS, frère il fut nommé prosecteur à l'amphide Munatius , et proscrit sur-sa de théâtre d'anatomie. A la réorganisamande, demeura caché quelque temps tion de l'académie d'Erfurt, en 1776, dans le territoire de Salerne. Il y me. il en devint membre : les sociétés des nait une vie très-recherchée. Valère sciences naturelles de Berlin, Manheim Maxime raconte que l'odenr des par- et Vienne, le mirent au nombre de fums dont il usait continuellement, leurs correspondants; ce qui le détermina å composer plusieurs Disser- sectionner la poterie , 1776, avec tations acadéiniques. En 1979, il une suite publiée l'année suivanie. V. obtint une chaire de médecine; et, Moyen de tirer le meilleur parti quelques années après, il fut appelé possible des productions naturelles à professer la chimie et la botani- dErfurt, 1776. VI. Remarques sur que. S'étant adonné aussi à la prati- la culture du bois dans le territoire que de la médecine , il eut une clien- d'Erfurt, 1778. VII. Recherches telle considérable, dans laquelle on sur le bleu et la garance, 1979, comptait le coadjuteur, et quelques avec une suite. VII. Observations unes des principales familles d'Er- météorologiques, faites à Erfurt. furt. Planer s'acquittait de ses de- jusqu'en 1781 et 1782 , Erfurt, voirs de médecin avec une conscien- 1982 , in - 89. , et 1783, in - 40. ce scrupuleuse. Il tenait un journal IX. De l'influence de l'électricide l'état de ses malades, et se péné- sur l'état barométrique, 1782, trait entièrement de l'histoire de la X, Revue générale de la marche maladie, avant d'adopter un traitc des maladies à Erfurt , depuis ment qu'il cherchait toujours à sim- 1781 jusqu'en 1785. Il n'a pas plifier le plus possible. Après la mort achevé un grand ouyrage entomolode son collègue, le professeur et gique auquel il travaillait. Il a donchimiste Tromsdorf, dont il épousa né l'analyse des eaux minérales de la veuve, il se chargea du traitement Windisch, Holzhausen et Cyriacs, des indigents soutenus par l'hospi- burg, et essayé sans succès de répéce , sans discontinuer la méthode ter l'expérience de M. Sage, sur la d'inscrire, le soir, dans son journal, prétendue reproduction de l'or par des notes sur lcs malades traités le moyen de la cendre des plantes. dans la journée. On dit qu'il a laissé La Notice sur la vie de Planer , par des notices sur six mille cas de ma- Reinhard, a paru á Erfurt, en 1790, ladies, dont il avait suivi les pro- in-4°., et dans les Mém. de l'acad. grès. Indépendamment de ce soin d'Erfurt, 1790 et 1791. D-G. assidu, il s'appliquait avec un zèle PLANQUE (François), médeinfatigable à sa science favorite, la cin, naquit, en 1696, dans la ville botanique : mais une fièvre nerveuse d'Amieus, où il acheva ses premièle mit au tombeau, le ro décembre res études. Incertain sur le choix 1989. Son biographe Reinhard loue d'un état, il vint à Paris, et se charsa probité et sa modestie. Sur le mo- gea de l'éducation du fils de Guérin, nuinent que ses amis lui ont érigéà Er- chirurgien éclairé. Ce furent sans furt, on rappelle avec reconnaissance doute ses conversations avec le père les soins gratuits qu'il avait donnés de son élève, qui le décidèrent à culs aux pauvres. Voici ses principaux ou tiver la médecine. Mais, après avoir vrages: 1. Essai d'une nomenclature achevé ses cours, il négligea la praallemande des genres de Linné, Er- tique, partie la plus difficile et la furt, 1771, in-8°. II. Traduction du plus brillante de l'art, pour se livrer Système de Linné, d'après la 6e. édi- uniquement à la théorie ; et il pastion, Gotha, 1774, in-8°. III. Dis- sa plusicurs années dans la retraite, sertation sur la méthode d'étamer occupé de faire des extraits de ses le cuivre par le moyen du sel am- lectures. Il avait plus de cinquante moniac, 1976. IV. Projet pour per- ans quand il prit le doctorat à la fa

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